La conférence du Pape sur “foi et raison” suscite des remous dans le monde musulman, contraignant le Vatican à faire une mise au point sur le sens des propos du chef de l'Eglise catholique.
Le pape, qui s'été exprimé mardi devant un parterre d'universitaires et de chercheurs à l'université de Ratisbonne, avait cité pour illustrer son propos un empereur byzantin du 14ème siècle interrogeant un savant musulman sur la guerre sainte (jihad) et la violence dans sa religion.
« Les musulmans choqués par les propos du Pape » écrit le quotidien français le Figaro.
« Le Parlement pakistanais a adopté à l'unanimité vendredi 15 septembre une résolution condamnant les propos du pape Benoît XVI sur l'Islam qualifiés d"'offensants" et exigeant des excuses du souverain pontife, écrit le nouvel observateur dans son édition en ligne. "Les remarques péjoratives du pape sur la philosophie du djihad (guerre sainte) et le prophète Mahomet ont blessé les sentiments du monde musulman et présentent le danger de répandre l'acrimonie parmi les religions", affirme la résolution.
« Le Guide suprême des Frères musulmans a appelé les Etats musulmans à envisager la rupture de leurs liens avec le Vatican si le pape ne retire pas ses propos récents sur l'islam ». Affirme l’Express.
« Le pape Benoît XVI était à peine rentré au Vatican après un voyage de six jours dans sa Bavière natale qu'une énorme polémique s'est mise à enfler dans le monde de l'islam. » écrit le quotidien français de gauche Libération.
Pour le quotidien britannique The Independent, « Un dignitaire turc qualifie de «haineuses» et «hostiles» les paroles de Benoît XVI. Le Vatican explique que le Pape respecte l'Islam mais rejette «les motivations religieuses de la violence». Ajoute le quotidien britannique.
Pour Le Times britannique Le pape ne voulait pas s’attaquer à l’Islam, le telegraph écrit que les propos du pape enflamment la colère des muslmans.
« Le Guide suprême des Frères musulmans a appelé les Etats musulmans à envisager la rupture de leurs liens avec le Vatican si le pape ne retire pas ses propos récents sur l'islam. » écrit Le quotidien allemand des affaires Handelsblatt.
"L'idée centrale de son discours, qui entrera dans l'histoire de l'Eglise, est nouvelle pour la papauté contemporaine", rappele le Süddeutsche Zeitung. "Benoît XVI a critiqué l'idée du djihad, la guerre sainte. Selon lui, la foi est responsable devant la raison, elle doit être ouverte au dialogue avec les autres religions et avec le monde laïque." Ainsi, le christianisme apparaît comme une synthèse de "foi biblique" et de "questionnement philosophique grec" ajoute le journal.
« des réactions de colère de l’Egypte du Golfe et de la Turquie » reporte la Stampa Synthèse Sonia S
En s’appuyant sur les travaux d’un professeur de Münster, Théodore Khoury, le Pape a cité le Coran, parlé de la jihad (la guerre sainte), des relations entre la religion, notamment musulmane, et la violence. Surtout, il a établi une distinction nette entre le christianisme et l’islam dans le domaine des rapports entre la raison et la foi. Pour le Pape, le christianisme s’est nourri de la rencontre intime entre la foi biblique et la philosophie grecque, et c’est en ce sens qu’il a forgé l’Europe. «Pour la doctrine musulmane», a-t-il déclaré, citant le professeur, «Dieu est absolument transcendant : sa volonté ne dépend d’aucune de nos catégories, même pas celles de la raison».
Benoît XVI de poursuivre en citant un dialogue du XVIème siècle, entre l’empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant perse avec qui il avait coutume de deviser sur les différences entre les deux religions. «Montre-moi, dit l’Empereur, ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses méchantes et inhumaines, comme son ordre de diffuser par les moyens de l’épée la foi qu’il professait». Les mots ne sont pas du Pape, mais le simple fait de les citer, en se limitant à qualifier ces propos de «brusques» et de «lourds», a provoqué l’émoi de nombreux représentants musulmans. D’autant que ce fameux dialogue entre l’empereur et le savant eut lieu cinquante ans avant la prise de Constantinople par les Ottomans.
tout le discours de Ratisbonne (anglais)
Le pape, qui s'été exprimé mardi devant un parterre d'universitaires et de chercheurs à l'université de Ratisbonne, avait cité pour illustrer son propos un empereur byzantin du 14ème siècle interrogeant un savant musulman sur la guerre sainte (jihad) et la violence dans sa religion.
« Les musulmans choqués par les propos du Pape » écrit le quotidien français le Figaro.
« Le Parlement pakistanais a adopté à l'unanimité vendredi 15 septembre une résolution condamnant les propos du pape Benoît XVI sur l'Islam qualifiés d"'offensants" et exigeant des excuses du souverain pontife, écrit le nouvel observateur dans son édition en ligne. "Les remarques péjoratives du pape sur la philosophie du djihad (guerre sainte) et le prophète Mahomet ont blessé les sentiments du monde musulman et présentent le danger de répandre l'acrimonie parmi les religions", affirme la résolution.
« Le Guide suprême des Frères musulmans a appelé les Etats musulmans à envisager la rupture de leurs liens avec le Vatican si le pape ne retire pas ses propos récents sur l'islam ». Affirme l’Express.
« Le pape Benoît XVI était à peine rentré au Vatican après un voyage de six jours dans sa Bavière natale qu'une énorme polémique s'est mise à enfler dans le monde de l'islam. » écrit le quotidien français de gauche Libération.
Pour le quotidien britannique The Independent, « Un dignitaire turc qualifie de «haineuses» et «hostiles» les paroles de Benoît XVI. Le Vatican explique que le Pape respecte l'Islam mais rejette «les motivations religieuses de la violence». Ajoute le quotidien britannique.
Pour Le Times britannique Le pape ne voulait pas s’attaquer à l’Islam, le telegraph écrit que les propos du pape enflamment la colère des muslmans.
« Le Guide suprême des Frères musulmans a appelé les Etats musulmans à envisager la rupture de leurs liens avec le Vatican si le pape ne retire pas ses propos récents sur l'islam. » écrit Le quotidien allemand des affaires Handelsblatt.
"L'idée centrale de son discours, qui entrera dans l'histoire de l'Eglise, est nouvelle pour la papauté contemporaine", rappele le Süddeutsche Zeitung. "Benoît XVI a critiqué l'idée du djihad, la guerre sainte. Selon lui, la foi est responsable devant la raison, elle doit être ouverte au dialogue avec les autres religions et avec le monde laïque." Ainsi, le christianisme apparaît comme une synthèse de "foi biblique" et de "questionnement philosophique grec" ajoute le journal.
« des réactions de colère de l’Egypte du Golfe et de la Turquie » reporte la Stampa Synthèse Sonia S
Qu’a dit Benoît XVI ?
En s’appuyant sur les travaux d’un professeur de Münster, Théodore Khoury, le Pape a cité le Coran, parlé de la jihad (la guerre sainte), des relations entre la religion, notamment musulmane, et la violence. Surtout, il a établi une distinction nette entre le christianisme et l’islam dans le domaine des rapports entre la raison et la foi. Pour le Pape, le christianisme s’est nourri de la rencontre intime entre la foi biblique et la philosophie grecque, et c’est en ce sens qu’il a forgé l’Europe. «Pour la doctrine musulmane», a-t-il déclaré, citant le professeur, «Dieu est absolument transcendant : sa volonté ne dépend d’aucune de nos catégories, même pas celles de la raison».
Benoît XVI de poursuivre en citant un dialogue du XVIème siècle, entre l’empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant perse avec qui il avait coutume de deviser sur les différences entre les deux religions. «Montre-moi, dit l’Empereur, ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses méchantes et inhumaines, comme son ordre de diffuser par les moyens de l’épée la foi qu’il professait». Les mots ne sont pas du Pape, mais le simple fait de les citer, en se limitant à qualifier ces propos de «brusques» et de «lourds», a provoqué l’émoi de nombreux représentants musulmans. D’autant que ce fameux dialogue entre l’empereur et le savant eut lieu cinquante ans avant la prise de Constantinople par les Ottomans.
tout le discours de Ratisbonne (anglais)





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