Il n’est jamais… trottoir !(Chronique Hatem Belhaj)



Pauvres trottoirs tunisiens ! Ils sont malmenés, squattés et privés de piétons. A commencer par les voitures qui croient que le prix de la vignette comprend aussi l’usage abusif et illimité du trottoir. Comme si la chaussée était trop étroite pour elles





Si l’agence de gestion de l’argent que récolte la municipalité hormis les taxes et autres subventions de l’Etat… Si elle faisait payer les places de parking sur les trottoirs… Elle ferait fortune… sur la fortune déjà amassée grâce aux sabots et à la fourrière.


Autres amoureux des trottoirs ou plutôt ceux qui y travaillent, les marchands ambulants qui vendent tout ou presque. Ajoutons à ceux-là les terrasses des cafés, les baies vitrées qui squattent les trottoirs et même les kiosques de journaux, on se demande pourquoi garder le nom de trottoir à la « chose ». En attendant que des ailes poussent sur le dos des piétons afin qu’ils puissent voler au-dessus des trottoirs pour ne pas se faire écraser, on leur conseille d’éviter El Manar où un resto a squatté… la chaussée.


Hatem BELHAJ

Le Temps


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