Appel aux autorités compétentes pour l’ouverture d’une enquête
Rarement un spectacle culturel a engendré un engouement tel que celui donné lundi et mardi derniers par l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze au Théâtre Municipal de Tunis.
Plus d’une semaine avant les représentations, une ruée formidable a été enregistrée aux guichets du Théâtre mais rare ceux qui ont pu obtenir leur billet à la régulière. Il y en a qui ont passé quatre à cinq heures dans les files d’attente, en vain ! Pourtant l’enceinte du Théâtre peut contenir jusqu’à 900 spectateurs.
Conséquence inéluctable de cette mauvaise organisation, le marché noir a fait son apparition avec ses effets les plus pervers. Un fléau qu’on croyait révolu après le tollé soulevé par des pratiques similaires lors de la CAN 2004 en février dernier.
Du coup, les prix des billets ont grimpé vertigineusement pour atteindre les 80 dinars voire 100 dinars la place !
Un citoyen , médecin de son état, nous a contacté pour se plaindre dudit phénomène sachant qu’il a alerté toutes les autorités concernées. Le citoyen affirme avoir remis à un responsable du théâtre municipal pour l’achat d’un certain nombre de billet avec la promesse de les lui remettre le soir après la rupture du jeûne.
Mais, ô grande fut sa surprise quand il s’est vu rembourser son argent au lieu des billets. Motif : « Un autre responsable, plus haut que lui, les a repris pour les revendre à un autre ! »
Résultat de ces manigances : ceux qui s’étaient présentés ou du moins, la majorité d’entre eux, n’ont pu obtenir le fameux billet alors que d’autres ont réussi à l’avoir par des circuits détournés.
Un appel est, donc, lancé pour que les autorités compétentes ouvrent une enquête sérieuse afin de faire la lumière surtout les zones d’ombres, délimiter, le cas échéant, les responsabilités et, pourquoi pas, prendre les mesures et les sanctions qui s’imposent. Le but final étant que ce genre de pratiques soit banni une fois pour toutes.
C’est l’ATESI ( Association Tunisienne d’Education Spécialisée et Intégrée), en collaboration avec le Ministère de la Culture, de la jeunesse et des loisirs, le Maire la ville de Tunis, la direction du Théâtre Municipal et de nombreux sponsors, qui dans le cadre de ses œuvres caritatives a organisé le one man show « Jamel 100% Debbouze » les 18 et 19 octobre au Théâtre Municipal de Tunis.
Une file d’attente à n’en plus finir pour enfin arriver à dégotter une place, dommage, il n’y en a pas eu pour tout le monde malgré les deux représentations que Jamel a bien voulu rajouter à son programme. Avec, deux soirées et quatre représentations, il tient la cadence. On s’en est rendu compte, on s’en est même étonné, mais Jamel est un véritable phénomène et les tunisiens en sont mordus.
Un somptueux théâtre, qui change du Bataclan ou de la Cigale, un public, une scène et lui, lui qui, à lui seul; a fait rire près de 2000 personnes par soir, jeunes et moins jeunes, riches et pauvres comme il aime à le rappeler, tous hilares en sont sortis fatigués de rire.
Pas encore 30 ans, regard espiègle et tenue insolente, Jamel Debbouze entre en scène sur une musique rap après qu’un talentueux grapheur lui ait peint (et non fait !) son portrait en blanc sur fond noir. Le ton est donné, musique et dynamisme, il arrive !
Une pêche d’enfer, une souplesse incroyable, sans produits dopants, il précise, ne boit pas, ne fume pas, mais s’éclate en jouant et avec son talent d’improvisateur et sa sensibilité d’acteur, il se sent porté par le public. Il parle de ce qu’il connaît véritablement bien, fait un constat de la société et particulièrement de la cité, une tranche de sa vie pas toujours très rose mais qu’il arrive à tourner en dérision de manière subtile et vraiment caustique. Si la cité se brouille, Jamel en ressent les effets dans une cavalcade grisante de situations et de personnages que ses frères Momo et Karim soutiennent largement.
Lundi dernier , c’est sûr, il a conquis le public et a fait naître une hystérie collective chez les 15-25 ans qui s’identifient au personnage. C’était la première fois qu’il venait en Tunisie, pas la dernière : « j’ai eu beaucoup de plaisir à jouer ici, dans des conditions optimales, dans ce magnifique théâtre et j’ai été très touché par la réceptivité et l’accueil du public alors oui, j’espère revenir très bientôt ». Reviendra-t-il avec ses histoires de cité ? Pas sûr, lors de la conférence de presse, il a avoué vouloir aborder le thème des femmes, sujet qui lui tient à coeur et qu’il prétend être encore un grand mystère pour lui (on a du mal à le croire !) mais, on l’attend au tournant ! Car son rendez-vous d’humour nous a bien fait marrer.
Nadia ZOUARI
Le Temps
Rarement un spectacle culturel a engendré un engouement tel que celui donné lundi et mardi derniers par l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze au Théâtre Municipal de Tunis.
Plus d’une semaine avant les représentations, une ruée formidable a été enregistrée aux guichets du Théâtre mais rare ceux qui ont pu obtenir leur billet à la régulière. Il y en a qui ont passé quatre à cinq heures dans les files d’attente, en vain ! Pourtant l’enceinte du Théâtre peut contenir jusqu’à 900 spectateurs.
Conséquence inéluctable de cette mauvaise organisation, le marché noir a fait son apparition avec ses effets les plus pervers. Un fléau qu’on croyait révolu après le tollé soulevé par des pratiques similaires lors de la CAN 2004 en février dernier.
Du coup, les prix des billets ont grimpé vertigineusement pour atteindre les 80 dinars voire 100 dinars la place !
Un citoyen , médecin de son état, nous a contacté pour se plaindre dudit phénomène sachant qu’il a alerté toutes les autorités concernées. Le citoyen affirme avoir remis à un responsable du théâtre municipal pour l’achat d’un certain nombre de billet avec la promesse de les lui remettre le soir après la rupture du jeûne.
Mais, ô grande fut sa surprise quand il s’est vu rembourser son argent au lieu des billets. Motif : « Un autre responsable, plus haut que lui, les a repris pour les revendre à un autre ! »
Résultat de ces manigances : ceux qui s’étaient présentés ou du moins, la majorité d’entre eux, n’ont pu obtenir le fameux billet alors que d’autres ont réussi à l’avoir par des circuits détournés.
Un appel est, donc, lancé pour que les autorités compétentes ouvrent une enquête sérieuse afin de faire la lumière surtout les zones d’ombres, délimiter, le cas échéant, les responsabilités et, pourquoi pas, prendre les mesures et les sanctions qui s’imposent. Le but final étant que ce genre de pratiques soit banni une fois pour toutes.
C’est l’ATESI ( Association Tunisienne d’Education Spécialisée et Intégrée), en collaboration avec le Ministère de la Culture, de la jeunesse et des loisirs, le Maire la ville de Tunis, la direction du Théâtre Municipal et de nombreux sponsors, qui dans le cadre de ses œuvres caritatives a organisé le one man show « Jamel 100% Debbouze » les 18 et 19 octobre au Théâtre Municipal de Tunis.
Une file d’attente à n’en plus finir pour enfin arriver à dégotter une place, dommage, il n’y en a pas eu pour tout le monde malgré les deux représentations que Jamel a bien voulu rajouter à son programme. Avec, deux soirées et quatre représentations, il tient la cadence. On s’en est rendu compte, on s’en est même étonné, mais Jamel est un véritable phénomène et les tunisiens en sont mordus.
Un somptueux théâtre, qui change du Bataclan ou de la Cigale, un public, une scène et lui, lui qui, à lui seul; a fait rire près de 2000 personnes par soir, jeunes et moins jeunes, riches et pauvres comme il aime à le rappeler, tous hilares en sont sortis fatigués de rire.
Pas encore 30 ans, regard espiègle et tenue insolente, Jamel Debbouze entre en scène sur une musique rap après qu’un talentueux grapheur lui ait peint (et non fait !) son portrait en blanc sur fond noir. Le ton est donné, musique et dynamisme, il arrive !
Une pêche d’enfer, une souplesse incroyable, sans produits dopants, il précise, ne boit pas, ne fume pas, mais s’éclate en jouant et avec son talent d’improvisateur et sa sensibilité d’acteur, il se sent porté par le public. Il parle de ce qu’il connaît véritablement bien, fait un constat de la société et particulièrement de la cité, une tranche de sa vie pas toujours très rose mais qu’il arrive à tourner en dérision de manière subtile et vraiment caustique. Si la cité se brouille, Jamel en ressent les effets dans une cavalcade grisante de situations et de personnages que ses frères Momo et Karim soutiennent largement.
Lundi dernier , c’est sûr, il a conquis le public et a fait naître une hystérie collective chez les 15-25 ans qui s’identifient au personnage. C’était la première fois qu’il venait en Tunisie, pas la dernière : « j’ai eu beaucoup de plaisir à jouer ici, dans des conditions optimales, dans ce magnifique théâtre et j’ai été très touché par la réceptivité et l’accueil du public alors oui, j’espère revenir très bientôt ». Reviendra-t-il avec ses histoires de cité ? Pas sûr, lors de la conférence de presse, il a avoué vouloir aborder le thème des femmes, sujet qui lui tient à coeur et qu’il prétend être encore un grand mystère pour lui (on a du mal à le croire !) mais, on l’attend au tournant ! Car son rendez-vous d’humour nous a bien fait marrer.
Nadia ZOUARI
Le Temps





Abdelhalim Hafed - موعود
Commentaires
0 de 0 commentaires pour l'article 888