Tunisie : Célébrer la mémoire d’Ibn Khaldoun



Célébrer la mémoire d'Ibn Khaldoun, à l'occasion du sixième centenaire de sa mort, relève sans doute de la reconnaissance des pouvoirs publics à l’égard des précurseurs, des fils du pays, ceux qui, chacun à sa manière et selon sa vocation, ont apporté une pierre à l’édifice national, mais aussi à l’édifice international.

A sa manière l’ERTT célébrera cet événement en produisant un feuilleton consacré au précurseur de la sociologie moderne.
C’est un feuilleton qui sera réalisé par Chawki Mejri et écrit par le jeune Boukthir Doum.

D’autre part, deux grands événements sont déjà programmés à l’occasion du sixième centenaire de la mort d’Ibn Khaldoun . Le premier consiste en le congrès international sur Ibn Khaldoun qui sera organisé au mois de mars 2006 à Beït El Hikma et le second est le spectacle d’ouverture du Festival international de Carthage. Il s’agit de la mise en scène par Mohamed Driss du texte de Ezzeddine Madani Ala al bahr al ouafer.






Qui est Ibn Khaldoun ?


Ibn Khaldoun (1331-1406), a été l'un des premiers théoriciens de l'histoire des civilisations. Arnold Toynbee dit de lui qu'il a conçu et formulé une philosophie de l'Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays.


Ce personnage hors pair, considéré comme l’un des plus grands historiens de tous les temps et surtout comme étant le précurseur de la sociologie moderne, est né à Tunis (rue Tourbet El Bey) d’une famille venue d’Andalousie avec, semble-t-il, la première vague d’émigration du début du XIIIe siècle. Mais ses véritables et lointaines origines sont arabes et de Hadhramaout précisément. C’est lui qui nous le dit dans son autobiographie.

Son arrière-grand-père était ministre des Finances sous les Hafsides, et son père, lui-même un fin lettré, le guida dans ses études, nous le disait-il dans son autobiographie où il nous cita également ses grands maîtres de la Zitouna, desquels il a appris les sciences religieuses et rationnelles surtout Abû Abdallah Muhammad Al ‘Abuli versé dans les sciences rationnelles dont il fut l’un des plus brillants élèves.



- A 18 ans, encore tout jeune, il est nommé à Tunis garde du sceau du sultan hafside.

- Puis pendant 24 ans, jusqu’à l’âge de 42 ans, on le voit mener la vie d’un aventurier politique.

- De 42 à 46, ans il se retire dans la Qal’a d’Ibn Salama pour y rédiger sa Muqaddima et son Kitâb al ‘Ibar. Travail qu’il acheva à Tunis quatre ans plus tard.

-Enfin, à l’âge de la cinquantaine, on le voit partir pour Le Caire pour s’y consacrer à l’enseignement et exercer la fonction de cadi malékite.



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