Par Fériel Berraies Guigny - « Bluesville ne signe pas mon retour, car au fond je ne suis jamais parti… » Nous confie t-il.
Karim Kacel est sans doute le premier chanteur issu de l'immigration nord-africaine à avoir émergé dans le paysage musical français au tout début des années 80.Avec des chansons qui
s'inscrivent de plain-pied dans le patrimoine le plus classique de la chanson française.
Un style, une voix, une présence qui font de Kacel un chanteur atypique de grand talent. Bluesville est un regard vers ce passé si riche et une ouverture vers un futur plus serein. Un spectacle tout en sourire et en émotion, agrémenté de quelques fous rires et petites larmes versées. Sur scène, Karim Kacel se métamorphose, bête de scène il a récolté au fil de sa carrière bien des récompenses, ce qui l’a relégué à devenir presque malgré lui, un doyen dans la chanson française. L'année de son troisième album, Sans en avoir l'air , il reçoit en 88 le Piaf du meilleur spectacle pour son passage à l'Olympia. En 89, c'est Léo Ferré en personne qui lui remet le prix Petit Robert du meilleur parolier lors des Francofolies de Montréal. Puis pendant de longues années, Kacel est devenu plus discret car il vendait moins de disque, privilégiant les concerts intimistes. A un point que les générations actuelles ont du mal à savoir qui il est.
Epreuve du temps et des modes musicales, alors qu’il a choisi de continuer sa carrière loin des médias, on le retrouve en mars 2002 avec Rien que pour toi . Il y rend hommage à la Kabylie mais aussi à la Bretagne, où il a choisi de s’établir. Son 14e album « Bluesville », reste très empreint des choses de la vie. Kacel est un chanteur de l’humain et de l’universel.
Dans « les mots que l’on dit » il chante la force des mots et leur pouvoir sur l’autre, avec ce dédoublement d’un homme qui a choisi d’honorer les deux cultures qui le caractérise. Regarder d’où on vient pour mieux tracer son chemin, dans cette quête effrénée de l’identité et du partage.
« Les plus grands séducteurs, sont tous des anciens moches » déclame t-il avec la force d’une autodérision, qui révèle également la difficulté d’un parcours où l’image de l’artiste, lui a parfois joué des tours.
« N’arrête pas de rêver, même si t’es le dernier » comme nous dit sa chanson, formidable leçon de persévérance humaine qui a conduit ce fils d’un ouvrier dans les mines, a concrétiser son rêve le plus fou : chanter et toucher l’autre.
Couleur, religion et culture confondues dans ce formidable don de soi pour mieux prendre de l’autre. Karim Kacel qui s’est produit deux fois en Tunisie, il y a dix ans, au théâtre de Tunis et à Sfax, se rappelle la chaleur du public tunisien « … cela m’avait beaucoup marqué et je m’en rappelle encore.. » lui qui nous avait confié, avoir eu peur du rejet du public tunisien par le simple fait que son répertoire ne vantait que la langue de Molière !
Karim Kacel voudrait encore se produire en Tunisie, et qui sait peut être un jour, au théâtre de Carthage pour se joindre dans le firmament des étoiles, là où ses aînés qui ne sont plus, sont inscrits…
Comme un certain Léo Ferré, qui lui avait confié le secret « du chien de mer qu’il a libéré »… et pour celui ou celle qui n’est plus, Kacel d’ajouter « … comme tu me manques… » dans une magnifique chanson, car il y a des vides dans une vie, qu’il est vain de tenter de combler…
Le spectacle Bluesville a affiché complet pendant six semaines à l’espace Kiron, il a pris fin le 10 novembre. L’album Bluesville est dans les bacs parisiens depuis ce mois d’octobre, les représentations du chanteur ont été accompagnées par le talent et la complicité du pianiste calabrais, Angelo Zurzolo. Les paroles et musiques de l’album sont de Karim Kacel.
Puissiez vous avoir le bonheur de partager un jour ce moment d’éternité que nous offre Kacel lors de ses concerts. Et quel lieu mieux que Carthage pour vivre ça !!!
Crédits Presse :
F.B.G Communication
www.fbg-communication.com
Karim Kacel est sans doute le premier chanteur issu de l'immigration nord-africaine à avoir émergé dans le paysage musical français au tout début des années 80.Avec des chansons qui
s'inscrivent de plain-pied dans le patrimoine le plus classique de la chanson française.Un style, une voix, une présence qui font de Kacel un chanteur atypique de grand talent. Bluesville est un regard vers ce passé si riche et une ouverture vers un futur plus serein. Un spectacle tout en sourire et en émotion, agrémenté de quelques fous rires et petites larmes versées. Sur scène, Karim Kacel se métamorphose, bête de scène il a récolté au fil de sa carrière bien des récompenses, ce qui l’a relégué à devenir presque malgré lui, un doyen dans la chanson française. L'année de son troisième album, Sans en avoir l'air , il reçoit en 88 le Piaf du meilleur spectacle pour son passage à l'Olympia. En 89, c'est Léo Ferré en personne qui lui remet le prix Petit Robert du meilleur parolier lors des Francofolies de Montréal. Puis pendant de longues années, Kacel est devenu plus discret car il vendait moins de disque, privilégiant les concerts intimistes. A un point que les générations actuelles ont du mal à savoir qui il est.
Epreuve du temps et des modes musicales, alors qu’il a choisi de continuer sa carrière loin des médias, on le retrouve en mars 2002 avec Rien que pour toi . Il y rend hommage à la Kabylie mais aussi à la Bretagne, où il a choisi de s’établir. Son 14e album « Bluesville », reste très empreint des choses de la vie. Kacel est un chanteur de l’humain et de l’universel.
Dans « les mots que l’on dit » il chante la force des mots et leur pouvoir sur l’autre, avec ce dédoublement d’un homme qui a choisi d’honorer les deux cultures qui le caractérise. Regarder d’où on vient pour mieux tracer son chemin, dans cette quête effrénée de l’identité et du partage.« Les plus grands séducteurs, sont tous des anciens moches » déclame t-il avec la force d’une autodérision, qui révèle également la difficulté d’un parcours où l’image de l’artiste, lui a parfois joué des tours.
« N’arrête pas de rêver, même si t’es le dernier » comme nous dit sa chanson, formidable leçon de persévérance humaine qui a conduit ce fils d’un ouvrier dans les mines, a concrétiser son rêve le plus fou : chanter et toucher l’autre.
Couleur, religion et culture confondues dans ce formidable don de soi pour mieux prendre de l’autre. Karim Kacel qui s’est produit deux fois en Tunisie, il y a dix ans, au théâtre de Tunis et à Sfax, se rappelle la chaleur du public tunisien « … cela m’avait beaucoup marqué et je m’en rappelle encore.. » lui qui nous avait confié, avoir eu peur du rejet du public tunisien par le simple fait que son répertoire ne vantait que la langue de Molière !
Karim Kacel voudrait encore se produire en Tunisie, et qui sait peut être un jour, au théâtre de Carthage pour se joindre dans le firmament des étoiles, là où ses aînés qui ne sont plus, sont inscrits…
Comme un certain Léo Ferré, qui lui avait confié le secret « du chien de mer qu’il a libéré »… et pour celui ou celle qui n’est plus, Kacel d’ajouter « … comme tu me manques… » dans une magnifique chanson, car il y a des vides dans une vie, qu’il est vain de tenter de combler…
Le spectacle Bluesville a affiché complet pendant six semaines à l’espace Kiron, il a pris fin le 10 novembre. L’album Bluesville est dans les bacs parisiens depuis ce mois d’octobre, les représentations du chanteur ont été accompagnées par le talent et la complicité du pianiste calabrais, Angelo Zurzolo. Les paroles et musiques de l’album sont de Karim Kacel.
Puissiez vous avoir le bonheur de partager un jour ce moment d’éternité que nous offre Kacel lors de ses concerts. Et quel lieu mieux que Carthage pour vivre ça !!!
Crédits Presse :
F.B.G Communication
www.fbg-communication.com





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