La sélection tunisienne de football est arrivée vendredi à l'Ile Maurice, ou elle doit affronter son homologue mauricien, dimanche 3 septembre à 13h00 HT à Cure Pipe, dans le cadre des éliminatoires de la CAN-2008 (groupe 4).
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Mise à jour:
Le matche s'est terminé à égalité 0-0
Hamed Namouchi a raté un pénalty.
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Une première séance d'entraînement de la sélection tunisienne a été entamée, vendredi au stade de Bellevue (nord de Port Louis), suivie d’une autre séance hier le samedi, au stade de Cure Pipe ou se déroulera le match de cet après midi 13h.
Le trio arbitral est sud-africain : Arbitre central : Ncoba Aldrin Assistants : Malebo Toko et Jibiliza Kenneth.
4ème arbitre de l'Ile Maurice : Juggumarth Iwarduth, le commissaire du match est le Malgache, Aurélien Andriamalazzaony.
La presse locale accorde un intérêt particulier à ce match, surtout que l'hôte de l'Ile Maurice n'est autre que la Tunisie, avec ses quatre participations au Mondial. La venue de la Tunisie à l'Ile Maurice est un événement exceptionnel qui suscite d'ores et déjà l'engouement du public.
La cohorte des médias témoigne de cet intérêt accordé aux Aigles de Carthage, à l'image de titre du Journal l'express "Les Aigles de Carthage arrivent !".
Ce même journal a publié le samedi une interview du Sélectionneur national Roger Lemerre dont voici des extraits :
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“En sport, on ne peut rien prévoir…”
Le sélectionneur de la Tunisie, Roger Lemerre, s’est
longuement livré à la presse hier après-midi, au stade Anjalay. D’habitude peu conciliant envers les médias, le technicien français nous a fait une fleur et s’avère être un philosophe du ballon rond, tombé amoureux de la Tunisie. Toutefois, on sent que la blessure du Mondial 2002 raté avec l’équipe de France ne s’est pas refermée…
Propos recueillis par Azmaal HYDOO, l’Express des Iles Maurice
Roger Lemerre, comment s’est passé le voyage ?
— Le football de haut niveau demande des voyages. On mesure aussi la capacité d’un joueur de haut niveau dans sa qualité de bien savoir voyager. اa fait partie du bagage des meilleurs joueurs. Là, pour nous, tout est en ordre. Il y a une philosophie de la compétition contre laquelle il ne faut pas aller. Sinon on peut y laisser des plumes…
Connaissiez-vous l’île Maurice avant votre visite ?
— Non, non, pas du tout. Enfin, je parle à titre individuel, pas au nom de la Tunisie bien sûr. Je connais surtout Maurice à travers des gens. J’ai eu François Blacquart (NdlR : ancien DTN de Maurice), le joueur de Niort, Désiré Periatambee, aussi.
C’est la première fois que la Tunisie va rencontrer Maurice, dimanche, pour le compte de la Coupe d’Afrique des Nations 2008…
— Pour les Mauriciens c’est une date historique. Je sais que vous manquez de matches dans les grandes compétitions internationales (NdlR : depuis Maurice- Ouganda en 2003). Ce n’est pas une libération, mais presque (rires). J’espère que cette rencontre entre la Tunisie et Maurice sera enrichissante et, qui sait, que nous organiserons ensuite des matches amicaux.
Qu’attendre du match de demain ?
— Que la qualité soit respectée. En sport, on ne peut rien prévoir. On ne sait pas. Quant à nous, il faut qu’on laisse une image propre en partant. Nous sommes favoris ? Mais tout reste à faire sur le terrain. L’intelligence elle est partout. Pas juste en Tunisie.
On sent que la Tunisie occupe une place à part dans votre coeur, n’est-ce pas ?
— Quand je parle de la France, je pense aussi à la Tunisie. Car pour moi, la Tunisie est autant française que tunisienne…
Comment se porte le football tunisien ?
— La Tunisie, ce n’est pas que le Mondial. Il ne faut pas s’arrêter aux Coupes du monde 1978 et 1998. Depuis 1996, les Coupes d’Afrique sont devenues très importantes pour nous et on a pris un essor sur le plan du football. On a gagné la CAN et la force de la Tunisie c’est d’avoir assuré la pérennité de notre football en étant présente pendant 12 ans à la Coupe du monde. C’est le plus important et je dois insister là-dessus. Hélas, il y a eu ce Mondial 2006 raté en Allemagne… C’était l’espérance de tout un peuple. C’est une déception.
Que vous a-t-il manqué ?
— Passer le premier tour demande de la participation et de la patience. On n’en a pas eu suffisamment. Mais parmi les pays du Maghreb, je dirais que la Tunisie est une nation très bien organisée. Le pays fait tout pour promouvoir ses sportifs. On peut faire mieux.
Comment décririez-vous votre équipe de Tunisie ?
— Je sais qu’il y a des interrogations chez les joueurs après la dernière Coupe du monde. Certains veulent arrêter. Mais en tout cas il n’y en a pas pour moi. Je vais continuer deux ans. Pas question d’abandonner. Nous avons la volonté d’être présents dans les grandes compétitions. Il faut donc être au Ghana en 2008. Mais avant cela, il y a trois étapes : l’île Maurice, le Soudan et les Seychelles. Voilà l’objectif. Maintenant, il faut être présent dans les moins comme dans les plus. Toutes les grandes nations se font accrocher par les plus petites. Le football est universel.
Pour en revenir à la Coupe du monde, vous devez vous sentir fier en tant que français de voir les Bleus atteindre la finale du Mondial 2006 ?
— (il coupe) Mon projet c’est la Tunisie…
C’est le point de vue du sélectionneur, mais en tant que Français ?
— Une fierté, oui… (gêné) Surtout avec ce que j’ai pu éprouver à la Coupe du monde 2002… Vous savez… (NdlR : la France s’était inclinée sans gloire au premier tour avec Roger Lemerre à sa tête) l’équipe de France 2006 c’est l’engagement de toute une équipe. Pas d’une individualité. Quand il y a le bon grain, ça réussit. Je suis fier de voir la France en finale oui, mais je l’aurais été encore beaucoup plus pour l’Afrique si une de ses équipes avaient passé le premier tour, comme le Ghana. Comme la Tunisie.
Que manque-t-il à l’Afrique pour franchir un nouveau palier ?
— Vous le savez bien ! Oh, la formation et les structures sont en dessous des autres pays c’est tout. Même si en Tunisie on est quand même très bien à ce niveau-là…
Est-ce que vous vous projetez dans l’avenir ? Peut-on vous retrouver un jour à la tête d’un grand club français par exemple ?
— Non, ce serait un manque de courtoisie. Ce serait malhonnête de ma part. Je ne me pose pas la question pour l’instant. C’est comme ça depuis quatre ans et les dirigeants tunisiens le savent.
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Mise à jour:
Le matche s'est terminé à égalité 0-0
Hamed Namouchi a raté un pénalty.
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Une première séance d'entraînement de la sélection tunisienne a été entamée, vendredi au stade de Bellevue (nord de Port Louis), suivie d’une autre séance hier le samedi, au stade de Cure Pipe ou se déroulera le match de cet après midi 13h.
Le trio arbitral est sud-africain : Arbitre central : Ncoba Aldrin Assistants : Malebo Toko et Jibiliza Kenneth.
4ème arbitre de l'Ile Maurice : Juggumarth Iwarduth, le commissaire du match est le Malgache, Aurélien Andriamalazzaony.
La presse locale accorde un intérêt particulier à ce match, surtout que l'hôte de l'Ile Maurice n'est autre que la Tunisie, avec ses quatre participations au Mondial. La venue de la Tunisie à l'Ile Maurice est un événement exceptionnel qui suscite d'ores et déjà l'engouement du public.
La cohorte des médias témoigne de cet intérêt accordé aux Aigles de Carthage, à l'image de titre du Journal l'express "Les Aigles de Carthage arrivent !".
Ce même journal a publié le samedi une interview du Sélectionneur national Roger Lemerre dont voici des extraits :
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ENTRETIEN AVEC ROGER LEMERRE
“En sport, on ne peut rien prévoir…”
Le sélectionneur de la Tunisie, Roger Lemerre, s’est
longuement livré à la presse hier après-midi, au stade Anjalay. D’habitude peu conciliant envers les médias, le technicien français nous a fait une fleur et s’avère être un philosophe du ballon rond, tombé amoureux de la Tunisie. Toutefois, on sent que la blessure du Mondial 2002 raté avec l’équipe de France ne s’est pas refermée… Propos recueillis par Azmaal HYDOO, l’Express des Iles Maurice
Roger Lemerre, comment s’est passé le voyage ?
— Le football de haut niveau demande des voyages. On mesure aussi la capacité d’un joueur de haut niveau dans sa qualité de bien savoir voyager. اa fait partie du bagage des meilleurs joueurs. Là, pour nous, tout est en ordre. Il y a une philosophie de la compétition contre laquelle il ne faut pas aller. Sinon on peut y laisser des plumes…
Connaissiez-vous l’île Maurice avant votre visite ?
— Non, non, pas du tout. Enfin, je parle à titre individuel, pas au nom de la Tunisie bien sûr. Je connais surtout Maurice à travers des gens. J’ai eu François Blacquart (NdlR : ancien DTN de Maurice), le joueur de Niort, Désiré Periatambee, aussi.
C’est la première fois que la Tunisie va rencontrer Maurice, dimanche, pour le compte de la Coupe d’Afrique des Nations 2008…
— Pour les Mauriciens c’est une date historique. Je sais que vous manquez de matches dans les grandes compétitions internationales (NdlR : depuis Maurice- Ouganda en 2003). Ce n’est pas une libération, mais presque (rires). J’espère que cette rencontre entre la Tunisie et Maurice sera enrichissante et, qui sait, que nous organiserons ensuite des matches amicaux.
Qu’attendre du match de demain ?
— Que la qualité soit respectée. En sport, on ne peut rien prévoir. On ne sait pas. Quant à nous, il faut qu’on laisse une image propre en partant. Nous sommes favoris ? Mais tout reste à faire sur le terrain. L’intelligence elle est partout. Pas juste en Tunisie.
On sent que la Tunisie occupe une place à part dans votre coeur, n’est-ce pas ?
— Quand je parle de la France, je pense aussi à la Tunisie. Car pour moi, la Tunisie est autant française que tunisienne…
Comment se porte le football tunisien ?
— La Tunisie, ce n’est pas que le Mondial. Il ne faut pas s’arrêter aux Coupes du monde 1978 et 1998. Depuis 1996, les Coupes d’Afrique sont devenues très importantes pour nous et on a pris un essor sur le plan du football. On a gagné la CAN et la force de la Tunisie c’est d’avoir assuré la pérennité de notre football en étant présente pendant 12 ans à la Coupe du monde. C’est le plus important et je dois insister là-dessus. Hélas, il y a eu ce Mondial 2006 raté en Allemagne… C’était l’espérance de tout un peuple. C’est une déception.
Que vous a-t-il manqué ?
— Passer le premier tour demande de la participation et de la patience. On n’en a pas eu suffisamment. Mais parmi les pays du Maghreb, je dirais que la Tunisie est une nation très bien organisée. Le pays fait tout pour promouvoir ses sportifs. On peut faire mieux.
Comment décririez-vous votre équipe de Tunisie ?
— Je sais qu’il y a des interrogations chez les joueurs après la dernière Coupe du monde. Certains veulent arrêter. Mais en tout cas il n’y en a pas pour moi. Je vais continuer deux ans. Pas question d’abandonner. Nous avons la volonté d’être présents dans les grandes compétitions. Il faut donc être au Ghana en 2008. Mais avant cela, il y a trois étapes : l’île Maurice, le Soudan et les Seychelles. Voilà l’objectif. Maintenant, il faut être présent dans les moins comme dans les plus. Toutes les grandes nations se font accrocher par les plus petites. Le football est universel.
Pour en revenir à la Coupe du monde, vous devez vous sentir fier en tant que français de voir les Bleus atteindre la finale du Mondial 2006 ?
— (il coupe) Mon projet c’est la Tunisie…
C’est le point de vue du sélectionneur, mais en tant que Français ?
— Une fierté, oui… (gêné) Surtout avec ce que j’ai pu éprouver à la Coupe du monde 2002… Vous savez… (NdlR : la France s’était inclinée sans gloire au premier tour avec Roger Lemerre à sa tête) l’équipe de France 2006 c’est l’engagement de toute une équipe. Pas d’une individualité. Quand il y a le bon grain, ça réussit. Je suis fier de voir la France en finale oui, mais je l’aurais été encore beaucoup plus pour l’Afrique si une de ses équipes avaient passé le premier tour, comme le Ghana. Comme la Tunisie.
Que manque-t-il à l’Afrique pour franchir un nouveau palier ?
— Vous le savez bien ! Oh, la formation et les structures sont en dessous des autres pays c’est tout. Même si en Tunisie on est quand même très bien à ce niveau-là…
Est-ce que vous vous projetez dans l’avenir ? Peut-on vous retrouver un jour à la tête d’un grand club français par exemple ?
— Non, ce serait un manque de courtoisie. Ce serait malhonnête de ma part. Je ne me pose pas la question pour l’instant. C’est comme ça depuis quatre ans et les dirigeants tunisiens le savent.
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Abdelwahab - حياتي أنت
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