L'arrestation de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été rendue possible grâce à l'intervention des services de renseignement britanniques et américains, annonce mercredi le quotidien britannique Financial Times.
Il y a quelques semaines, les services secrets serbes ont reçu une note de leurs homologues occidentaux indiquant l'emplacement du fugitif, inculpé pour génocide par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. Des changements à la tête des services secrets serbes auraient cependant retardé le lancement de l'opération.
Nous avons presque réussi à le capturer à de nombreuses reprises, mais il nous filait à chaque fois entre les doigts. Il semblait bénéficier de la protection de personnes haut placées. Cette protection s'était peut-être affaiblie dernièrement , a déclaré au journal un représentant des services secrets étrangers.
Inculpé de génocide pendant le conflit armé de 1992-1995 en Bosnie-Herzégovine et de multiples crimes de guerres, Radovan Karadzic a été arrêté lundi soir et placé dans une maison d'arrêt spéciale à Belgrade. Rien n'a filtré sur les circonstances de l'arrestation de Radovan Karadzic, qui affirme avoir été arrêté dans un autobus faisant la liaison Belgrade-Batajnica (banlieue de la capitale serbe).
L'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne ont salué l'arrestation de M. Karadzic qui, avec l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic et l'ex-président de la République serbe de Krajina Goran Hadzic, faisait partie des personnes les plus recherchées par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).
Cette arrestation était l'une des conditions requises pour que la Serbie intègre à terme l'Union européenne.
Né au Monténégro, il a poursuivi ses études de psychiatrie à Sarajevo dans l'hôpital de Kosevo. De 1974 à 1975, il étudie à l'Université Columbia de Manhattan, New York.
En 1989, il est co-fondateur du parti démocratique serbe en Bosnie-Herzégovine dont le but est de rassembler la communauté serbe et de protéger ses intérêts.
Il gouverne la République serbe de Bosnie pendant la guerre de Bosnie dans les années 1990, après l'éclatement de la Yougoslavie en 1991. Il est accusé d'avoir ordonné le nettoyage ethnique des Bosniaques et des Croates.
Depuis 1996, il est en fuite et recherché pour crimes de guerre par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. À ce titre, il est recherché par les forces de l'ONU présentes en Bosnie-Herzégovine. L'avis de recherche d'Interpol indique notamment crimes contre l'humanité, atteintes graves à la convention de Genève (1949), meurtre, et génocide, en particulier pour ce qui concerne le massacre de Srebrenica). Pour sa défense, ses partisans affirment qu'il n'est pas plus coupable que n'importe quel leader politique en temps de guerre. Le fait d'avoir été en fuite durant 13 ans lui a donné une importante réputation chez certains Serbes de Bosnie.
De 1996 à juillet 2008, Karadzić modifie en profondeur son apparence physique. Lors de son arrestation à Belgrade, le ministre de la Justice serbe exhibe, en fin d'interview, le portrait de Dragan Dabic, son nom de subtitution : La presse serbe, le surnomme le Père Noël, barbe blanche et cheveux longs attachés sur le haut de son crâne. Il participe à plusieurs conférences, employé par une clinique privée ou il gagne bien sa vie. Il a aussi écrit plusieurs articles dans le magazine Zdrav Zivot (en français la vie saine ). Lors d'une conférence de Dragan Dabic dans la ville de Kikinda, se trouvait au premier rang une de ses camarades d'école (pendant 4 ans) Olga Bajsinski; elle dit qu'elle n'avait pas reconnu Karadzic.
Le 21 juillet 2008, à 23h18, la chaîne d'information Al Jazeera annonce sa capture par les forces spéciales serbes en territoire serbe. Cette arrestation aurait été rendue possible par la volonté du nouveau gouvernement serbe sous la présidence de Boris Tadic, élu par l'Assemblée nationale le 7 juillet 2008. Le 22 juillet 2008, l'arrestation de Radovan Karadzic est officiellement déclarée après une longue cavale de 13 années.
Il y a quelques semaines, les services secrets serbes ont reçu une note de leurs homologues occidentaux indiquant l'emplacement du fugitif, inculpé pour génocide par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. Des changements à la tête des services secrets serbes auraient cependant retardé le lancement de l'opération.
Nous avons presque réussi à le capturer à de nombreuses reprises, mais il nous filait à chaque fois entre les doigts. Il semblait bénéficier de la protection de personnes haut placées. Cette protection s'était peut-être affaiblie dernièrement , a déclaré au journal un représentant des services secrets étrangers.
Inculpé de génocide pendant le conflit armé de 1992-1995 en Bosnie-Herzégovine et de multiples crimes de guerres, Radovan Karadzic a été arrêté lundi soir et placé dans une maison d'arrêt spéciale à Belgrade. Rien n'a filtré sur les circonstances de l'arrestation de Radovan Karadzic, qui affirme avoir été arrêté dans un autobus faisant la liaison Belgrade-Batajnica (banlieue de la capitale serbe).
L'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne ont salué l'arrestation de M. Karadzic qui, avec l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic et l'ex-président de la République serbe de Krajina Goran Hadzic, faisait partie des personnes les plus recherchées par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).
Cette arrestation était l'une des conditions requises pour que la Serbie intègre à terme l'Union européenne.
Radovan Karadzic : who is who...
Né au Monténégro, il a poursuivi ses études de psychiatrie à Sarajevo dans l'hôpital de Kosevo. De 1974 à 1975, il étudie à l'Université Columbia de Manhattan, New York.

En 1989, il est co-fondateur du parti démocratique serbe en Bosnie-Herzégovine dont le but est de rassembler la communauté serbe et de protéger ses intérêts.
Il gouverne la République serbe de Bosnie pendant la guerre de Bosnie dans les années 1990, après l'éclatement de la Yougoslavie en 1991. Il est accusé d'avoir ordonné le nettoyage ethnique des Bosniaques et des Croates.
Depuis 1996, il est en fuite et recherché pour crimes de guerre par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. À ce titre, il est recherché par les forces de l'ONU présentes en Bosnie-Herzégovine. L'avis de recherche d'Interpol indique notamment crimes contre l'humanité, atteintes graves à la convention de Genève (1949), meurtre, et génocide, en particulier pour ce qui concerne le massacre de Srebrenica). Pour sa défense, ses partisans affirment qu'il n'est pas plus coupable que n'importe quel leader politique en temps de guerre. Le fait d'avoir été en fuite durant 13 ans lui a donné une importante réputation chez certains Serbes de Bosnie.
De 1996 à juillet 2008, Karadzić modifie en profondeur son apparence physique. Lors de son arrestation à Belgrade, le ministre de la Justice serbe exhibe, en fin d'interview, le portrait de Dragan Dabic, son nom de subtitution : La presse serbe, le surnomme le Père Noël, barbe blanche et cheveux longs attachés sur le haut de son crâne. Il participe à plusieurs conférences, employé par une clinique privée ou il gagne bien sa vie. Il a aussi écrit plusieurs articles dans le magazine Zdrav Zivot (en français la vie saine ). Lors d'une conférence de Dragan Dabic dans la ville de Kikinda, se trouvait au premier rang une de ses camarades d'école (pendant 4 ans) Olga Bajsinski; elle dit qu'elle n'avait pas reconnu Karadzic.
Le 21 juillet 2008, à 23h18, la chaîne d'information Al Jazeera annonce sa capture par les forces spéciales serbes en territoire serbe. Cette arrestation aurait été rendue possible par la volonté du nouveau gouvernement serbe sous la présidence de Boris Tadic, élu par l'Assemblée nationale le 7 juillet 2008. Le 22 juillet 2008, l'arrestation de Radovan Karadzic est officiellement déclarée après une longue cavale de 13 années.





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