Des débats houleux sur le gouvernement de l’Union, au sommet de l’UA



Les Chefs d’Etat africains participant à Addis Abeba, à la 10e session ordinaire de l’UA ont poursuivi, vendredi, leurs débats sur la formation d’un gouvernement de l’Union, a appris sur place, de sources diplomatiques.

Les débats sont « houleux », rapportent les mêmes sources. Ils opposent partisans et adversaires d’un projet dont les modalités de mise en œuvre continuent de diviser les gouvernements africains.


La question du gouvernement de l’Union, initialement inscrite à l’ordre du jour du sommet d’Accra, au Ghana, l’année dernière, n’avait finalement pas été examinée par les chefs d’Etat et de gouvernement, qui avaient décidé de se redonner rendez-vous et du temps.

Certains délégués continuent, dans la capitale éthiopienne de suggérer que l’intégration soit renforcée, estimant la formation d’un gouvernement est, au stade actuel, « irréaliste ».

Dans la capitale ghanéenne, en 2007, des délégués avaient soutenu la formule d’une démarche progressive passant par le renforcement des entités régionales.

Le leader libyen, Kadhafi avait, de son côté, battu campagne pour un gouvernement fédéral africain « sans l’ingérence de l’Occident ».

Au sommet du Ghana, les Etats membres de l’UA s’étaient accordés sur l’importance de l’intégration Africaine, mais certains d’eux, avec l’Afrique du Sud en tête, avaient indiqué que l’idée devait suivre un « processus » graduel.

Plus de 40 Chefs d’Etats sont présents au 10 ème sommet qui a, en outre, enregistré une participation record des institutions internationales, partenaires de l’Afrique.

40 chefs d’Etat africains participent au sommet de l’UA, à Addis Abeba



Quarante deux chefs d’Etat africains prennent part au sommet de l’Union Africaine, qui s’est ouvert jeudi à Addis-Abeba pour prendre fin samedi, a constaté APA dans la capitale éthiopienne.

C’est le plus grand nombre de dirigeants africains jamais enregistré, à un sommet, dans l’histoire de l’organisation, selon le ministre éthiopien des Affaires étrangères dont le pays abrite le siège de l’Union africaine.

Des observateurs sur place tentent d’expliquer cette forte présence de délégations au plus haut niveau, par le point d’ordre du jour relatif à l’élection d’un nouveau président de la Commision de l’’Union. C’est Gabonais Jean Ping, qui a été désigné vendredi, pour remplacer le Malien Alpha Oumar Konaré, non candidat à un nouveau mandat.

La présence des présidents du Kenya et du Zimbabwe a également attiré l’attention des organisations régionales internationales et de la société civile, qui font pression sur les gouvernements de Nairobi et Harare pour les contraindre à changer leur politique intérieure.
APA

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