Nacer Khémir lauréat des prix Henri-Langlois



Les Prix Henri-Langlois ont été décernés lundi 12 février 2007 à Vincennes à l'issue des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine qui se sont tenues du 9 au 12 février. La fréquentation de ses Rencontres a été exceptionnelle (4.300 personnes) pour un festival qui fêtait cette année seulement sa deuxième édition. La remise des prix a eu lieu dans l'auditorium Jean-Pierre Miquel de Vincennes devant plus de 300 personnes.

Les prix ont donc été décernés à :


- Francesco Rosi, réalisateur italien, pour l’ensemble de son œuvre. Retenu en Italie il a lors d'un duplex déclaré : « Henri-Langlois a été l’un des grands personnages du 7e art. Chacun de nous doit respecter son travail de préservation et son engagement fondamental, encore plus aujourd’hui, pour sauvegarder le patrimoine cinématographique ».

- Nacer Khémir, réalisateur tunisien, pour son film Bab’aziz, le prince qui contemplait son âme, fable et véritable hymne poétique. Il a déclaré qu'il était très honoré et qu'il avait dans l'idée de réaliser prochainement un film à Paris.

- Souleymane Cissé, réalisateur malien, premier cinéaste africain à avoir été primé à Cannes en 1987 pour son long métrage Yeelen

- Robert Guédiguian, réalisateur et producteur français pour son film Voyage en Arménie. C'est son épouse Ariane Ascaride qui est venue recevoir son prix.

- Sandrine Bonnaire, pour l’exemplarité de ses choix et de son parcours cinématographique. Le prix lui a été remis par un invité surprise, à savoir Pierre Jolivet, réalisateur du film Je crois que je l'aime dans lequel Sandrine Bonnaire donne la réplique à Vincent Lindon. J’ai bientôt 40 ans et ça fait 23 ans que je fais ce métier. J’ai été très gâtée. Je souhaite à toutes les jeunes comédiennes de tourner avec des Pialat ou des Chabrol.
Mais, je suis comme une amoureuse transie d’Alain Resnais que j’attends depuis vingt-trois ans. On a failli tourner ensemble, ça ne s’est jamais fait : je serai patiente. »

- Jacques Perrin, comédien, réalisateur et producteur. Le prix lui a été remis par Jérôme Seydoux qui a salué l’engagement, l’ampleur et l’audace de ses productions .

- Un Prix Henri-Langlois d’honneur a également été remis à Alain Resnais, réalisateur et producteur français, pour l’ensemble de sa carrière et son apport au cinéma mondial. Avec beaucoup d'émotion le réalisateur a rappelé ses rencontres avec Henri Langlois véritable poisson volant .


Au cours de la cérémonie, trois hommages sont également été rendus :

- à Charles Pathé, à l’occasion du 50e anniversaire de sa disparition. Charles Pathé fonda, à Vincennes, la première entreprise cinématographique française puis mondiale. Prix remis à deux de ses filles, Odile Boulloche et Denise Vernier-Palliez

- à la Cinémathèque de Bologne : prix remis à son directeur artistique, Guy Borlée - au Fonds russe du cinéma : prix remis à Richard Delmotte, président d’Arkéion films.

A l'issue de cette cérémonie le maire de Vincennes, Laurent Lafon, a annoncé que les Rencontres internationales du cinéma de patrimoine se tiendraient à nouveau l'année prochaine. Quand on entend, un après-midi de février 2007, le rire d'un enfant devant un film de Max Linder, on se dit que ce rire a traversé le siècle et qu'il est donc important et nécessaire de soutenir le patrimoine cinématographique, pour que ce rire ne disparaisse pas .



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