L'écrivain et journaliste français Richard Labevière a publié son dernier ouvrage,/le grand retournement .. Bagdad, Beyrouth/, dans lequel il procède à une recherche sur les mobiles du crime qui avait coûté la vie à l'ancien Premier Ministre libanais Rafic el-Hariri, suivant la thèse: A qui profite le crime.
"Ce livre trace la fin de la politique française au Moyen-Orient et comment le président Jacques Chirac avait sacrifié 40 ans de diplomatie française sur l'autel de l'homme d'affaires Rafic el-Hariri", lit-on à la couverture arrière du livre de 357 pages dont la couverture reproduit les lieux du crime qui avait emporté Hariri qui, selon l'auteur, aurait soutenu financièrement, à plusieurs reprises, son amis Chirac depuis que ce dernier était chef de la municipalité de Paris.
Le livre indique que la résolution 1559 n'était que le fruit de le virement français dans les relations avec les Etats-Unis d'Amérique, lequel a commencé en 2003 pour arriver à l'état de subordination. Il révèle des secrets sur les rencontres américano-françaises et affirme que la première apparition de l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, sur l'écran de la télévision d'al-Arabyah, était l’œuvre des services secrets américains et français.
L'auteur commence son œuvre par un entretien avec l'ancien
directeur de la sûreté publique libanaise, le général Jamil al-Sayyed, le dernier avant son arrestation, lui et trois autres officiers, dans lequel celui-ci parlait des deux étapes d'avant et d'après l'assassinat de Hariri.
Il passe ensuite au rapport de l'Allemand Detlev Mehlis qu'il met en doute, affirmant que la prestation de celui-ci est à l'origine de la froideur de la Syrie à son égard.
L'essentiel dans ce livre, c'est qu'il fait une sorte de jugement de l'ère Chirac, et du trio qui avait travaillé aux côtés du "seigneur de l'Elysée" pour un rapprochement avec les Etats-Unis et la formulation de la 1559, soit son Conseiller, Maurice Gourdalt-Montagne, et ses ambassadeurs à Washington, Jean David Levitte, et à Beyrouth, Bernard Aimyé.
L'auteur trace trois dates importantes avant la 1559:
1/ le sommet des huit à Evian (juin 2003), début de la détente dans les relations franco-américaines.
2/ L'automne 2003, début de l'histoire secrète de la résolution qui avait commencé par une visite de Montagne à Damas porteur d'une sommation à la Syrie de quitter le Liban et de tirer leçon des résultats de la guerre américaine contre l'Irak.
3/ Juin 2004, la rencontre Bush-Chirac en marge des festivités du 60ème anniversaire du débarquement de la Normandie.
Avant, selon l'auteur, le président Chirac aurait demandé à son ambassadeur à Washington de présenter des suggestions pour approfondir les relations franco-américaines et tourner la page des divergences qui avait suivi le refus par la France de la guerre contre l'Irak. "C'est alors qu'avait proposé Levitte le dossier libanais pour en être le pilier; et c'est-ce qu'il fut", a indiqué l'auteur, rapportant les propos de Chirac à Bush lors de leur rencontre insinuant une rupture entre la Syrie et le Liban qui, prédisait-il, amènera la chute "du régime alaouite" à Damas, et la réponse de Bush lui disant: vous connaissez le dossier, allez et nous vous suivrons. "Et la roue de la 1559 a tourné, et la résolution a été rédigée fin juillet à la maison de Rafic el-Hariri en Sardaigne", indique le livre.
L'auteur ajoute que les Américains, et la secrétaire d'Etat Rice en était stupéfaits, mais que les rencontres s'étaient suivies entre Montagne et Rice, et entre des responsables français et le Conseiller présidentiel américain Eliot Abrams, qui était, lui, clair: il est temps d'envisager un Moyen-Orient où la Syrie serait faible, romprait ses liens avec l'Iran et signerait un accord avec Israël. Quant à l'alliance stratégique régionale, il serait israélo-turque.
L'auteur rappelle une rencontre entre Chirac et Bush à la table de l'ambassadeur US à Bruxelles, huit jours après l'assassinat de Hariri. "A cette rencontre, Chirac était catégorique: c'est le régime syrien qui avait assassiné Hariri, tout autre propos n'est que baliverne", indique le livre précisant que Chirac avait poursuivi: "Nous ne pouvons pas dire vouloir la démocratie et laisser étouffer le seul pays où elle existe (le Liban), mais il nous faut travailler avec habileté pour ne pas entrer en confrontation avec la Syrie qui réussira à se procurer une solidarité arabe. Notre objectif est de libérer le Liban de la domination syrienne. Une partie de l'économie syrienne repose sur les richesses des Libanais, exploitées par le régime de corruption organisée des mafias des deux pays. La minorité alaouite est le dernier régime stalinien et le Liban est son cheval de Troie".
Chirac semble avoir répété, ajoute le livre, lors de cette rencontre que l'application de la 1559 serait mortelle pour le régime syrien, mais que sans son application il faut prévoir des élections libanaises ni libres ni démocratiques, et qu'alors il serait possible de retourner au Conseil de Sécurité pour imposer des sanctions; des sanctions financières directes et indirectes, insinuant que le régime syrien vole le Liban à travers les têtes de l'Etat.
L'auteur du livre fait noter que les Etats-Unis avait toujours conseillé l'envoi d'une personne à Damas pour lui transmettre les sommations et pour conseiller les Syriens de s'engager envers la légalité internationale.
La secrétaire d'Etat US, Rice, note le livre, disait à ses interlocuteurs français la nécessité du maintenir les pressions sur la Syrie et d'envoyer un émissaire à Damas pour lui dire "nous vous tenons et que les choses promettent de s'aggraver, mais vous pouvez choisir: ou bien vous cessez toute intervention au Liban, vous arrêtez votre appui à Hezbollah et vous adoptez lors de Congrès du Parti Baas un programme de réformes politiques et économiques, où vous ne recouvrerez pas le Golan.
Pour Montagne, la France préférait faire discrètement et ne pas donner l'impression de vouloir renverser le régime syrien, a fait noter l'auteur du livre qui ajoute que Rice insistait pour que le président Bachar al-Assad comprenne que son régime est en danger et que la communauté internationale pouvait le sauver à condition de changer de positions. Rice insistaient, indique le livre, sur la contribution du représentant du secrétaire général des Nations Unies, Terje Roed Larsen dans l'affaire.
Labevière a poursuivi que la fragilité du rapport Mehlis et le maintien par le président Lahhoud dans son poste ont amené alors les services secrets américains, en collaboration avec leurs confrères français à, préparer l'apparition de l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, qui s trouvait en France, à la télévision al-Arabya.
Dans une conférence de presse qu'il a tenue au Club de la presse arabe à Paris pour parler de son oeuvre, M. Labevière a repris ses idées inclues dans son livre, critiquant la politique du président Chirac "qui, pour ses relations intimes avec la famille Hariri, a sacrifié 40 ans de diplomatie traditionnelle française et s'est éloigné des principes de gaullistes.
"Les liens du président Chirac avec Hariri étaient devenus le promoteur de la politique française", a critiqué M. Labevière, déplorant la nouvelle ère de la politique française où, a-t-il précisé, on n'entendait plus les principes et les valeurs français.
M. Labevière a qualifié le rapport Mehlis de politisé "ce qui explique le non désir de la Syrie de traiter avec lui", affirmant que la Syrie n'a aucun intérêt dans la disparition de Hariri.
Il a affirmé que la sortie des troupes syriennes du Liban avait jeté le pays dans l'anarchie.
Quand à la dernière agression israélienne contre le Liban (juillet), M. Labevière a souligné que le président Chirac s'attendait à ce que l'agression anéantisse Hezbollah dans cinq jours.
Gh.H. (SANA)
A lire de toute urgence le remarquable livre : Le Grand retournement, Bagdad-Beyrouth, de Richard Labévière, Editions Seuil.
L’auteur, en véritable géopolitologue, met à plat la politique libanaise de Chirac, à travers notamment la mise en œuvre américano-française de la résolution 1559. Le livre va même au-delà de cette problématique, en consacrant un chapitre extrêmement bien documenté sur le fameux « Grand-Moyen-Orient » (GMO) [Le Grand Moyen-Orient, l’Otan et l’Empire pp. 284-302].
Richard Labévière, avec un ton très personnel, iconoclaste, voire dérangeant, nous livre des éléments très pertinents, constamment contextualisés, sur la politique étrangère de la France et les grands sujets de l’actualité internationale.
Excellent travail, dont on n’est pas sûr que la grande presse en parle, tant les vérités crues sont dites.
H Ben Yaiche
Pourquoi la France, résolument opposée à la seconde guerre contre l'Irak en février 2003, a-t-elle changé délibérément de politique ? Ce livre raconte comment fut sonné le glas de la politique française au Proche-Orient, comment Jacques
Chirac sacrifia quarante ans de diplomatie sur l'autel de son amitié avec l'homme d'affaires Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban. Faisant le récit des discrètes tractations franco-américaines, comportant des révélations sur la libération des
journalistes français otages en Irak et sur la décapitation des services secrets français, cette enquête permet de comprendre la perte d'influence de la diplomatie française et ouvre des pistes pour résister.
Richard Labévière est rédacteur en chef à Radio France internationale (RFI). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Les Dollars de la terreur - Les Etats-Unis et les Islamistes (Grasset, 1999), Oussama Ben Laden ou le Meurtre du père (Favre, 2001) et Les Coulisses de la terreur (Grasset, 2003).
"Ce livre trace la fin de la politique française au Moyen-Orient et comment le président Jacques Chirac avait sacrifié 40 ans de diplomatie française sur l'autel de l'homme d'affaires Rafic el-Hariri", lit-on à la couverture arrière du livre de 357 pages dont la couverture reproduit les lieux du crime qui avait emporté Hariri qui, selon l'auteur, aurait soutenu financièrement, à plusieurs reprises, son amis Chirac depuis que ce dernier était chef de la municipalité de Paris.
Le livre indique que la résolution 1559 n'était que le fruit de le virement français dans les relations avec les Etats-Unis d'Amérique, lequel a commencé en 2003 pour arriver à l'état de subordination. Il révèle des secrets sur les rencontres américano-françaises et affirme que la première apparition de l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, sur l'écran de la télévision d'al-Arabyah, était l’œuvre des services secrets américains et français.
L'auteur commence son œuvre par un entretien avec l'ancien
directeur de la sûreté publique libanaise, le général Jamil al-Sayyed, le dernier avant son arrestation, lui et trois autres officiers, dans lequel celui-ci parlait des deux étapes d'avant et d'après l'assassinat de Hariri.Il passe ensuite au rapport de l'Allemand Detlev Mehlis qu'il met en doute, affirmant que la prestation de celui-ci est à l'origine de la froideur de la Syrie à son égard.
L'essentiel dans ce livre, c'est qu'il fait une sorte de jugement de l'ère Chirac, et du trio qui avait travaillé aux côtés du "seigneur de l'Elysée" pour un rapprochement avec les Etats-Unis et la formulation de la 1559, soit son Conseiller, Maurice Gourdalt-Montagne, et ses ambassadeurs à Washington, Jean David Levitte, et à Beyrouth, Bernard Aimyé.
L'auteur trace trois dates importantes avant la 1559:
1/ le sommet des huit à Evian (juin 2003), début de la détente dans les relations franco-américaines.
2/ L'automne 2003, début de l'histoire secrète de la résolution qui avait commencé par une visite de Montagne à Damas porteur d'une sommation à la Syrie de quitter le Liban et de tirer leçon des résultats de la guerre américaine contre l'Irak.
3/ Juin 2004, la rencontre Bush-Chirac en marge des festivités du 60ème anniversaire du débarquement de la Normandie.
Avant, selon l'auteur, le président Chirac aurait demandé à son ambassadeur à Washington de présenter des suggestions pour approfondir les relations franco-américaines et tourner la page des divergences qui avait suivi le refus par la France de la guerre contre l'Irak. "C'est alors qu'avait proposé Levitte le dossier libanais pour en être le pilier; et c'est-ce qu'il fut", a indiqué l'auteur, rapportant les propos de Chirac à Bush lors de leur rencontre insinuant une rupture entre la Syrie et le Liban qui, prédisait-il, amènera la chute "du régime alaouite" à Damas, et la réponse de Bush lui disant: vous connaissez le dossier, allez et nous vous suivrons. "Et la roue de la 1559 a tourné, et la résolution a été rédigée fin juillet à la maison de Rafic el-Hariri en Sardaigne", indique le livre.
L'auteur ajoute que les Américains, et la secrétaire d'Etat Rice en était stupéfaits, mais que les rencontres s'étaient suivies entre Montagne et Rice, et entre des responsables français et le Conseiller présidentiel américain Eliot Abrams, qui était, lui, clair: il est temps d'envisager un Moyen-Orient où la Syrie serait faible, romprait ses liens avec l'Iran et signerait un accord avec Israël. Quant à l'alliance stratégique régionale, il serait israélo-turque.
L'auteur rappelle une rencontre entre Chirac et Bush à la table de l'ambassadeur US à Bruxelles, huit jours après l'assassinat de Hariri. "A cette rencontre, Chirac était catégorique: c'est le régime syrien qui avait assassiné Hariri, tout autre propos n'est que baliverne", indique le livre précisant que Chirac avait poursuivi: "Nous ne pouvons pas dire vouloir la démocratie et laisser étouffer le seul pays où elle existe (le Liban), mais il nous faut travailler avec habileté pour ne pas entrer en confrontation avec la Syrie qui réussira à se procurer une solidarité arabe. Notre objectif est de libérer le Liban de la domination syrienne. Une partie de l'économie syrienne repose sur les richesses des Libanais, exploitées par le régime de corruption organisée des mafias des deux pays. La minorité alaouite est le dernier régime stalinien et le Liban est son cheval de Troie".
Chirac semble avoir répété, ajoute le livre, lors de cette rencontre que l'application de la 1559 serait mortelle pour le régime syrien, mais que sans son application il faut prévoir des élections libanaises ni libres ni démocratiques, et qu'alors il serait possible de retourner au Conseil de Sécurité pour imposer des sanctions; des sanctions financières directes et indirectes, insinuant que le régime syrien vole le Liban à travers les têtes de l'Etat.
L'auteur du livre fait noter que les Etats-Unis avait toujours conseillé l'envoi d'une personne à Damas pour lui transmettre les sommations et pour conseiller les Syriens de s'engager envers la légalité internationale.
La secrétaire d'Etat US, Rice, note le livre, disait à ses interlocuteurs français la nécessité du maintenir les pressions sur la Syrie et d'envoyer un émissaire à Damas pour lui dire "nous vous tenons et que les choses promettent de s'aggraver, mais vous pouvez choisir: ou bien vous cessez toute intervention au Liban, vous arrêtez votre appui à Hezbollah et vous adoptez lors de Congrès du Parti Baas un programme de réformes politiques et économiques, où vous ne recouvrerez pas le Golan.
Pour Montagne, la France préférait faire discrètement et ne pas donner l'impression de vouloir renverser le régime syrien, a fait noter l'auteur du livre qui ajoute que Rice insistait pour que le président Bachar al-Assad comprenne que son régime est en danger et que la communauté internationale pouvait le sauver à condition de changer de positions. Rice insistaient, indique le livre, sur la contribution du représentant du secrétaire général des Nations Unies, Terje Roed Larsen dans l'affaire.
Labevière a poursuivi que la fragilité du rapport Mehlis et le maintien par le président Lahhoud dans son poste ont amené alors les services secrets américains, en collaboration avec leurs confrères français à, préparer l'apparition de l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, qui s trouvait en France, à la télévision al-Arabya.
Dans une conférence de presse qu'il a tenue au Club de la presse arabe à Paris pour parler de son oeuvre, M. Labevière a repris ses idées inclues dans son livre, critiquant la politique du président Chirac "qui, pour ses relations intimes avec la famille Hariri, a sacrifié 40 ans de diplomatie traditionnelle française et s'est éloigné des principes de gaullistes.
"Les liens du président Chirac avec Hariri étaient devenus le promoteur de la politique française", a critiqué M. Labevière, déplorant la nouvelle ère de la politique française où, a-t-il précisé, on n'entendait plus les principes et les valeurs français.
M. Labevière a qualifié le rapport Mehlis de politisé "ce qui explique le non désir de la Syrie de traiter avec lui", affirmant que la Syrie n'a aucun intérêt dans la disparition de Hariri.
Il a affirmé que la sortie des troupes syriennes du Liban avait jeté le pays dans l'anarchie.
Quand à la dernière agression israélienne contre le Liban (juillet), M. Labevière a souligné que le président Chirac s'attendait à ce que l'agression anéantisse Hezbollah dans cinq jours.
Gh.H. (SANA)
Présentation de H Ben Yaiche
A lire de toute urgence le remarquable livre : Le Grand retournement, Bagdad-Beyrouth, de Richard Labévière, Editions Seuil.
L’auteur, en véritable géopolitologue, met à plat la politique libanaise de Chirac, à travers notamment la mise en œuvre américano-française de la résolution 1559. Le livre va même au-delà de cette problématique, en consacrant un chapitre extrêmement bien documenté sur le fameux « Grand-Moyen-Orient » (GMO) [Le Grand Moyen-Orient, l’Otan et l’Empire pp. 284-302].
Richard Labévière, avec un ton très personnel, iconoclaste, voire dérangeant, nous livre des éléments très pertinents, constamment contextualisés, sur la politique étrangère de la France et les grands sujets de l’actualité internationale.
Excellent travail, dont on n’est pas sûr que la grande presse en parle, tant les vérités crues sont dites.
H Ben Yaiche
Présentation de l'éditeur
Pourquoi la France, résolument opposée à la seconde guerre contre l'Irak en février 2003, a-t-elle changé délibérément de politique ? Ce livre raconte comment fut sonné le glas de la politique française au Proche-Orient, comment Jacques
Chirac sacrifia quarante ans de diplomatie sur l'autel de son amitié avec l'homme d'affaires Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban. Faisant le récit des discrètes tractations franco-américaines, comportant des révélations sur la libération des
journalistes français otages en Irak et sur la décapitation des services secrets français, cette enquête permet de comprendre la perte d'influence de la diplomatie française et ouvre des pistes pour résister.
Biographie de l'auteur
Richard Labévière est rédacteur en chef à Radio France internationale (RFI). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Les Dollars de la terreur - Les Etats-Unis et les Islamistes (Grasset, 1999), Oussama Ben Laden ou le Meurtre du père (Favre, 2001) et Les Coulisses de la terreur (Grasset, 2003).





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