Opération du Sud Liban : Les réactions



Quelques heures après la capture des deux soldats israéliens, le Hezbollah a annoncé vouloir les échanger contre des détenus en Israël. Le mouvement chiite libanais n’avait plus enlevé de soldats israéliens depuis octobre 2000, date à laquelle trois militaires avaient été capturés dans les fermes de Chabaa, occupées depuis 1967. Leurs corps avaient été échangés en janvier 2004 contre des détenus libanais et arabes en Israël après de longues négociations indirectes
L’annonce de la capture des deux militaires israéliens a donné lieu à des manifestations de joie notamment dans la banlieue chiite de Beyrouth et dans des camps de réfugiés palestiniens du Liban.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a annoncé que les deux soldats, capturés à la frontière, ne seraient libérés que par le biais de "négociations indirectes, dans le cadre d’un échange de prisonniers.


Ehud Olmert a aussitôt accusé le gouvernement libanais d’être responsable de l’enlèvement des deux soldats par le Hezbollah et il a averti que le Liban «en paiera le prix».

Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a déclaré que le gouvernement de son pays n’avait pas approuvé l’attaque du Hezbollah contre Israël. « Le gouvernement n’était pas au courant et n’endosse pas la responsabilité de ce qui s’est passé du côté de la frontière internationale » a déclaré Siniora à l’issue d’une réunion urgente de son cabinet. Il a condamné les représailles israéliennes et a affirmé que son gouvernement saisirait le conseil de sécurité de l’ONU.

Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a appelé mercredi à la libération immédiate des soldats israéliens capturés et condamné les représailles de l'Etat hébreu.

La Maison-Blanche a condamné mercredi l'enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah chiite libanais et a tenu la Syrie et l'Iran pour responsables de cette opération.

La Syrie a affirmé que l'opération au cours de laquelle le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens ne faisait que répondre à une "provocation" israélienne.
"L'occupation est ce qui provoque les peuples palestinien et libanais", a dit à la presse le vice-président Farouk al Chara.

Le Ministère russe des Affaires étrangères a exprimé mercredi sa "préoccupation" face à la nouvelle flambée de violences à la frontière israélo-libanaise déclenchée par une attaque armée du Hezbollah.

La Finlande, qui assure actuellement la présidence de l’Union européenne (UE), a appelé mercredi le Hezbollah à libérer immédiatement et sans condition les deux soldats israéliens capturés, ainsi qu’à cesser toute attaque sur Israël.


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666  (cheikh_mernikh@yahoo.fr)  |Vendredi 14 Juillet 2006 à 22h 24m |           
Allah Yonsirak, Ya Chikh