J’ai élu mon président, mais… !



Mohamed Louati (*)

Les 1ers errements post élection


Enfin c’est le quasi inconnu des sphères de la politique et l’universitaire Kais Saied qui remporte l'élection présidentielle avec plus de 72% des voix, un plébiscite sans équivoque. Je me suis réjoui comme tous les autres tunisiens, notamment les jeunes, de l’élection d’un président qui a séduit par sa rigueur sa probité et son austérité affichée.
Neuf mois après son élection, on essaye toujours de déchiffrer sa vision des choses, de ne pas brader nos rêves et garder l’espoir mais il est difficile de ne pas sentir une part de suspicion eu égard à la singularité avec laquelle il appréhende les problèmes du pays sans vraiment inspirer une réelle rassurance, ni présenter les grandes lignes d’actions durant son mandat.

Il est vrai que le vote pour Kaïs Saïed était animé pour des qualités intrinsèques à la personne, mais surtout, aussi, motivé par la méfiance à l’égard du candidat Nabil Karoui issu d’un groupe d’intérêt influent dans les sphères politico-médiatiques, suscitant la polémique et la controverse, En conséquence, ce n’était pas un vote pour un projet mais un vote utile contre Karoui.

Les inconditionnels du président lui adjugent les bons choix lui conférant ainsi une forme de « jansénisme ».
Nous souhaitons vraiment partager cette euphorie de satisfaction dans les choix du président, ce que les sondages confirment dans les circonstances actuelles de méfiance à l’égard de toute la classe politique, mais c’est difficile au vu des ambigüités troublantes et déconcertantes qui caractérisent ses interventions solennelles avec sa voix grave et monotone.
La plupart de ses discours suscitent la controverse et sont ponctués de mise en garde d’un ennemi invisible, de trahison, de complots mais jamais identifiés. En plus, il ne cesse de nous rappeler inlassablement qu’il est le seul président (comme s’il y a des doutes à cet égard) ou qu’on ne le savait pas.
Nous avons tous assisté aux tribulations des nominations du président dans les choix des responsables dont une partie a quitté en claquant la porte soit remerciée.
Il faut se rappeler de la démission du Général Hamdi de ses fonctions de conseiller principal à la sécurité nationale à la présidence.
Il y a aussi la démission d’Abderraouf Betbaïeb, ministre-conseiller auprès du Président de la République.
Le limogeage de noureddine Erray s’est produit suite aux tiraillements avec le cercle rapproché de la présidence.
De même des nominations, quasiment unilatéral, motivées par un souci de circonscrire le terrain d’actions des partis, ont hissé au devant de la scène politique les deux derniers chefs de gouvernement, rejetés par la classe politique. Déjà l’un des deux s’avère poursuivi pour conflit d’intérêt. Le nouveau chef de gouvernement désigné s’imagine qu’en faisant cavalier seul sans soutien parlementaire, il va pouvoir sortir le pays de son marasme devenu endémique. Sa logique d’assigner les postes politiques à des technocrates ca revient à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Aujourd’hui avec la complexité des réalités socio-économiques, politiques, culturelles, des crises à l’échelle planétaire, on ne peut appréhender leurs interdépendances et interrelations qu’avec une approche globale dans la prise de décision par le politique qui saura communiquer avec conviction et pédagogie les méandres de ses décisions les moins populaires. Ghazi Chaouachi et Abdellatif Mekki sont la belle illustration de ce qu’un politicien est capable de faire. N’empêche, les technocrates sont indispensables pour accompagner le politique en établissant les expertises pertinentes d’aide à la décision. Inverser les rôles c’est déjà l’aventurisme insensé et le début de l’échec.

Les controverses de la politique étrangère.

En politique étrangère certaines phrases délibérées jettent le pavé dans la mare par rapport à une politique initié par Bourguiba qui a prévalut au pays respect de tous et qui consiste au respect du droit international et la non ingérence. En ce moment, concernant le conflit Libyen, on voit déferler les responsables de tout bord à Alger et même à Rabat pour dégager un consensus de concorde en vu d’une solution acceptable par les protagonistes du conflit.
Avec l’ambigüité de remise en cause de la légalité du gouvernement d’union de Tripoli, la qualifiant de « légalité temporelle », appelant à lui supplanter une autre légalité qui sera issue de la légitimité électorale et la substitution des pouvoirs politiques et sociales par les chefs de tribus pour rédiger une constitution n’ont fait que marginaliser et paralyser toute initiative de la Tunisie dans ce dossier, ce qui est le cas maintenant. Il importe à la présidence de pressentir que le plus grave dossier géostratégique et géopolitique à tous les niveaux durant son mandat et celui de la Libye, un pays limitrophe, un véritable gouffre, livrée à une guerre civile gangrénée par des mercenaires de tout bord, en proie au désordre, une hécatombe pour les armés et à un chaos propice à l'implantation des forces étrangères et des extrémistes les plus fanatiques.
Nonobstant le volet sécuritaire, notre économie subit de plein fouet les conséquences de la guerre en Libye. Notre économie est scellée aux besoins de la Libye depuis des décennies. Les taux de croissance de plus de 4% et la réduction substantielle du taux de chômage sont organiquement dépendant de la stabilité de ce pays. Il n’y aura pas de reprise économique conséquente ni réduction sensible du taux de chômage sans apaisement du conflit Libyen même en faisant appel aux plus éminents experts en économie. Au fait, les Turques ont raflé tous les contrats d’approvisionnement du marché Libyen et ils nous ont laissé le décompte des dégâts à subir par nos industriels, agriculteurs et notre économie plus généralement à cause de l’absence d’une vision stratégique.
Dans un autre chapitre, vous avez qualifié la motion discutée et rejetée par le parlement demandant officiellement à la France de présenter des excuses pour les crimes commis « pendant et après la colonisation » de règlement de compte interne suscitant la controverse sur la scène intérieure, c’en est trop. Il est vrai que cette demande n’était pas anodine, mais fallait pas être plus royaliste que le roi, même si on la partage pas, au moins il a fallu se limiter à dire que c est aux historiens de juger les péripéties de cette période de notre histoire surtout qu’une bonne partie des archives n’a pas été rendue publique et les avis divergent à ce sujet.
En principe la sortie d’un président est l’occasion pour faire prévaloir la plus belle image de son pays et quoi de plus merveilleux qu’un pays en pleine gestation démocratique après une révolution.
Avec son éloquence l’ancien président Mohamed Moncef Marzouki a été dans ses discours, à l’étranger, émouvant, d’anthologie en faveur de la démocratie et de liberté qui s’installent en Tunisie. C’était le cas en France, au parlement européen, lors de sa tournée aux états unis et devant l'Assemblée générale des Nations Unies …

On n’en parle pas parce qu’une partie des médias dans une grande mesure sont sous emprises des agendas et centres d’influence qui s’acharnent avec virulence contre toute personne (le cas de Mr Marzouki) ou entité qui corrobore avec certains courants, même ceux prônant la démocratie comme choix de gouvernance. Dans ce cas, on se demande alors pourquoi le défunt Caïd Sebsi qui a gouverné avec Ennahdha n’a pas été si ciblé avec autant de virulence par les médias. La réponse est que ces derniers ont eu affaire à un vieux loup intelligent rodé aux manigances politiciennes. A des moments précis Caïd Sebsi feigne ouvrir des dossiers, sois disant, accablants Ennahdha, invite au palais les plus farouches détracteurs de cette dernière prônant son accusation franche. En fait une fois l’appât jeté aux médias Caïd Sebsi s’adjuge une accalmie médiatique en toute sérénité sans aucune suite à donner à ces dossiers. On reconnait à Caïd Sebsi l’aisance de ses contacts avec les grands de ce monde sa sincérité pour défendre les intérêts supérieurs de son pays en mettant en exergue l’exception et la singularité de la révolution tunisienne dans l’entente et le respect de la constitution.
Votre sortie la plu médiatisée qui vous a conduit en France nous a offert le spectacle désolant de vos différents avec certaines composantes de la société tunisienne. On s’attendait à une apologie pour un pays merveilleux qui a imprégné par son courage l’histoire contemporaine des 10 dernières années. Un pays malade !, c’est vrai, mais combattif qui essaye de s’en sortir contre vent et marée dans un environnement imprévisible, hostile et en profonde crise à l’échelle planétaire. Dommage ce n’était pas le cas.
Au fait, vous avez, pour le moment, l’avantage de bénéficiez de l’indulgence d’une bonne partie des médias à votre égard qui s’explique surtout par votre attitude jugée manifestement hostile à certains courants politiques puisque vous ne le cachiez pas.

La fuite en avant du système

Notre euphorie à l’élection de Mr Saied ne tient pas seulement à ce qu’il est « prude et puritain » inflexible avec les valeurs , mais étant, universitaire néophyte en politique avec cette « virginité » vis-à-vis des frasques et des manœuvres politiciennes, il dispose à son avantage cet atout de pouvoir être l’architecte des ententes, le négociateur rassembleur qui aidera notamment à apaiser, les rivalités politiques , la fragilité des institutions et la polarisation viscérale d’ordre idéologique de la classe politique qui perdure depuis les années 70 et 80 et dont on en a ras-le-bol. Le président doit être à l'écoute de toutes les composantes vives de la société, un catalyseur des énergies et des idées, qui fait preuve d'intégrité et en se présentant avec une stature internationale. Il est le garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, de ses institutions et la continuité de l’état.
Une question récurrente à tout ce qui a été dit, posée par la majorité des citoyens sans voix dans les médias, pourquoi le président n’utilise pas à bon escient son talent de manœuvre pour aider à lutter contre la corruption, libérer les initiatives défendre le pouvoir d’achat qui ne cesse de s’effriter au fil des années, redistribuer équitablement les richesses, améliorer la qualité des services publics au moment même où tous les indicateurs virent au rouge. Le pays est au bord de la faillite, la notoriété de l’état est bafouée, le service public agonise, le chômage affiche des seuils catastrophiques, on s’endette pour payer les salaires avec une chute du PIB de 20% et comble de tout voilà que le taux de contamination au coronavirus repart de plus belle.
Le plus grave est la pensée qui commence à germer dans le mental collectif est que la classe politique fragmentée et discréditée est la source de tous ses désagréments. A ceci s’ajoute le désengagement d’un président qui a suscité tous les espoirs pour l’amélioration notable du quotidien de la population, on le retrouve se livrer à un exercice périlleux…tout le monde contre tt le monde
Le pouvoir a cette magie pour aveugler les plus avertis de leurs faiblesses endémiques et dont les conséquences peuvent impacter gravement même l’histoire d’un pays sur des générations. Bourguiba le fondateur de la Tunisie moderne a privé l’émergence d’un pays développé par son paternalisme excessif, se faisant entouré par un cercle familial et rapproché de mauvais conseil, nous léguant le régime mafieux de Ben Ali. Marzouki, à dessein, n’a pas pu contenir son égo élitiste d’intellectuel partagé par une ambivalence des exigences d’un homme d’état qui défend les intérêts de son pays et les prises de position du défenseur des droits de l’homme, ce qui n‘a pas fait que des amis à la Tunisie. Béji Caïd Essebsi a fait éclater la plus puissante machine qui pouvait tenir tête à Ennahdha en voulant léguer la direction de Nidaa Tounes à son fils incompétent sous la pression du cercle familial influant.
Il se dégage de l’attitude de notre président, qu’il est d’autant plus décidé à forcer la mise en œuvre de sa doctrine en gestation de penseur constitutionnel que le moment semble incertain en transgressant toutes les autres légitimités dans une ambiance délétère qui sévit entre les partis. Dans cette perspective il est adossé à un cercle fermé de garde rapproché de même formation académique animée par un projet vague jugé incertain, de transformation de la société.
Pour contourner l’absence d’assise politique pour mettre en œuvre son dessein, il exploite délibérément et avec provocation les failles laissées par l’absence de la cour constitutionnelle et les marges que lui octroie la Constitution.
Si les partis continuent à s’entredéchirer, c’est l’aubaine pour la présidence qui ne va pas lésiner sur l’usage des moyens lourds et les « missiles» (selon les termes du président) de la constitution qu’il a brandi à l’encontre de toute la classe politique. Sans se faire d’illusion, deux armes graves peuvent être utilisés, en l’absence de la cour constitutionnelle, sans parler de l’avantage de ses propres prérogatives, primo en déviant délibérément le principe de la présomption de constitutionnalité de certains articles, comme l’abstention de promulguer les lois adoptées par le parlement, secundo l’activation de l’article 80 relatif à « l’état d’exception », ainsi le président en étant magistrat suprême et chef des armés s’octroie pratiquement tous les pouvoirs tout en étant dans la légalité constitutionnelle.

Les enjeux du mode de scrutin

Par curiosité, j’ai voulu m‘immiscer dans l’appréciation du mode de scrutin le plus indiqué pour mon pays, je ne cache pas que j’étais dans la nasse, ca m’a donné du fil à retordre pour parcourir plus de cent modes de scrutin et ca n’en fini pas. J’en ai déduit tout simplement qu’il n’y a pas de mode parfait et universel, c’est très relatif et les choix sont légitimés par une multitude de facteurs notamment l’histoire politique du pays, l’ancrage dans le processus électoral et démocratique, les besoins de représentativité, l’opinion des partis. En Tunisie, aux dires d’une grande partie d’experts en droit constitutionnel et de politiciens, le choix du système de la représentation proportionnelle aux plus forts restes se présente, pour le moment, comme un garant compte tenu de la vulnérabilité de l’édifice de la jeune démocratie Tunisienne moyennant des améliorations.
En fait, j’ai pu noter le point de vue, entre autres, du Professeur émérite, de l’Université de Carthage Rafaa Ben Achour. (voir leaders 21-04-018) qui recommande d’affiner, dans une dynamique constructive sans basculer dans la démesure, le système actuel en le soutenant par une sorte de prime à la majorité, abstraction faite à la modification consistant à établir un seuil minimum de 3-5 %. De la sorte la représentativité des forces politiques est respectée dans un cadre institutionnel dynamique et efficace, signe qua non, de l’ancrage du régime démocratique.
Dans les faits que cherche le président en se juchant intentionnellement au dessus des compétences traditionnellement dévouées aux partis ? La réponse vient du président lui-même, dans un entretien accordé au journal Acharaa Al-Maghrabi relayé par Mohamed Haddad au journal Le Monde du 30-07-2020 : « L’ère des partis politiques et de la démocratie représentative est révolue, ce n’était qu’un phénomène éphémère appelé à disparaître ». Dans la pratique, il veut instaurer un régime direct basé sur le scrutin uninominal qui débouche sur des conseils locaux duquel se dégagent des conseils régionaux d’où émaneraient les membres du parlement.
Pour affronter la complexité des choix stratégiques dans un système démocratique les nations misent sur l’esprit de citoyenneté qui est le fruit d’une forte éducation sociétale accumulée d’une génération à une autre. Dans nos sociétés, l’individu reste encore, relativement, attaché au cercle familial à prédominance patriarcale qui se définit aussi par le cercle d’appartenance dans lequel il évolue régionalement et « tribalement ».
En cas de scrutin uninominal comme préconisé par la présidence, Il ne faut pas se faire d’illusion, le jour du scrutin, l’électeur sera accablé à l’aune de son identité et non du projet et programme de la communauté citoyenne (parti). Dans ces conditions, eu égard à l’absence d’une culture citoyenne les élections vont mettre de la pression sur la liberté de choix des électeurs et raviver, la parenté, les relations et les allégeances interpersonnelles, le clientélisme et l’opportunisme. De même, la parité hommes-femmes qui fait la fierté des tunisiens de part la loi électorale va subir un revers cuisant au vu d’une culture encore réductrice du potentiel de la femme à occuper des responsabilités de 1er plan dans les hautes sphères de l’état.


Epilogue.

A ceux qui prônent, ou nostalgiques, du régime présidentiel, il suffit de se rendre à l’évidence qu’en étant en régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire, un seul homme pouvait dans une totale conformité avec la constitution s’approprier de larges pouvoirs au-delà de ses prérogatives, et affecter la marche des institutions républicaines fondamentales comme le parlement. De là à concentrer plein de pouvoirs pour une jeune démocratie aux écueils d’un seul homme doué pour convoquer la triade des moyens d’argumentation de la Rhétorique d’Aristote, l’ethos, le logos et le pathos, c’est une aventure qui peut sceller le destin d’une nation pour des décennies.
Le chef de gouvernement Mechichi a présenté un gouvernement de dernière minute, sans programme, sans âme avec tous les amalgames qui l’entachent comme l’implication directe du président et les changements de noms après les délais légaux. Devant autant d’humiliation et de provocation, les partis doivent tout d’abord, dans un sursaut de lucidité et de conscience reconnaitre que se sont eux les responsables de ce blocage. Depuis le 15 novembres 2019 on n’arrive pas à former un gouvernement au moment même où le temps est ce qu’il y a de plus précieux pour un pays en dérive au vu des défis économiques auxquels il est confronté.
Sans hésitation, ce gouvernement doit passer en l’affranchissant de tous les obstacles pour sauver tant bien que mal cette descente à l’enfer. Après, les partis doivent tempérer leur rivalités politiques et différents pour chercher un dénominateur commun de concorde en vu de faire sortir le pays des dangers qui la guettent dans toutes les sphères de la vie et dont les citoyens sont les seuls victimes. En parallèle, il y a lieu de fixer une stratégie à moyen et à long terme, pour la pérennité du processus démocratique pour le sauver des graves dérives inquiétantes en cours et dont les acteurs sont dans une autre logique que l’apaisement .Dans cette perspective, et comme signe de bonne volonté de tous, il y a lieu d’asseoir la cour constitutionnelle et réviser le code électoral.
Après tout ce qui a été dit, on va juger mes propos de démoralisants. Il est vrai, je n’ai pas parlé de l’édifice merveilleux qui est entrain de se construire de ce beau pays libre et démocratique. Malgré tous ces soubresauts politiques, l’assise constitutionnelle fonctionne remarquablement, j’écris tout ce que je veux et je me sens libre de mes pensées, le pays résiste et le bon sens fini comme toujours par l’emporter.
Ce n’est pas du pessimisme, mais étant ingénieur notre vocation est de répondre à des problématiques de nature technologique et analytique. Demander à un ingénieur s’il voit Le verre à moitié vide ou moitié plein, il vous dira, je m’en fou, mon problème, comment remplir le verre en entier. Pour nous, les défis sont l’essence même de notre vocation en vu de les aplanir. Les réalisations ne sont qu’une étape et le socle pour des améliorations futures.
Un dernier mot pour celui qui voudrait changer l’histoire, il doit se rappeler que si Nelson Mandela, Charles De Gaulle, Helmut Kohl, Winston Churchill et d’autres sont des figures emblématiques de l’histoire contemporaine ce n’est pas parce qu’ils ont changé le régime politique ou mis en application de nouveaux modèles de gouvernance mais, essentiellement, ils ont œuvré pour l’unité nationale, composé avec leurs opposants, rassemblé leur nation autour de valeurs partagées par tous et chercher la prospérité de leurs concitoyens.

Vive la république démocratique vive la Tunisie libre.

* ingénieur conseil

Commentaires


8 de 8 commentaires pour l'article 209802

Kelmti  (Tunisia)  |Lundi 31 Août 2020 à 10h 07m |           
Åáì ßÇÊÈ ÇáäÕ
ÈÇááå Úáíß íÇÎí ÊæäÓí æáÇø ÝÑäÓí ¿
æ Ýí Ôßæä ÞÇÚÏ ÊÎÇØÈ Ýí ÇáÊæÇäÓÉ æáÇø Ýí ÇáÝÑäÓíÓ ÈÑÈí äÑÌÚæÇ ááÚÑÈíÉ áÛÊäÇ ÇáÃÕáíÉ ÚãÑí ãÇ ÑíÊ æÇÍÏ ÝÑäÓí Ãæ ÅäÌáíÒí íßÊÈ ÈÇáÚÑÈíÉ æ ÎÇÕÉ íäÊÞÏ Ýí ÃÍæÇá ÈáÇÏæ Ãæ Ýí ÑÆíÓ ÈáÇÏæ ÈáÛÉ
ÛíÑ áæÛÊå
ßÝÇäÇ ÝÑäÓÉ æ ÌäÞáÉ ÝÅä ãä ÇÚÊÒø ÈÛíÑ Çááå Ðáø

RESA67  (France)  |Dimanche 30 Août 2020 à 07h 46m |           
A Karim Youcef,
Sorry! Mon commentaire n’était pas pour cet article. C’est pour cela que je suis hors sujet.

Kerker  (France)  |Samedi 29 Août 2020 à 20h 07m |           
Il s’agit d’une vision hypothétique et superficielle non fondée sur la réalité des faits. L’auteur semble être bloqué par son égo qui l’empêche d’atteindre une forme de vérité de profondeur.

Fessi425  (Tunisia)  |Samedi 29 Août 2020 à 19h 46m |           
Ýí ÇáãÓÊÞÈá ÓæÝ Êßæä ÇáãÞÇáÇÊ ááÑÆíÓ ÞíÓ ÓÚíÏ ÈÇáÝÑäÓíÉ ãä ÃÌá Úíæä ãÇãÇ ÝÑäÓÇ æ ÇáÔíÎ ÑÇÔÏ ÇáÛäæÔí ÈÇáÅäÞáíÒíÉ ãä ÃÌá ÇáÅãÈÑÇØæÑíÉ ÇáÊí áÇ ÊÛíÈ ÚäåÇ ÇáÔãÓ æ ÇáãÔíÔí ÈÇáÚÈÑíÉ ãä ÃÌá äÇÊä íÇåæ æ ÚíÇá ÒÇíÏ. ÇáÍãÏ ááå ÇäÒá Çááå ÇáÞÑÂä ÈÇááÛÉ ÇáÚÑÈíÉ.

Karimyousef  (France)  |Samedi 29 Août 2020 à 17h 47m |           
@reza
Il semble que vous n' avez rien compris à l'article et vous vous êtes empressé à répéter des accusations sans fondement.

Sarih  (Tunisia)  |Samedi 29 Août 2020 à 16h 25m |           
@,Resa france
le pure blaba ça vien de chez toi chere compatriote qui ne comprend rien de tout ce sui ce passe en tunisie ça ce voit que ses sources d'information le media des egoux malheureusement , si non tu peut me donner judte une preuve convaincante que les nahdaoui on remplis les les poches, ou bienn ils sont eux qui ont assasiné belaid et brahmi?? c'est du n'importe quoi franchement

RESA67  (France)  |Samedi 29 Août 2020 à 16h 03m |           
Bla-bla-bla.
Vous reprochez tant de choses au Président mais qu’ont fait nos hommes politiques depuis 2011, à part se remplir les poches et placer les leurs en priorité. Ennadha le plus grand parti d’après révolution est aussi le plus corrompu à l’origine des problèmes d’insécurité, de terrorisme, de meurtres des Belaid, Brahmi...

Oceanus  ()  |Samedi 29 Août 2020 à 15h 26m |           
Il fallait ecrire tout simplement.J ai elu mon resident mais il n etait pas a la hauteur.