Au TVT Jeudi, sera donnée au théâtre municipal de Tunis, la première de la nouvelle création de Hichem Rostom ; une pièce autour du comédien et son rapport passionnel avec le théâtre. En arabe littéraire, la pièce est un vieux rêve de l'artiste qui se réalise enfin.
Le King Lear est un classique de Shakespeare, revisité plusieurs fois et joué partout dans le monde. Hichem Rostom incarne un comédien qui joue le rôle du King Lear. Angoissé par la dernière représentation et ne voulant pas quitter ce rôle et ce théâtre, le comédien s'endort dans sa loge. Il se réveille après et découvre les bulldozers qui détruisent le théâtre. A travers un échange de dialogue avec le gardien, le comédien livre ses confidences et sa déception face au sort du théâtre. Il décide ensuite de partir seul en
tournée, avec le masque et la valise pour bagages. Il fait des rencontres avec des personnages, parfois réels , parfois issus de sa mémoire au point qu'il ne distingue plus entre le théâtre du monde et le monde du théâtre . Dans un hôtel, il rencontre un directeur de théâtre qui lui promet une présentation de son spectacle le soir du réveillon, mais ce dernier lui fait faux bond.

La mise en scène est basée sur une continuité (l'illusion) et une rupture (la désillusion). Nous sommes là en plein monde théâtral, où le comédien ne perçoit plus la ligne qui sépare son personnage et la vraie vie, hanté par des fantômes des deux mondes.
Le rôle du King Lear est un couronnement après une longue carrière. On ne peut pas jouer le roi Lear avant 60 ans, le personnage est vieux (83 ans), rongé par la culpabilité. , explique Rostom. C'est une pièce sur la culpabilité, la transformation de l'individu, le passage de l'état de grâce à l'état de déchéance . Des thèmes forts qui nécessitent une certaine maturité.
La pièce ( constituée de trois actes et dure 1h20 m), est inspirée à la fois d'un des personnages de Tchekhov et d'une pièce de Thomas Bernhard, dramaturge autrichien. Bernhard s'est intéressé à l'histoire d'un comédien allemand Minetti qui a joué le rôle du roi Lear pendant des années durant la guerre, puis après la chute du nazisme, il est déchu et oublié.
Hichem Rostom voit en cette pièce une transposition de la situation actuelle du théâtre classique qui n'intéresse plus personne. On a de plus en plus de mal à jouer du théâtre classique en Tunisie, les acteurs, les moyens et le public manquent. Effectivement, jouer un personnage millénaire en langue arabe ne risque pas d'attirer le public des one man show comiques. Heureusement qu'il y a un public pour chaque type de théâtre , explique le comédien.
Cette pièce relance le débat sur le théâtre classique et sa place dans un paysage culturel dominé par le contemporain, l'expérimental ou encore le commercial. Que faire des personnages d'Andromaque, Dom Juan ou Caligula ? Les mettre aux oubliettes ?
Hager ALMI
Le King Lear est un classique de Shakespeare, revisité plusieurs fois et joué partout dans le monde. Hichem Rostom incarne un comédien qui joue le rôle du King Lear. Angoissé par la dernière représentation et ne voulant pas quitter ce rôle et ce théâtre, le comédien s'endort dans sa loge. Il se réveille après et découvre les bulldozers qui détruisent le théâtre. A travers un échange de dialogue avec le gardien, le comédien livre ses confidences et sa déception face au sort du théâtre. Il décide ensuite de partir seul en
tournée, avec le masque et la valise pour bagages. Il fait des rencontres avec des personnages, parfois réels , parfois issus de sa mémoire au point qu'il ne distingue plus entre le théâtre du monde et le monde du théâtre . Dans un hôtel, il rencontre un directeur de théâtre qui lui promet une présentation de son spectacle le soir du réveillon, mais ce dernier lui fait faux bond.
La mise en scène est basée sur une continuité (l'illusion) et une rupture (la désillusion). Nous sommes là en plein monde théâtral, où le comédien ne perçoit plus la ligne qui sépare son personnage et la vraie vie, hanté par des fantômes des deux mondes.
Le rôle du King Lear est un couronnement après une longue carrière. On ne peut pas jouer le roi Lear avant 60 ans, le personnage est vieux (83 ans), rongé par la culpabilité. , explique Rostom. C'est une pièce sur la culpabilité, la transformation de l'individu, le passage de l'état de grâce à l'état de déchéance . Des thèmes forts qui nécessitent une certaine maturité.
La pièce ( constituée de trois actes et dure 1h20 m), est inspirée à la fois d'un des personnages de Tchekhov et d'une pièce de Thomas Bernhard, dramaturge autrichien. Bernhard s'est intéressé à l'histoire d'un comédien allemand Minetti qui a joué le rôle du roi Lear pendant des années durant la guerre, puis après la chute du nazisme, il est déchu et oublié.
Hichem Rostom voit en cette pièce une transposition de la situation actuelle du théâtre classique qui n'intéresse plus personne. On a de plus en plus de mal à jouer du théâtre classique en Tunisie, les acteurs, les moyens et le public manquent. Effectivement, jouer un personnage millénaire en langue arabe ne risque pas d'attirer le public des one man show comiques. Heureusement qu'il y a un public pour chaque type de théâtre , explique le comédien.
Cette pièce relance le débat sur le théâtre classique et sa place dans un paysage culturel dominé par le contemporain, l'expérimental ou encore le commercial. Que faire des personnages d'Andromaque, Dom Juan ou Caligula ? Les mettre aux oubliettes ?
Hager ALMI





Farid - بنادي عليك
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