« De Senghor, à Césaire, de Dib à de Chazal, nous sommes les voix du sud … »



Par Fériel Berraies Guigny. Paris
Dans sa revue trimestrielle des littératures d’Afrique, des Caraïbes et de l’Océan Indien, Cultures Sud/ Notre librairie, livre un vibrant hommage à des immortels. De Senghor père de la négritude à Césaire, de Mohammed Dib à Malcom de Chazal, la revue « Poésie, grandes voix du Sud » sortie ce 5 février 2007, nous propose un voyage exceptionnel qui retrace le parcours de certains des plus grands auteurs de la région, une plongée dans l’univers de leur intimité artistique.
Poésie résolument tournée vers les horizons lointains, pétrie d’une culture enracinée dans les mutations de l’histoire et des Hommes. L’agence Culture France, nous remémore tout un patrimoine culturel, au travers de ces cinq départements, tous axés sur le soutien à la création artistique, venue du Sud.




Léopold-Sédar Senghor est né le 9 octobre 1906 à Joal, petite ville côtière du Sénégal. Issu d'une famille riche, il a une enfance sans problème. Bachelier en 1928, il poursuit ses études à Paris. C'est l'époque où il rencontre Damas et Césaire avec lesquels il établit les fondements de la négritude. Premier agrégé africain de l'université, Senghor est avant la guerre de 39-45 professeur de Lettres. Il prend part à la campagne de France, est fait prisonnier en 1940 ; réformé pour maladie, il participe au Front National Universitaire. La même année, en 1945, il est élu député du Sénégal et publie son premier recueil Chants d'ombre. Il est ensuite élu en 1955 secrétaire d'Etat à la présidence du conseil avant de devenir en 1960 le premier Président de la République du Sénégal ; il le restera jusqu'en 1980. Docteur honoris causa de nombreuses universités, membre de l'Institut de France, le 2 juin 1983 il est élu à l'Académie française.


De nombreux documents inédits et entretiens, des textes et des iconographies, viennent illustrer les œuvres de ces hommes, tous visionnaires pour leur époque. Apportant un éclairage d’ambiance, une sorte de mise en scène de l’œuvre, de l’artiste, tout un bouillonnement artistique, nous rappelle l’immense patrimoine d’une culture sud plurielle. Ou la vitalité de la Francophonie dans ce qu’elle a de plus noble. De la colonisation, à la décolonisation, de l’esclavage à la négritude, de la vie d’un ancêtre à l’odeur d’un sentier, tout est prétexte à faire chanter une Afrique toujours aussi vivante. Une Afrique chantée par des plumes au talent infini, plaidoyer d’un amour indéfectible pour une terre qui continue de marquer.



Aimé Césaire est né en Martinique en 1913. Il obtient en 1931 une bourse qui lui permet de suivre des études supérieures à Paris. En 1934, il fonde la revue l'Etudiant noir avec Senghor, Damas, Sainville et Maugée, puis entre à l'Ecole Normale Supérieure. En 1936 il commence à écrire et en 1939 retourne en Martinique où il enseigne au lycée de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques. A partir de 1945, date de son élection à la mairie de Fort de France puis à la députation, il mène une double carrière : homme politique et écrivain.

Descendant d'une famille vivant sur l'Ile Maurice depuis 1760, Malcolm de Chazal est envoyé à l'âge de seize ans étudier les techniques de l'industrie sucrière aux Etats-Unis dans une université d'où il ressort diplômé. Après avoir travaillé à Cuba et avoir séjourné en France en 1925, il rentre sur son île natale où il devient fonctionnaire du service des télécommunications jusqu'à sa retraite en 1957. Parallèlement, il écrira de nombreux ouvrages d'économie politique, des poèmes et fera de la peinture au style un peu naïf. Au niveau littérature, il a été surtout connu pour 'Sens plastique'. Malcolm de Chazal a toujours refusé d'être caractérisé comme étant un surréaliste comme l'avait proposé André Breton.

Dignes héritiers de Victor Hugo ou de Balzac, les œuvres de ces grands hommes seraient cependant restées plus confidentielles sans le travail de toute l’agence « Cultures France » et son équipe, dont la vocation principale est d’améliorer les échanges culturels entres les deux Continents. Une politique que l’agence n’a de cesse d’appliquer dans le souci de promouvoir la création artistique sous toutes ces formes.
Cette revue, première du genre, outre l’information quant à l’actualité littéraire, a pour objectif d’aider à la circulation des auteurs à l’étranger. Véritable plateforme au service de la création artistique, Cultures France, prévoit plusieurs manifestations culturelles qui vont viendront se greffer à la sortie de cette revue. Ce 21 février 2007, séance de lecture avec le comédien Jacques Martial. Le 10 mars, lancement dans la salle de lecture du musée du quai Branly, des printemps des poètes, où la création artistique sous toutes ces formes, sera à l’honneur. Du 23 au 27 mars au salon du livre de Paris, une librairie Afrique et Caraïbes sera présente avec une séance de signatures, réunissant une quarantaine d’auteurs venus de cette région. Cette librairie réunira par ailleurs, un bon nombre d’ouvrages qui auront été édités dans les pays d’origine.
Mohamed Dib, né en 1920 à Tlemcen, en Algérie et mort le 2 mai 2003 à La Celle Saint Cloud, est un des grands écrivains de langue française. Installé en France depuis 1959, il fut l'ami d'Aragon, de Guillevic.

Crédits :
Presse : Courtesy of Fériel Berraies Guigny. Paris
CULTURESFRANCE : Avec l’aimable Collaboration de Tahar Bekri, membre du Conseil Scientifique de Cultures Sud et de Nathalie Philippe, Responsable d’édition. Département des publications et de l’Ecrit.
Site de Cultures France : www.cultures.france.com
1,bis avenue de Villars. F-75007 Paris




Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr







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