APA - Tunis. Un hommage, sans précédent pour un homme de cinéma, a été rendu par l’élite culturelle et politique tunisienne au cinéaste égyptien Youssef Chahine, décédé dimanche au Caire à l’âge de 82 ans
Dérogeant de leur position lors de la mort de Ousmane Sembène ou celle de Aimé Césaire, les journaux tunisiens ont consacré des pages entières à l’événement, dans leur parution de mardi.
Tous médias confondus, la presse tunisienne a salué la contribution de Chahine au cinéma arabo-africain et mondial, mettant également l’accent sur la notoriété et le talent de l’illustre disparu, ainsi que sur les forts liens d’amour et d’amitié qui l’ont lié l’Egyptien à la Tunisie.
De «La terre » au « Destin », en passant par «Gare centrale», «Le Moineau», «Haddouta Masria (Compte egyptien)», «Alexandrie, Pourquoi ? » et autres « Alexandrie, encore et toujours», les films de «Jo» sont « toujours suivis avec passion par les cinéphiles et le large public, à toutes les éditions des Journées cinématographiques de Carthage (JCC)», relève-t-on dans le quotidien La Presse.
Le journal rappelle que Chahine a été « très tôt découvert et célébré » à Carthage, bien avant «Cannes», «Venise», «Berlin» et «Le Caire». C’est Tahar Chriaâ, le fondateur des JCC, qui rencontrant Chahine au Festival de Cannes, « l’invita à présenter ses films en Tunisie, ce qu’il accepta de bon cœur », selon La Presse.
Dès la 2e édition des JCC en 1970, soit 27 ans avant d’être récompensé par le Festival de Cannes, rappelle le quotidien, Youssef Chahine avait déjà reçu un « Tanit d’Or » pour l’ensemble de son œuvre.
«Dès lors, ajoute le journal, Youssef Chahine était devenu un habitué » de « Carthage » comme bien d’autres manifestations internationales et nationales, organisées en Tunisie.
Chahine le reconnut lui-même «J’atteste qu’avec la reconnaissance dont ont témoigné les JCC pour mon œuvre, et ce, depuis 30 ans, j’ai entamé les premiers pas de mon existence sur la carte cinématographique mondiale et j’atteste que cette reconnaissance a facilité la diffusion de mes films dans plusieurs contrées du monde ».
«Youssef Chahine est un cinéaste qui s’est voulu, au confluent de tous les genres et de toutes les modes cinématographiques » et cela, « par tempérament, par culture et par une disposition d’esprit et d’éducation très ancrée dans une égyptianité plurielle et dans une occidentalité nourricière », affirme de son côté, le critique et écrivain tunisien Hedi Khelil.
La chanteuse tunisienne Latifa Arfaoui, liée par des rapports «très particuliers et privilégiés» selon elle avec Chahine, estime que le film «Silence, on tourne» réalisé par le défunt, «a constitué (son) réel démarrage en tant qu’artiste complète et pluridisciplinaire».
Latifa, actuellement en tournée dans les festivals d’été en Tunisie, déclare : « c’est Chahine qui a découvert mon engouement et mon talent d’actrice».
«Je rêvais de vivre en Egypte depuis longtemps», dévoile pour sa part la jeune actrice Dorra Zarrouk, récemment lancée dans le cinéma égyptien, par Chahine.
«Quand je l’ai visité pour la première fois, se rappelle la Tunisienne, c’était juste pour lui rendre hommage et pour découvrir le géant du cinéma arabe dans sa réalité. Ma surprise a été grande d me voir proposer le rôle de ’Silvia’ dans un film qu’il préparait ».
Dans un message de condoléance adressé à son homologue égyptien, le Président Zine el Abidine Ben Ali a rendu hommage au disparu, pour «ses qualités humaines, ses apports éminents à l’enrichissement du cinéma et ses chefs-d’oeuvre cinématographiques éternels qui ont suscité admiration et estime à l’échelle internationale et remporté plusieurs prix aux niveaux local et mondial ».
Dérogeant de leur position lors de la mort de Ousmane Sembène ou celle de Aimé Césaire, les journaux tunisiens ont consacré des pages entières à l’événement, dans leur parution de mardi.
Tous médias confondus, la presse tunisienne a salué la contribution de Chahine au cinéma arabo-africain et mondial, mettant également l’accent sur la notoriété et le talent de l’illustre disparu, ainsi que sur les forts liens d’amour et d’amitié qui l’ont lié l’Egyptien à la Tunisie.
De «La terre » au « Destin », en passant par «Gare centrale», «Le Moineau», «Haddouta Masria (Compte egyptien)», «Alexandrie, Pourquoi ? » et autres « Alexandrie, encore et toujours», les films de «Jo» sont « toujours suivis avec passion par les cinéphiles et le large public, à toutes les éditions des Journées cinématographiques de Carthage (JCC)», relève-t-on dans le quotidien La Presse.
Le journal rappelle que Chahine a été « très tôt découvert et célébré » à Carthage, bien avant «Cannes», «Venise», «Berlin» et «Le Caire». C’est Tahar Chriaâ, le fondateur des JCC, qui rencontrant Chahine au Festival de Cannes, « l’invita à présenter ses films en Tunisie, ce qu’il accepta de bon cœur », selon La Presse.
Dès la 2e édition des JCC en 1970, soit 27 ans avant d’être récompensé par le Festival de Cannes, rappelle le quotidien, Youssef Chahine avait déjà reçu un « Tanit d’Or » pour l’ensemble de son œuvre.
«Dès lors, ajoute le journal, Youssef Chahine était devenu un habitué » de « Carthage » comme bien d’autres manifestations internationales et nationales, organisées en Tunisie.
Chahine le reconnut lui-même «J’atteste qu’avec la reconnaissance dont ont témoigné les JCC pour mon œuvre, et ce, depuis 30 ans, j’ai entamé les premiers pas de mon existence sur la carte cinématographique mondiale et j’atteste que cette reconnaissance a facilité la diffusion de mes films dans plusieurs contrées du monde ».
«Youssef Chahine est un cinéaste qui s’est voulu, au confluent de tous les genres et de toutes les modes cinématographiques » et cela, « par tempérament, par culture et par une disposition d’esprit et d’éducation très ancrée dans une égyptianité plurielle et dans une occidentalité nourricière », affirme de son côté, le critique et écrivain tunisien Hedi Khelil.
La chanteuse tunisienne Latifa Arfaoui, liée par des rapports «très particuliers et privilégiés» selon elle avec Chahine, estime que le film «Silence, on tourne» réalisé par le défunt, «a constitué (son) réel démarrage en tant qu’artiste complète et pluridisciplinaire».
Latifa, actuellement en tournée dans les festivals d’été en Tunisie, déclare : « c’est Chahine qui a découvert mon engouement et mon talent d’actrice».
«Je rêvais de vivre en Egypte depuis longtemps», dévoile pour sa part la jeune actrice Dorra Zarrouk, récemment lancée dans le cinéma égyptien, par Chahine.
«Quand je l’ai visité pour la première fois, se rappelle la Tunisienne, c’était juste pour lui rendre hommage et pour découvrir le géant du cinéma arabe dans sa réalité. Ma surprise a été grande d me voir proposer le rôle de ’Silvia’ dans un film qu’il préparait ».
Dans un message de condoléance adressé à son homologue égyptien, le Président Zine el Abidine Ben Ali a rendu hommage au disparu, pour «ses qualités humaines, ses apports éminents à l’enrichissement du cinéma et ses chefs-d’oeuvre cinématographiques éternels qui ont suscité admiration et estime à l’échelle internationale et remporté plusieurs prix aux niveaux local et mondial ».





Om Kalthoum - ألف ليلة وليلة
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