Par Fériel Berraies Guigny - Sorti dans les librairies tunisiennes, au mois de septembre 2007, d’un magnifique livre retraçant l’œuvre et la vie du peintre Mahmoud Ben Othman qui a su immortaliser la Tunisie du siècle dernier. Les petits enfants de l’artiste ont réuni l’essentiel de sa création, dans un magnifique album, pour célébrer tout à la fois sa mémoire, son talent mais également, à travers
ses toiles, le souvenir nostalgique d’une Tunisie authentique. Les toiles qui étaient dispersées dans les collections privées de grandes familles de Tunisie et exposées dans plusieurs musées ont été récupérées le temps de la conception de ce livre. Des pièces d’une grande richesse historique, témoins d’un vécu qui n’est plus mais qui a laissé derrière lui, des traces pour la postérité.
Préfacé par les êtres chers et qui ont côtoyé le peintre de son vivant, le petit fils « Enès Bahri » et l’ami Ali Louati, nous livrent un poignant discours d’amour et de reconnaissance sur un personnage atypique et d’une grande sensibilité artistique.
Qui est donc ce peintre à la fois peu connu du grand public mais dont les œuvres, si accessibles, font partie du patrimoine culturel de notre pays ?
Beaucoup, qui le découvriraient pour la première fois, verrait en lui un artiste hors pair, qui a su sublimer la Tunisie de son époque.
Un artiste, fidèle spectateur des mutations qui ont marqué son époque, qui a su aimer et dépeindre une Tunisie chère à son cœur.. Sous son pinceau, des tranches de vie se déroulent, paisibles, retraçant avec force détails un monde à la fois si proche et si lointain. Et si l’histoire fait les hommes, certains ont le privilège et l’insigne honneur de l’accompagner, par la seule force de leur art.
Mahmoud Ben Othman est né le siècle dernier, dans la Tunisie de la Colonisation, moment douloureux mais qui a aussi enfanté les plus grands intellectuels de l’époque. Tout ceux qui, encore anonymes mais qui allaient devenir les plus grands noms tunisiens se côtoyaient ; parmi eux Aboulqacem Chebbi, Ali Douagi, Sadok Rizgui, Yahia Turki et tant d’autres réunis dans une confrérie de la pensée et de la Renaissance tunisienne.
Mahmoud Ben Othman n’était pas voué au départ à une carrière artistique, il était fonctionnaire de l’administration ; cependant il n’avait de cesse de fréquenter l’élite culturelle et artistique de son époque. Il y prit même part, en autodidacte et la peinture plus qu’un hobby, devint une passion. Son passage comme auditeur libre aux Beaux Arts de Tunis, le renforça dans ce désir d’immortaliser une Tunisie de la tradition, menacée de disparaître. Toute sa peinture est empreinte de ce désir de conserver par l’image, les us et coutumes de notre pays.
Ses tableaux de la manifestation du 9 avril, la Visite du Bey à la veille du 27 Ramadan à Bab Souika, la proclamation de la République réalisés à la fin de sa vie sont autant de témoignages qui reflètent toute une époque.
On mentionnera également ses autres œuvres, comme le Mendiant et la mandoline, peint en 1964 ou le Couple cossu peint en 1966, tous des personnages d’une autre époque et pourtant d’un hier des plus présent.
A ses débuts, Mahmoud Ben Othman commença par peindre des portraits, où il laissait libre cours à son sens de l’observation et à sa rigueur, comme en témoigne son propre autoportrait.
Les natures mortes et les scènes paysagistes font également partie de son patrimoine artistique et démontrent la parfaite technique qui était la sienne. Artiste complet, Mahmoud Ben Othman a par ailleurs collaboré à des mises en scènes théâtrales où il introduisait toujours les symboles de ses tableaux, conférant à son personnage, une dimension universaliste. Des talents multiples mais qu’il a soigneusement voulu protéger en privilégiant l’anonymat. De son vivant, l’artiste n’a jamais cultivé la notoriété, au contraire il optait pour un certain effacement. Signe de modestie et de grande noblesse, la Tunisie a bel et bien enfanté un artiste qui a vécu sa vie comme un véritable dramaturge, un intellectuel qui a transposé l’histoire de son pays au travers de plume, pinceau et théâtre. Un fonctionnaire et responsable politique dévoué à sa patrie, aux valeurs et aux idéaux irréprochables qui a préféré passer sous silence son art. Un art avec un grand A, aujourd’hui mis en lumière par un magnifique ouvrage en édition limitée, réalisé à l’initiative de sa famille. Disponible dans toutes les bonnes librairies tunisiennes depuis le mois de septembre.


Crédits presse :
F.B.G Communication
www.fbg-communication.com
ses toiles, le souvenir nostalgique d’une Tunisie authentique. Les toiles qui étaient dispersées dans les collections privées de grandes familles de Tunisie et exposées dans plusieurs musées ont été récupérées le temps de la conception de ce livre. Des pièces d’une grande richesse historique, témoins d’un vécu qui n’est plus mais qui a laissé derrière lui, des traces pour la postérité.Préfacé par les êtres chers et qui ont côtoyé le peintre de son vivant, le petit fils « Enès Bahri » et l’ami Ali Louati, nous livrent un poignant discours d’amour et de reconnaissance sur un personnage atypique et d’une grande sensibilité artistique.
Qui est donc ce peintre à la fois peu connu du grand public mais dont les œuvres, si accessibles, font partie du patrimoine culturel de notre pays ?
Beaucoup, qui le découvriraient pour la première fois, verrait en lui un artiste hors pair, qui a su sublimer la Tunisie de son époque.
Un artiste, fidèle spectateur des mutations qui ont marqué son époque, qui a su aimer et dépeindre une Tunisie chère à son cœur.. Sous son pinceau, des tranches de vie se déroulent, paisibles, retraçant avec force détails un monde à la fois si proche et si lointain. Et si l’histoire fait les hommes, certains ont le privilège et l’insigne honneur de l’accompagner, par la seule force de leur art.
Mahmoud Ben Othman est né le siècle dernier, dans la Tunisie de la Colonisation, moment douloureux mais qui a aussi enfanté les plus grands intellectuels de l’époque. Tout ceux qui, encore anonymes mais qui allaient devenir les plus grands noms tunisiens se côtoyaient ; parmi eux Aboulqacem Chebbi, Ali Douagi, Sadok Rizgui, Yahia Turki et tant d’autres réunis dans une confrérie de la pensée et de la Renaissance tunisienne.
Mahmoud Ben Othman n’était pas voué au départ à une carrière artistique, il était fonctionnaire de l’administration ; cependant il n’avait de cesse de fréquenter l’élite culturelle et artistique de son époque. Il y prit même part, en autodidacte et la peinture plus qu’un hobby, devint une passion. Son passage comme auditeur libre aux Beaux Arts de Tunis, le renforça dans ce désir d’immortaliser une Tunisie de la tradition, menacée de disparaître. Toute sa peinture est empreinte de ce désir de conserver par l’image, les us et coutumes de notre pays.
Ses tableaux de la manifestation du 9 avril, la Visite du Bey à la veille du 27 Ramadan à Bab Souika, la proclamation de la République réalisés à la fin de sa vie sont autant de témoignages qui reflètent toute une époque.
On mentionnera également ses autres œuvres, comme le Mendiant et la mandoline, peint en 1964 ou le Couple cossu peint en 1966, tous des personnages d’une autre époque et pourtant d’un hier des plus présent.
A ses débuts, Mahmoud Ben Othman commença par peindre des portraits, où il laissait libre cours à son sens de l’observation et à sa rigueur, comme en témoigne son propre autoportrait.
Les natures mortes et les scènes paysagistes font également partie de son patrimoine artistique et démontrent la parfaite technique qui était la sienne. Artiste complet, Mahmoud Ben Othman a par ailleurs collaboré à des mises en scènes théâtrales où il introduisait toujours les symboles de ses tableaux, conférant à son personnage, une dimension universaliste. Des talents multiples mais qu’il a soigneusement voulu protéger en privilégiant l’anonymat. De son vivant, l’artiste n’a jamais cultivé la notoriété, au contraire il optait pour un certain effacement. Signe de modestie et de grande noblesse, la Tunisie a bel et bien enfanté un artiste qui a vécu sa vie comme un véritable dramaturge, un intellectuel qui a transposé l’histoire de son pays au travers de plume, pinceau et théâtre. Un fonctionnaire et responsable politique dévoué à sa patrie, aux valeurs et aux idéaux irréprochables qui a préféré passer sous silence son art. Un art avec un grand A, aujourd’hui mis en lumière par un magnifique ouvrage en édition limitée, réalisé à l’initiative de sa famille. Disponible dans toutes les bonnes librairies tunisiennes depuis le mois de septembre.


Crédits presse :
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