Pendant ces dernières années, le Canada s’est placé en une destination de choix pour les tunisiens. On y dénombre quelque 20 000 compatriotes dont plus de deux mille étudiants. La majorité écrasante de la communauté est installée dans la province du Québec (seule province francophone du pays). En lieu et place du métissage culturel que procure ce pays cosmopolite, notre colonie se voit pourtant encore lésée d’une vie culturelle exubérante et aboutie.
Par Mohamed Jebri - Mythe ou réalité? Nos
ressortissants du Canada ne larguent jamais les amarres avec leur pays de provenance. Ils sont toujours à l’affût de l’actualité de la Tunisie et affluent en grand nombre aux manifestations culturelles de chez nous organisées comme de coutume à Montréal.
Certains en font mieux, ils parcourent des centaines de kilomètres rien que pour savourer le parfum du jasmin tel Mr F. Fazzaa qui s’est déplacé de New York pour voir la pièce «Saâdoun 28 SDF» de Sofiène Chaâri présentée, le 21 novembre à Montréal. «Ca fait 34 ans que je n’ai pas assisté à un spectacle Tunisien, aujourd’hui j’ai fait 8 heures de route pour renouer avec l’ambiance culturelle de notre patrie» nous a-t-il confié. «C’est important de voir nos artistes actifs en Amérique du nord puisqu’elle abrite une bonne part de la diaspora Tunisienne expatriée à l’étranger» renchérit-t-il.
Là où le bât blesse…
Nonobstant des chiffres qui reflètent le dévouement avéré des Tunisiens pour les œuvres artistiques programmées à leur honneur au Canada, la fréquence des prestations quant à elle stagne
encore. Se limitant à une ou deux occurrences par année, nos ressortissants se sentent quelque part méprisés par rapport à nos consorts séjournés en Europe, un constat que ressort Hamdi Regayeg, étudiant Tunisien au Canada. «Nous sommes désavantagés par rapport aux Tunisiens du vieux continent, aussi en regard des autres communautés arabes vivants ici» a-t-il déclaré. Son affirmation tire sa pertinence du fait que notre colonie est hétéroclite, contrairement à l’exemple de son homologue libanaise qui vit en regroupements communautaires ce qui a tendance à germer davantage le bouche-à-oreille et renforcer par là même l'esprit de la communion.
Et cet étudiant d’enchainer «Je suis à ma cinquième année ici, et je n’ai jamais eu vent des échos concernant les initiatives de nos associations Tunisiennes à l’œuvre dans le domaine culturel».
Sur ce point, Mr Mohamed Fathallah, organisateur au sein de l’association Tunisienne «Khaireddine pacha», seule protagoniste active en la matière s’explique ainsi «Il nous est très difficile de vulgariser nos activités à plus grande échelle puisque nous devons faire des compromis entre les coûts onéreux de la communication, la prospection des sponsors et le prix des billets d’entrées. Du fait, nous comptons beaucoup sur le téléphone arabe». A ce propos, Madame Moufida el Ouaer, journaliste Tunisienne à Montréal et conseillère en communication en a un tout autre son de cloche «Au stade où nous sommes du progrès technologique, nous pouvons absolument tirer profit de la boite à outils Internet tel que Facebook pour promouvoir les spectacles Tunisiens organisés au Canada» a-t-elle indiqué.
Logistique : Encore des brèches à colmater…
Sur un autre plan, la ligne commerciale de notre transporteur aérien Tunisair se fait encore
attendre. On l’a annoncée pour l’année 2008, ensuite pour 2009 mais jusqu’à date, rien ne vint et les ressortissants Tunisiens sont restés sur leur faim. C’est que le lancement de cette ligne long-courrier facilitera substantiellement l’export de notre répertoire culturel et servira de levier à son rayonnement aux Amériques. «Nous trouvons toujours des arrangements d’ordre financier avec Tunisair, ce qui explique nos déplacements plus fréquents vers l’Europe. Dans ce sens, la ligne Tunis-Montréal aurait pu nous épargner un pan de nos dépenses et multiplier nos performances au Canada » souligne Mohamed Mounir el Argui, metteur en scène de «Saâdoun 28 SDF».
En somme, la dynamisation de la vie culturelle Tunisienne au pays de l’ours polaire reste tributaire de plusieurs préalables et suscite une attention particulaire au niveau des instances dirigeantes qui doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur…
Par Mohamed Jebri - Mythe ou réalité? Nos
ressortissants du Canada ne larguent jamais les amarres avec leur pays de provenance. Ils sont toujours à l’affût de l’actualité de la Tunisie et affluent en grand nombre aux manifestations culturelles de chez nous organisées comme de coutume à Montréal. Certains en font mieux, ils parcourent des centaines de kilomètres rien que pour savourer le parfum du jasmin tel Mr F. Fazzaa qui s’est déplacé de New York pour voir la pièce «Saâdoun 28 SDF» de Sofiène Chaâri présentée, le 21 novembre à Montréal. «Ca fait 34 ans que je n’ai pas assisté à un spectacle Tunisien, aujourd’hui j’ai fait 8 heures de route pour renouer avec l’ambiance culturelle de notre patrie» nous a-t-il confié. «C’est important de voir nos artistes actifs en Amérique du nord puisqu’elle abrite une bonne part de la diaspora Tunisienne expatriée à l’étranger» renchérit-t-il.
Là où le bât blesse…
Nonobstant des chiffres qui reflètent le dévouement avéré des Tunisiens pour les œuvres artistiques programmées à leur honneur au Canada, la fréquence des prestations quant à elle stagne
encore. Se limitant à une ou deux occurrences par année, nos ressortissants se sentent quelque part méprisés par rapport à nos consorts séjournés en Europe, un constat que ressort Hamdi Regayeg, étudiant Tunisien au Canada. «Nous sommes désavantagés par rapport aux Tunisiens du vieux continent, aussi en regard des autres communautés arabes vivants ici» a-t-il déclaré. Son affirmation tire sa pertinence du fait que notre colonie est hétéroclite, contrairement à l’exemple de son homologue libanaise qui vit en regroupements communautaires ce qui a tendance à germer davantage le bouche-à-oreille et renforcer par là même l'esprit de la communion.Et cet étudiant d’enchainer «Je suis à ma cinquième année ici, et je n’ai jamais eu vent des échos concernant les initiatives de nos associations Tunisiennes à l’œuvre dans le domaine culturel».
Sur ce point, Mr Mohamed Fathallah, organisateur au sein de l’association Tunisienne «Khaireddine pacha», seule protagoniste active en la matière s’explique ainsi «Il nous est très difficile de vulgariser nos activités à plus grande échelle puisque nous devons faire des compromis entre les coûts onéreux de la communication, la prospection des sponsors et le prix des billets d’entrées. Du fait, nous comptons beaucoup sur le téléphone arabe». A ce propos, Madame Moufida el Ouaer, journaliste Tunisienne à Montréal et conseillère en communication en a un tout autre son de cloche «Au stade où nous sommes du progrès technologique, nous pouvons absolument tirer profit de la boite à outils Internet tel que Facebook pour promouvoir les spectacles Tunisiens organisés au Canada» a-t-elle indiqué.
Logistique : Encore des brèches à colmater…
Sur un autre plan, la ligne commerciale de notre transporteur aérien Tunisair se fait encore
attendre. On l’a annoncée pour l’année 2008, ensuite pour 2009 mais jusqu’à date, rien ne vint et les ressortissants Tunisiens sont restés sur leur faim. C’est que le lancement de cette ligne long-courrier facilitera substantiellement l’export de notre répertoire culturel et servira de levier à son rayonnement aux Amériques. «Nous trouvons toujours des arrangements d’ordre financier avec Tunisair, ce qui explique nos déplacements plus fréquents vers l’Europe. Dans ce sens, la ligne Tunis-Montréal aurait pu nous épargner un pan de nos dépenses et multiplier nos performances au Canada » souligne Mohamed Mounir el Argui, metteur en scène de «Saâdoun 28 SDF».En somme, la dynamisation de la vie culturelle Tunisienne au pays de l’ours polaire reste tributaire de plusieurs préalables et suscite une attention particulaire au niveau des instances dirigeantes qui doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur…
Mohamed Jebri





Farid - بنادي عليك
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