La date du procès de l’affaire Ghofrane Haddaoui a été fixée au 10 avril 2007 aux Assises d'Aix-en-Provence à huis clos.
Mme Monia Haddaoui a publié un livre (Ils ont lapidé Ghofrane) publié le 8 mars où elle raconte l'histoire de sa fille Ghofrane et son propre combat.
Mme Hadaoui a mené une enquête qui lui a permis de retrouver et de livrer à la justice des participants à l’assassinat de sa fille.
Mme Hadaoui a créé une cellule de soutien pour le procès de Ghofrane. en espérant que les gens vont la soutenir pour le procès qu’elle espère juste et équitable. « C'est tout ce que je demande, moi. S'il y a eu des erreurs, on les étale, comme l'affaire d'Outreau, et qu'ils me disent : 'on s'excuse, on s'est trompé'. C'est tout ce que je veux » a t-elle ajouté.
une reunion aura lieu le 6 AVRIL entre 19h et 22h à MARSEILLE pour preparer un rassemblement prévu pour le 13 avril , 4ème jour du procés.
un site dédié à Ghofrane www.pourghofrane.com pour servir de base d'informations et de point de contact a été mis en ligne.
Rappelons que le corps de Ghofrane avait été retrouvé à la mi-octobre 2004 dans un terrain vague des quartiers nord de Marseille. La jeune Ghofrane, d'origine tunisienne, avait été totalement défigurée à coups de pierres. Selon la mère de Ghofrane, sa fille a été victime d'un guet-apens monté par vengeance.
Lire aussi :
L'affaire Ghofrane : La mère insatisfaite du cours de l'enquête
Préface du livre ‘’ILS ONT LAPIDE GHOFRANE’’ par Jean-Claude Tourret *
Ce livre raconte le combat d’une femme dont la fille a été assassinée à coups de pierres dans la nuit du17 octobre 2004 à Marseille et qui lutte pour que la justice reconnaisse ce crime comme un véritable acte de barbarie.
Notre première rencontre avec Monia Haddaoui, lors d’un colloque organisé en 2005 par le Forum Femmes Méditerranée à Marseille à l’occasion de la Marche mondiale des femmes, nous a fait découvrir une mère pétrie de douleur mais portée par une énergie
farouche et déterminée à faire connaître et reconnaître la barbarie du crime dont sa fille avait été la victime.
Au cours des rencontres qui ont suivi, nous avons progressivement découvert une femme dont les circonstances et l’itinéraire ont révélé un courage, une détermination hors du commun, et dont le combat pour la vérité et la justice méritait d’être connu du plus grand nombre.
On a pour cela souhaité que Monia raconte son histoire comme elle l’avait vécue et comme elle continuera de la porter jusqu’à ce que la justice passe et qu’elle puisse, enfin, entamer son travail de deuil.
Ce livre n’est pas le résultat d’un travail d’enquête qui viendrait compléter ou contredire
celui de la justice dans la mesure où les circonstances qui ont pu conduire au meurtre,
si elles sont révélatrices d’un climat et d’un contexte, ne peuvent ni en expliquer et encore moins en effacer l’horreur et le caractère insoutenable dans une société démocratique et portée par un idéal de justice.
C’est le récit, jour après jour, d’une femme qui, tout d’abord accompagnée, puis délaissée par les médias, s’est retrouvée seule face à un système judiciaire qui, aujourd’hui encore, refuse de reconnaître la gravité de l’acte qui a été commis.
Son énergie, elle l’a mise, pendant les semaines qui ont suivi la mort de sa fille, dans la recherche de la vérité, n’hésitant pas à mener avec ses enfants une véritable enquête policière qui a débouché sur l’identification des coupables. Elle la met à présent sur le
terrain juridique pour obtenir une qualification en conformité avec les faits et circonstances de l’assassinat dont sa fille a été victime.
Le lecteur notera également que cette détermination s’exprime sans haine vis-à-vis de
ceux qui vont avoir à répondre de ce crime, ni volonté de stigmatisation vis-à-vis de telle
ou telle catégorie de la population. Si haine il y a, c’est contre l’intériorisation du sexisme
chez certains jeunes de banlieue et, plus généralement, contre toutes les formes de violence dont les femmes sont aujourd’hui victimes.
Mais, et c’est le sens de notre engagement, le combat de Monia Haddaoui est aussi un combat pour des valeurs de respect et de tolérance dans une société multiculturelle de plus en plus travaillée par l’intégrisme, le racisme et le fanatisme. C’est donc un combat pour le « savoir-vivre ensemble » sans lequel nulle société ne saurait perdurer.
Je tiens, enfin, à remercier Mme Antoinette Fouque et les éditions Des femmes d’avoir
relayé notre action en apportant leur soutien à Monia et fait en sorte que son combat soit porté dans l’espace public. Ce combat rejoint celui, plus large, qu’elles mènent contre toutes les violences faites aux femmes.
Jean-Claude Tourret
Délégué général
Institut de la Méditerranée. MARSEILLE
Mme Monia Haddaoui a publié un livre (Ils ont lapidé Ghofrane) publié le 8 mars où elle raconte l'histoire de sa fille Ghofrane et son propre combat.
Mme Hadaoui a mené une enquête qui lui a permis de retrouver et de livrer à la justice des participants à l’assassinat de sa fille.
Mme Hadaoui a créé une cellule de soutien pour le procès de Ghofrane. en espérant que les gens vont la soutenir pour le procès qu’elle espère juste et équitable. « C'est tout ce que je demande, moi. S'il y a eu des erreurs, on les étale, comme l'affaire d'Outreau, et qu'ils me disent : 'on s'excuse, on s'est trompé'. C'est tout ce que je veux » a t-elle ajouté.
une reunion aura lieu le 6 AVRIL entre 19h et 22h à MARSEILLE pour preparer un rassemblement prévu pour le 13 avril , 4ème jour du procés.
un site dédié à Ghofrane www.pourghofrane.com pour servir de base d'informations et de point de contact a été mis en ligne.
Rappelons que le corps de Ghofrane avait été retrouvé à la mi-octobre 2004 dans un terrain vague des quartiers nord de Marseille. La jeune Ghofrane, d'origine tunisienne, avait été totalement défigurée à coups de pierres. Selon la mère de Ghofrane, sa fille a été victime d'un guet-apens monté par vengeance.
Lire aussi :
L'affaire Ghofrane : La mère insatisfaite du cours de l'enquête
Préface du livre ‘’ILS ONT LAPIDE GHOFRANE’’ par Jean-Claude Tourret *
Ce livre raconte le combat d’une femme dont la fille a été assassinée à coups de pierres dans la nuit du17 octobre 2004 à Marseille et qui lutte pour que la justice reconnaisse ce crime comme un véritable acte de barbarie.
Notre première rencontre avec Monia Haddaoui, lors d’un colloque organisé en 2005 par le Forum Femmes Méditerranée à Marseille à l’occasion de la Marche mondiale des femmes, nous a fait découvrir une mère pétrie de douleur mais portée par une énergie
farouche et déterminée à faire connaître et reconnaître la barbarie du crime dont sa fille avait été la victime.Au cours des rencontres qui ont suivi, nous avons progressivement découvert une femme dont les circonstances et l’itinéraire ont révélé un courage, une détermination hors du commun, et dont le combat pour la vérité et la justice méritait d’être connu du plus grand nombre.
On a pour cela souhaité que Monia raconte son histoire comme elle l’avait vécue et comme elle continuera de la porter jusqu’à ce que la justice passe et qu’elle puisse, enfin, entamer son travail de deuil.
Ce livre n’est pas le résultat d’un travail d’enquête qui viendrait compléter ou contredire
celui de la justice dans la mesure où les circonstances qui ont pu conduire au meurtre,
si elles sont révélatrices d’un climat et d’un contexte, ne peuvent ni en expliquer et encore moins en effacer l’horreur et le caractère insoutenable dans une société démocratique et portée par un idéal de justice.
C’est le récit, jour après jour, d’une femme qui, tout d’abord accompagnée, puis délaissée par les médias, s’est retrouvée seule face à un système judiciaire qui, aujourd’hui encore, refuse de reconnaître la gravité de l’acte qui a été commis.
Son énergie, elle l’a mise, pendant les semaines qui ont suivi la mort de sa fille, dans la recherche de la vérité, n’hésitant pas à mener avec ses enfants une véritable enquête policière qui a débouché sur l’identification des coupables. Elle la met à présent sur le
terrain juridique pour obtenir une qualification en conformité avec les faits et circonstances de l’assassinat dont sa fille a été victime.
Le lecteur notera également que cette détermination s’exprime sans haine vis-à-vis de
ceux qui vont avoir à répondre de ce crime, ni volonté de stigmatisation vis-à-vis de telle
ou telle catégorie de la population. Si haine il y a, c’est contre l’intériorisation du sexisme
chez certains jeunes de banlieue et, plus généralement, contre toutes les formes de violence dont les femmes sont aujourd’hui victimes.
Mais, et c’est le sens de notre engagement, le combat de Monia Haddaoui est aussi un combat pour des valeurs de respect et de tolérance dans une société multiculturelle de plus en plus travaillée par l’intégrisme, le racisme et le fanatisme. C’est donc un combat pour le « savoir-vivre ensemble » sans lequel nulle société ne saurait perdurer.
Je tiens, enfin, à remercier Mme Antoinette Fouque et les éditions Des femmes d’avoir
relayé notre action en apportant leur soutien à Monia et fait en sorte que son combat soit porté dans l’espace public. Ce combat rejoint celui, plus large, qu’elles mènent contre toutes les violences faites aux femmes.
Jean-Claude Tourret
Délégué général
Institut de la Méditerranée. MARSEILLE





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