Par Fériel Berraies Guigny. Taoufik Triki est le fondateur à Paris, de l’Association d’Art et de Calligraphie, Arcabulle. Né en Tunisie, à la madrassa Slimania en avril 1938, il passera son adolescence dans un contexte de guerre mondial et verra à cette période, son grand père maternel tué durant les bombardements. C’est de ce grand père maternel que naîtra son amour pour l’imprimerie. Une vocation qu’il commencera tout jeune après l’école, dans le quartier du Souk El Blat. Garçon de course et apprenti imprimeur, il s’initiera aux mille est unes corvées mais entreprendra aussi ses premiers contacts avec la confection d’un journal. Du compostage à la rotative en passant par le marbre, pour partir sur des châssis ficelés et le rouleau trempé d’encre sur du papier journal humecté. Une grande découverte pour lui, et le début d’une véritable passion.
El Watann, à l’époque journal satirique, et le journal El Hourria le surnommaient « ziou ziou » un surnom qu’on lui donnait peut être parce qu’il était encore ce jeune garçon à l’aube de sa vie, tellement entreprenant et entrepris dans sa soif d’apprendre les rouages du métiers de la confection journalistique. Gavroche de l’imprimerie, comme il aime à se définir,Taoufik Triki jeune garçon qu’il était à l’époque n’hésitait pas à recevoir du pouce et de l’index de chaque main, les doubles pages du journal qu’éjectait la rotative, puis recto verso, il les rangeait ensuite dans une pile bien droite qu’il passait au pliage à la main avec un couteau de nacre. De tant de fatigue et de persévérance humaine, naissait le journal « à l’ancienne ».
Taoufik toujours disponible, servait les imprimeurs de tout le quartier et outre son petit poste d’annexe à la rotative du journal, n’hésitait pas à prêter main forte aux ouvriers imprimeurs et tout en acceptant la corvée de garçon de café, apprenait les rouages du métier.
Pour lui, quand il serait grand : il deviendrait imprimeur. La vie en décida autrement et ses aléas aussi.
Taoufik s’installera en France, et après une courte carrière sportive, optera pour des études en mathématiques appliquées, viendront ensuite des boulots en tant que maître auxiliaire à l’Education nationale. Retour à la fac, avec une première année de Médecine, il aura pour un temps la charge d’accompagner, de suivre et de soigner les enfants jugés difficiles. Et puis changement de cap encore, et inscription à l’école des Beaux Arts de Paris. Il commencera un voyage initiatique, dans les plus belles capitales européennes : Rome, Florence, Venise, Madrid, Grenade, Prague, à la recherche des mille et un trésors de la renaissance, accumulant dessins, gravures, tableaux. Des œuvres comportant 32 tableaux qu’il exposera par la suite au Restaurant Mondetour et aux Halles à Paris.
De 1980-1995, retour en Tunisie, mais grande traversée du désert, Taoufik Triki ne pourra pas exploiter son talent, il rangera enfants, pinceaux et illusions. Après quinze ans de service, congés de maladie, il prendra la décision d’une retraite anticipée.
Mais l’attachement au papier, à l’encre, aux couleurs et aux livres enluminés, fut plus fort que tout. Quarante ans plus tard, après avoir immigré en France, il retournera en Tunisie, où, la maison d’édition tunisienne éditera son livre « Entre soins et Education ». En France, l’intégration réussie, il s’attellera à développer sa seconde vocation, l’art et le culturel dans l’optique d’un développement entre la France et la Tunisie. Participant activement au sein de l’ALTA ( Association du Livre de Tazerka) à la tenue du salon du livre de la BD, il en devient le représentant à Paris.

Taoufik Triki et un élève
En 2004, Arcabulle voit le jour, Association d’Art graphique et de Calligraphie. Un projet qui tient fortement à cœur à Taoufik Triki, qui à participé à la 13 e édition du Maghreb du livre, en février 2007. Parmi « les tunisiens » avaient été présents Elizabeth Deldoul de la maison d’édition tunisienne, Elyzad, le poète tunisien Tahar Bekri, venu pour des signatures et tant d’autres auteurs maghrébins ou amoureux du Maghreb, comme Jean Daniel et Serge Moati. A noter également la présence de la librairie tunisienne à Paris, « Averroès ».
C’est à cette occasion, que nous avions rencontré une première fois, Taoufik Triki qui exposait ses créations dans le cadre de cet événement littéraire.
En 2006 Arcabulle avait également participé à un atelier de Calligraphie générique au Festival du film de Kélibia. Par la suite, Taoufik Triki a pris part à l’atelier international d’Art Plastique organisé par l’Association des Beaux Arts de Monastir.
Toujours en Tunisie, l’artiste avait produit en juillet 2006 trois tableaux en arts plastiques et calligraphie. Et le mois d’ août de la même année, il avait participé au festival du film amateur de Kelibia avec l’animation d’un atelier « Calligraphie Générique » ouvert au public du festival.
A l’heure actuelle en France, Arcabulle, se présente sous forme d’une Assocation et a l’ambition de permettre aux enfants de l’immigration maghrébine, de renouer avec leurs racines et leur culture d’origine. L’Art puisé des anciens manuscrits est un trésor inégalable, qu’il faut savoir préserver et maîtriser, selon Taoufik Triki.
Une belle manière de consolider l’identité des générations futures, et de promouvoir le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée. L’écriture, la calligraphie, la gravure, la peinture, sont autant de sources intarissables pour une meilleure compréhension de « où on vient et où on va ».
Arcabulle a besoin de moyens humains mais également de moyens logistiques, nous a confié le fondateur, pour pouvoir mener à bien ses projets artistiques. Un espace, des ateliers, pour permettre la calligraphie de chez nous de vivre pour toujours. Car il est des dialogues muets et pourtant plein de messages, porteurs d’un patrimoine à jamais ancré au plus profond de nous, qu’importe « El Ghorba ». Pour mieux nous retrouver et nous identifier dans la partie des cultures plurielles, nous qui avons décidé de laisser par choix du destin, loin derrière nous notre douce patrie.
Crédits:
F.B.G communication
www.fbg-communication.com

El Watann, à l’époque journal satirique, et le journal El Hourria le surnommaient « ziou ziou » un surnom qu’on lui donnait peut être parce qu’il était encore ce jeune garçon à l’aube de sa vie, tellement entreprenant et entrepris dans sa soif d’apprendre les rouages du métiers de la confection journalistique. Gavroche de l’imprimerie, comme il aime à se définir,Taoufik Triki jeune garçon qu’il était à l’époque n’hésitait pas à recevoir du pouce et de l’index de chaque main, les doubles pages du journal qu’éjectait la rotative, puis recto verso, il les rangeait ensuite dans une pile bien droite qu’il passait au pliage à la main avec un couteau de nacre. De tant de fatigue et de persévérance humaine, naissait le journal « à l’ancienne ».
Taoufik toujours disponible, servait les imprimeurs de tout le quartier et outre son petit poste d’annexe à la rotative du journal, n’hésitait pas à prêter main forte aux ouvriers imprimeurs et tout en acceptant la corvée de garçon de café, apprenait les rouages du métier.
Pour lui, quand il serait grand : il deviendrait imprimeur. La vie en décida autrement et ses aléas aussi.
Taoufik s’installera en France, et après une courte carrière sportive, optera pour des études en mathématiques appliquées, viendront ensuite des boulots en tant que maître auxiliaire à l’Education nationale. Retour à la fac, avec une première année de Médecine, il aura pour un temps la charge d’accompagner, de suivre et de soigner les enfants jugés difficiles. Et puis changement de cap encore, et inscription à l’école des Beaux Arts de Paris. Il commencera un voyage initiatique, dans les plus belles capitales européennes : Rome, Florence, Venise, Madrid, Grenade, Prague, à la recherche des mille et un trésors de la renaissance, accumulant dessins, gravures, tableaux. Des œuvres comportant 32 tableaux qu’il exposera par la suite au Restaurant Mondetour et aux Halles à Paris.
De 1980-1995, retour en Tunisie, mais grande traversée du désert, Taoufik Triki ne pourra pas exploiter son talent, il rangera enfants, pinceaux et illusions. Après quinze ans de service, congés de maladie, il prendra la décision d’une retraite anticipée.
Mais l’attachement au papier, à l’encre, aux couleurs et aux livres enluminés, fut plus fort que tout. Quarante ans plus tard, après avoir immigré en France, il retournera en Tunisie, où, la maison d’édition tunisienne éditera son livre « Entre soins et Education ». En France, l’intégration réussie, il s’attellera à développer sa seconde vocation, l’art et le culturel dans l’optique d’un développement entre la France et la Tunisie. Participant activement au sein de l’ALTA ( Association du Livre de Tazerka) à la tenue du salon du livre de la BD, il en devient le représentant à Paris.

Taoufik Triki et un élève
En 2004, Arcabulle voit le jour, Association d’Art graphique et de Calligraphie. Un projet qui tient fortement à cœur à Taoufik Triki, qui à participé à la 13 e édition du Maghreb du livre, en février 2007. Parmi « les tunisiens » avaient été présents Elizabeth Deldoul de la maison d’édition tunisienne, Elyzad, le poète tunisien Tahar Bekri, venu pour des signatures et tant d’autres auteurs maghrébins ou amoureux du Maghreb, comme Jean Daniel et Serge Moati. A noter également la présence de la librairie tunisienne à Paris, « Averroès ».
C’est à cette occasion, que nous avions rencontré une première fois, Taoufik Triki qui exposait ses créations dans le cadre de cet événement littéraire.
En 2006 Arcabulle avait également participé à un atelier de Calligraphie générique au Festival du film de Kélibia. Par la suite, Taoufik Triki a pris part à l’atelier international d’Art Plastique organisé par l’Association des Beaux Arts de Monastir.
Toujours en Tunisie, l’artiste avait produit en juillet 2006 trois tableaux en arts plastiques et calligraphie. Et le mois d’ août de la même année, il avait participé au festival du film amateur de Kelibia avec l’animation d’un atelier « Calligraphie Générique » ouvert au public du festival.
A l’heure actuelle en France, Arcabulle, se présente sous forme d’une Assocation et a l’ambition de permettre aux enfants de l’immigration maghrébine, de renouer avec leurs racines et leur culture d’origine. L’Art puisé des anciens manuscrits est un trésor inégalable, qu’il faut savoir préserver et maîtriser, selon Taoufik Triki.
Une belle manière de consolider l’identité des générations futures, et de promouvoir le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée. L’écriture, la calligraphie, la gravure, la peinture, sont autant de sources intarissables pour une meilleure compréhension de « où on vient et où on va ».
Arcabulle a besoin de moyens humains mais également de moyens logistiques, nous a confié le fondateur, pour pouvoir mener à bien ses projets artistiques. Un espace, des ateliers, pour permettre la calligraphie de chez nous de vivre pour toujours. Car il est des dialogues muets et pourtant plein de messages, porteurs d’un patrimoine à jamais ancré au plus profond de nous, qu’importe « El Ghorba ». Pour mieux nous retrouver et nous identifier dans la partie des cultures plurielles, nous qui avons décidé de laisser par choix du destin, loin derrière nous notre douce patrie.
Crédits:
F.B.G communication
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