Circulation pendant Ramadan: En cas de panique, restons calmes



Avec le premier beau jour du mois de Ramadan,vient l’heure du mouvement. Le trafic bat son plein dans le centre ville ainsi que dans les artères. Des centaines de voyageurs se bousculent dans les stations, et un arsenal de voitures se croisent devant les feux. C’est une journée animée sans précédent et toute particulière.

Il est pratiquement dix heures du matin, il fait beau. La circulation est ordinaire sur l’avenue Mohamed IV. Pas plus que quelques voitures roulent dans cette artère principale. Les automobilistes ne risquent pas grand-chose d’être sortis à cette heure. En fait, la circulation semble être ordinaire jusqu’à ce moment de la journée. Malgré cela, la prudence est de mise, car après quelques heures, la quasi-totalité des fonctionnaires quitteront le travail. Une effervescence toute particulière sera créé et les véhicules ne tarderont pas à être immobilisés.


D’ailleurs c’est toujours le cas au niveau de plusieurs points du centre ville. Mais que faire avec cette situation ? , se demande un chauffeur plaqué dans sa voiture. On ne peut que se patienter a t-il retorqué.



Contrairement à cet homme, le reste des automobilistes n’ adoptent pas la même attitude. En fait, l’embouteillage est devenu le synonyme d’une souffrance quotidienne lors de ces heures de pointe.




Le trasport en commun a fait défaut


En fait, le même problème se pose dans le secteur du transport en commun. Ce dernier a fait défaut vendredi dernier. Les utilisateurs de ce moyen ont dû souffrir lors de la première journée de Ramadan. Coïncidant avec la fête nationale de l’évacuation, la première journée du mois saint s’est caractérisée par un manque remarquable au niveau du nombre des bus. En fait, ces derniers ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement de la manifestation à Bizerte.


Il est quinze heures de l'après midi, la foule se bouscule dans la station Habib Thameur. Comme de coutume, le nombre des passagers tend vers l’augmentation à ce moment de la journée.


Il s’agit bel et bien de l’heure de pointe. Il faut bien s’organiser pour dégager l’effectif croissant des voyageurs , a signalé le contrôleur de la station.


A ses côtés, un jeune chauffeur affiche une petite mine. Ses collègues le trouvent fatigué. D’ailleurs, ils ne sont pas les seuls. le contrôleur l’a jugé à la limite d’épuisement. En effet, le chauffeur est censé travailler jusqu’à une heure avancée après avoir assurer cette tache à Bizerte.


A signaler dans ce cadre que soixante bus seulement, au lieu de quatre vingt dix, ont assuré le transport des passagers jusqu’à quinze heures de l'après midi, soit la moyenne d’un voyage toutes les quarante minutes, selon le contrôleur.




Rien ne va convenablement


Le même problème se pose à la station Ali Balhouan qui se situe à quelques mètres du marché Sidi El Bahri. La proximité de la station de ce pôle d’approvisionnement crée une activité permanente et toute particulière au niveau des passagers. Ces derniers manifestent très souvent leur impatience.


Une question est revenue cinq fois, dix fois peut être. Avez vous une idée sur l’heure de départ du bus numéro 56 ? . Cette question entraîne une autre comme elle évoque des commentaires. Rien ne va convenablement , a protesté un passager tout en s’adressant au contrôleur de la station.


Et d’insister, j’ai réclamé à cause du retard des bus avec beaucoup d’autres .
Mais, l’entretien avec le responsable est vain , a t-il ajouté.


Il faut jeter un regard de citoyen sur les conditions de transport , a commenté un autre.


De son côté, M. Abdellaziz Raiess,contrôleur de la station a précisé que le retard et l’encombrement des bus faisaient toujours l’objet des commentaires complètement contradictoires. En fait, aucun passager ne tient en considération les circonstances de la circulation a signalé M. Raiess.


Pour faire face à cette situation il est essentiel de ne pas perdre la tête et surtout, il faut rester calme , a t-il ajouté. Et de conclure, il ne faut pas paniquer .


Il parait qu’on pouvait lire , jadis dans les stations le panonceau suivant : En cas de panique, restez calme !


Sana FARHAT



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