Accueil, mon oeil!



A chaque fois qu'un nouveau commerce ouvre ses
portes et ses vitrines (ou plutôt ses tiroirs
caisses), l'accueil des commerçants est un vrai régal.

Correction, sourire, serviabilité, facilités et

professionnalisme charment les clients-consommateurs.

Mais une fois le commerce établi et sa réputation
acquise, l'approche commerciale change. Fini l'accueil
agréable.

On peut faire le tour des commerces et chercher une
contre-indication. Rares sont ceux qui offrent une
qualité de service dans la continuité. Et ceci crée
une relation « irritée » entre le consommateur et le
prestataire de service. Du coup, dès qu'on tombe sur
quelqu'un qui fait correctement son travail et qui
nous en offre pour notre argent, on s'accroche et on
essaie d'être fidèle à son commerce.

La notion de client roi n'est pas encore enracinée
chez les commerçants. Est-ce trop demander que d'être
traité correctement ? Notre pays évolue, nos produits
répondent de plus en plus aux normes internationales
et nos services génèrent un taux élevé de croissance
mais les commerçants ne suivent pas de trop près cette
évolution.

L'ODC rame parfois dans le vide, son action bute
sur son aspect préventif et consultatif. Il est temps
qu'elle ait un véritable pouvoir de réprimande. Et
pourquoi ne pas combiner son action avec le ministère
de la justice et celui du commerce. Pour chaque
plainte de consommateur, elle doit avoir les outils
juridiques nécessaires pour mener une enquête et
surtout prendre les dispositions adéquates afin de «
punir » le fautif. Ce n'est qu'ainsi que les droits
des consommateurs pourraient être réellement protégés.

Hatem BELHAJ


Le temps



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