Tunisie: Performances économiques



La Tunisie est parvenue, grâce aux réformes engagées tous azimuts, à réaliser en un laps de temps relativement court des acquis importants que ce soit au plan politique, économique ou social. Ces acquis lui ont valu intérêt et considération de la part de la communauté internationale qui, à la faveur des niveaux de croissance atteint par le PIB ou l’amélioration des conditions de vie des habitants, et ce en dépit des ressources naturelles modestes dont dispose le pays, présente le cas tunisien comme un modèle de réussite pour les pays en développement. Un modèle qui trouve son articulation dans la recherche incessante d’un meilleur équilibre entre les impératifs d’un développement économique soutenu et les exigences d’une promotion sociale cohérente. Conformément à cette vision, l’Homme est perçu comme un acteur à part entière dans l’œuvre du développement et l’objectif principal de toutes les politiques et choix mis en œuvre. En effet, grâce à la stabilité politique qui prévaut dans le pays depuis le Changement intervenu le 7 novembre 1987, au climat de confiance qui règne et à la libération des initiatives, la Tunisie a pu accomplir des pas sûrs et décisifs sur la voie de l’ouverture de son économie et de l’assurance du bien être social de ses habitants. Pays membre de l’OMC, la Tunisie est également le premier pays de la rive sud de la Méditerranée à conclure un accord de partenariat et de coopération avec l’Union Européenne dont la principale composante est l’instauration d’une zone de libre échange. Dans cette perspective, la Tunisie a initié un important programme de réformes qui a touché tous les secteurs d’activités et ce afin d’asseoir les bases d’une économie solide, diversifiée, compétitive et capable de s’adapter au nouvel environnement international. es réformes de fond qui visent à éliminer les distorsions entravant la libéralisation des initiatives, ont concerné, tour à tour, les prix, le commerce, la fiscalité, le système d’incitation à l’investissement, le secteur bancaire, le marché boursier et des capitaux auxquels il faut ajouter la restructuration des entreprises publiques et l’engagement d’un important programme de privatisation et de réforme administrative. Parallèlement, un intérêt particulier a été accordé à la question de la promotion des ressources humaines, à travers la réforme du système éducatif et celui de la formation professionnelle, ce qui est de nature à réunir les conditions de réussite du programme de mise à niveau globale de l’économie, d’améliorer la productivité et de faire face à la concurrence extérieure dans les meilleures conditions possibles. La persévérance sur la voie des réformes a permis à la Tunisie de réaliser d’importants acquis que ce soit sur le front économique ou sur le front social. Au plan économique, la Tunisie a pu franchir au cours des premières années d’exécution du Neuvième plan 1996-2001 de nouvelles avancées significatives sur la voie de la stabilisation du cadre macro-économique enregistrant des résultats encourageants notamment grâce à :
la réalisation d’une croissance soutenue du PIB au taux moyen de 5.8% (Source : Institut National des Statistiques) à prix constants pour les quatre premières années d’exécution du Neuvième plan de développement économique (1997-2001) à laquelle la productivité globale des facteurs a contribué pour plus du tiers et ce dans un contexte marqué par la maîtrise de l’inflation qui a été ramenée à 2.9% en 2000.
La progression de l’investissement à un rythme soutenu de 13.5% par an ce qui a permis de porter le taux d’investissement de 23.2% du PIB en 1996 à 26.4% en 2001 et le taux d’épargne à 23.7% en 1996 et à 25.5,% du PNB en 2001. (Source : Ministère du Développement économique)
L’amélioration des équilibres financiers extérieurs à travers la réduction du déficit courant dont le taux s’est limité en 2000 à 2.9% du PIB.

La baisse du taux d’endettement entre 1996 et 2001 de 50.5% à 48.9% (Source : Ministère du Développement économique)
La préservation des équilibres financiers intérieurs avec une maîtrise du déficit budgétaire qui s’est limité à une moyenne de 3% du PIB par an et ce malgré l’impact du programme de démantèlement tarifaire qui a occasionné une moins-value de 470 Millions de Dinars au terme de l’année 1999.

Industrie


La Tunisie est dotée d'un tissu industriel composé de près de 10 000 entreprises. Outre les secteurs traditionnels, de nouveaux secteurs tels que l'électronique, le montage automobile et la chimie se développent rapidement. Les principaux secteurs industriels en Tunisie sont : le textile, le cuir et chaussures, l'industrie agro-alimentaire, la mécanique, l'électronique et la chimie. La contribution du secteur industriel au PIB de la Tunisie aux prix courants est de 33,3% en 1999. Suite à la conclusion de l'Accord d'Association avec l'Union Européenne, la Tunisie a mis en place un programme de mise à niveau intégrale du tissu industriel : ce projet concerne essentiellement la maîtrise de la technologie, la promotion de la qualité et le perfectionnement de la main d'oeuvre.

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