Le retour à la croissance favorise le développement en Afrique, selon des experts à Tunis



APA, Tunis - La première conférence économique de la Banque africaine de développement (BAD) "accélérer le développement de l’Afrique 5 ans après le début du 20 e siècle" s’est ouverte mercredi, à Gammarth, près de Tunis.

"La BAD aspire à devenir une tribune pour les chercheurs et producteurs d’idées", a déclaré le président de la BAD, Donald Kaberuka, à l’ouverture des travaux.


Cette conférence, a-t-il souligné, est la première d’une série de réunions annuelles "pour impliquer les chercheurs dans la production d’idées visant à accélérer le développement du continent".

M. Kaberuka a appelé les Africains à "réunir les chercheurs qui travaillent encore d’une manière isolée", annonçant par la même occasion que les effets du changement climatique sur le développement de l’Afrique et les moyens de débloquer les négociations internationales sur le commerce figurent parmi les dossiers à explorer.

"L’Afrique a progressé et de nombreux pays affichent un taux de croissance de 6%, mais l’ensemble demeure vulnérable", a prévenu le patron de la BAD.

Le chercheur français Patrick Guillaumont a pour sa part affirmé que le début de ce siècle a été marqué par le retour de la croissance en Afrique après des années de stagnation, précisant que cette croissance "se distingue par la persistance de la vulnérabilité économique du continent".

Il s’agit, a-t-il dit, de l’instabilité climatique (baisse tendancielle des pluviométries), de l’instabilité des exportations des biens et services, et celle du taux d’investissement et des taux de change.

"L’Afrique apparaît plus vulnérable que les autres régions en développement en raison du retard accumulé, de l’instabilité provoquée par des chocs naturels ou externes", a-t-il dit, suggérant aux bailleurs de fonds de "compenser rapidement sinon automatiquement" cette vulnérabilité.

Il a aussi analysé la vulnérabilité politique, économique et sociale, qui handicape la croissance.

Divers experts et représentants d’organismes de développement nationaux et régionaux dont une trentaine d’universitaires et chercheurs travaillant sur le développement en Afrique prennent part à cette conférence qui se poursuivra jusqu’a vendredi prochain.

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