La lutte de 100 battantes pour leur survie



En 2002, la Tunisie a perdu sa position de 4ème fournisseur de l'Europe, au profit de la Chine, dont la montée en puissance sur le marché mondial du textile-habillement va se faire au détriment des pays méditerranéens exportateurs de produits textiles et d'habillement.


En conséquence, près 20 000 travailleurs du textile -habillement tunisien se sont retrouvés au chômage. Un nombre qui risque, malheureusement, de s'aggraver en 2005, après le démantèlement de l'Accord multifibres, qui assurait un accès privilégié aux exportations tunisiennes de textile, sur le marché européen.



Jusqu'ici braqué sur la création et le maintien des postes d'emploi, le gouvernerment a désormais inscrit le problème des travailleurs ayant perdu leurs emplois sur son agenda. Dans son discours, le 14 décembre 2004, devant les députés, le Premier ministre, M.Mohamed Ghannouchi, a déclaré : «autant nous oeuvrons à préserver les postes d'emplois et à les renforcer, autant nous sommes soucieux de nous occuper des licenciés pour raisons économiques ou techniques pour leur permettre de s'intégrer de nouveau dans la vie active ».


A cet effet, le gouvernement avait déjà mis en place des «contrats de formation » en faveur de cette catégorie de travailleurs -une formule que le Premier minstre a promis «d'activer pour qu'elle touche 2000 bénéficiaires ». Mais les pouvoirs publics, conscients de l'importance de ce dossier, vont aller plus loin.


En effet, le projet de loi de finance 2005 propose la création de contrats de réinsertion des travailleurs ayant perdu leurs emplois.

Source: Le Temps


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