Hommage à Hédi Jouini Avec Abir Nasraoui à l'IMA à Paris



Dans le cadre de ses Musicales et musiques du monde , l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, organise le 18 décembre, un concert qui sera donné à l'auditorium de l'IMA, par l'artiste tunisienne Abir Nasraoui, en hommage au musicien et compositeur tunisien Hédi Jouini, dont la Tunisie célèbre cette année le centenaire de sa naissance (1909-1990).Hommage

Grand innovateur de la chanson arabe et tunisienne, contemporain des grands compositeurs du Caire, tel Mohammed Abdelwahab, Hédi Jouini est né en 1909. Le petit Hédi reçoit tout d’abord une éducation religieuse qui l’initie à la musique sacrée, mais il trouve bientôt un refuge et un épanouissement dans l’apprentissage du luth (oud). Très vite, Jouini est recruté par le conservatoire français de musique à Tunis comme enseignant. Il interprète des chansons arabes célèbres mais, frustré de se cantonner à imiter, commence en 1933 sa longue carrière de compositeur et sa quête des grands poètes, pour réaliser son rêve de renaissance de la chanson tunisienne. Jouini est l’un des premiers à oser le mélange musical : composant des chansons de style espagnol, il crée un genre inimitable et remporte un franc succès auprès des publics arabe et occidental.


Hédi Jouini est un des rares compositeurs non-égyptiens à recevoir l’hommage de ses grands homologues lors de son passage au Caire en 1950. Il est bien plus qu’un artiste tunisien ou arabe et se révèle sur la scène internationale lors de ses longs et réguliers séjours à Paris. Il a également été directeur artistique de l’orchestre national de la radio tunisienne entre 1957 et 1987. Il décède en 1990.

Abir Nasraoui est née à Kasserine en Tunisie au sein d’une famille éprise de chant. Approfondissant ses études musicales, elle ne se contente pas d’interpréter le grand héritage musical arabe mais se lance dans son propre registre. Ancrée dans la tradition des cultures et chants arabes, orientaux ou andalous qui ont bercé son enfance, nourrie et enrichie par le métissage culturel parisien, Abir Nasraoui se destine à une carrière internationale et multiplie ses expériences artistiques.

La jeune musicologue s’est déjà produite sur les grandes scènes de son pays, mais aussi au Caire, à Paris et en Turquie ; sur scène elle sait établir une chaleureuse complicité avec le public quel qu’il soit !

Avec sa voix précieuse à la dimension poétique et spirituelle, sa maîtrise des différents répertoires de la chanson arabes tels ceux d’Oum Kalsoum, Asmahane et Mohammed Abdelwahab, Abir partage avec nous sa passion et sa créativité en rendant hommage au grand maître de la chanson arabe et tunisienne Hédi Jouini.
Plus de détails sur le site de l'Institut du monde arabe

Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 18642

Elchinois  (Tunisia)  |Vendredi 18 Decembre 2009 à 19h 52m |           
J'espére qu'en tunisie,il y aura aussi un hommage à am el hedi,et que les télés tunisiennes nous feront revivre(pas à travers les lignes) les péripeties de ce grand homme qui,avec ali riahi,saliha,jamoussi et bien d'autres,nous ont donnés les plus belles chansons et compositions typiquement tunisiennes.on leur doit une reconnaissance éternelle et pour que nos enfants et petits enfants puissent connaitre les personnes qui ont tant données à la
tunisie,un hommage "continu"doit leur étre rendu. p.s.si c'était un article de football,les commentaires auraient été plus nombreux,c'est bien dommage. à moins que les jeunes d'aujourd'hui n'ont aucune idée sur ce monstre sacré de la chanson tunisienne.

Riahi  (Tunisia)  |Jeudi 17 Decembre 2009 à 20h 44m |           
J'aime bien ses chansons surtout :samra ya samra et taht el yasmina fillil