Paris - De la journaliste franco tunisienne Fériel Berraies Guigny
C’est sous un soleil de plomb ( 31e à l’ombre) que le prix Diane Hermès a rendu ce dimanche 11 juin 2006, hommage à la Tunisie. Ce grand événement de la vie parisienne a réuni dans cette partie « champêtre très jet set », le monde des arts, de la culture, de la finance, de la politique et de la presse. Et bien entendu, le monde hippique.
Cet évènement s’est déroulé sous le haut patronyme de nos Ministres respectifs du
Tourisme, Tijani Haddad, de la Culture Mohamed El Aziz Ben Achour, du Commerce et de l’Artisanat Mondher Zenaidi, des Affaires Etrangères Abelwahab Abdallah et enfin, notre Ambassadeur son excellence Raouf Najar. Sans oublier Monsieur le Directeur Général de l’Office du Tourisme tunisien, Khaled Sheikh.
Cette année le prix a revêtu une dimension humanitaire puisque Hermès a décidé de soutenir l’action de Handicap International en Tunisie pour venir en aide aux enfants infirmes.
La Presse internationale était au rendez vous et c’est ainsi que nous avons pu deviser agréablement, lors du déjeuner presse tunisien où nos mets les plus fins ont été mis à l’honneur, sur les sons de notre troupe musicale féminine« Azifet ». A cette occasion notre confrère
anglais « Sir Desmond Stoneham » du Racing Post ( premier journal des sports hippiques en Grande Bretagne que lit sa majesté la Reine d’Angleterre au petit déjeuner), nous a assuré que la journée de la Tunisie était « de loin la meilleure et la mieux organisée ». Un compliment qui nous va droit au cœur mais dont le mérite véritable est à attribuer à l’organisatrice et directrice artistique d’Hermès : Mme Leila Menchari.
Notre leila Menchari nationale a en effet déclaré avec beaucoup d’émotion qu’elle avait deux passions : Hermès et la Tunisie. Et elle a ajouté « L’hommage d’Hermès à mon pays célèbre aujourd’hui ce pont qui, depuis tant d’années, me relie aux deux rives de la Méditerranée , comme à deux valeurs essentielles… ». C’est donc sous le signe de l’échange culturel et de la fraternité entre les deux peuples, que cet évènement s’est inscrit.
Le prix Diane Hermès a une histoire prestigieuse, c’est avant tout une course mythique très sélective, créée par le duc d’Aumale en 1843 lors d’un retour de chasse, elle est restée d’une distance inchangée (2100 mètres), avec une ligne d’arrivée en côte. Le Prix de Diane est l'équivalent, pour les pouliches de trois ans, du Prix du Jockey Club réservé aux mâles. Il sera couru cette année, pour la 157è fois et le montant de la « cagnotte » sera de 800 000 euros.
Depuis vingt-trois ans, ce rendez-vous de notoriété internationale est parrainé par Hermès qui, chaque année, met en lumière la culture d'un pays ou d'une région aux grandes traditions équestres. Cette année, la Tunisie en est l’hôte. Ce rendez-vous est devenu incontournable entre les amoureux du monde équestre, du cheval dans toute sa splendeur et son public, chic et glamour.
Parmi les prestigieux propriétaires des pouliches, on comptera entre autre : le Prince A. Faysal et son Altesse l’Aga Khan qui était accompagné de sa fille.
C’est donc paré de ses plus beaux ornements que chacun est allé à la rencontre de l’autre. Le prix de Diane, qui consacre chaque année la « meilleure pouliche européenne » a atteint sa réputation mondiale que grâce à cette touche d’excentricité sans équivalent dans le monde des courses hippiques. Une inimitable partie de campagne, avec un public sous ses plus belles coutures, et des dames et jeunes filles qui portent leur chapeau le plus seyant pour un pique-nique original et raffiné. Photographes et professionnels du genre se sont donc retrouvés chaque année pour immortaliser l’instant.

A 11h, l’ouverture avec l’accueil des invités par la Garde d’honneur Présidentielle et les cavaliers Zlass de Kairouan, la troupe des Gougous de Zarzis, et la compagnie des Arts et Traditions Populaires de Tunis. Ensuite, visite du Village de Sidi Bou Saïd reproduit par Hermès, qui a ouvert ses portes en plein cœur de l’Hippodrome de Chantilly pour une 25e édition, qui a eu lieu comme le veut la tradition, le deuxième dimanche de juin. Au programme en début de matinée, la visite du village de Sidi Bou Saïd et le souk qui nous ont permis d’admirer quelques pièces de notre patrimoine culturel et de notre artisanat local. Potiers, tisserands, nattiers, artisans de l’Art ancien de la mosaïque ont montré au public l’étendue et la qualité de notre savoir faire artisanal . Deux galeries ont retenu notre attention « la galerie Ayoub » qui a offert au public l’exposition de photos anciennes, dont celle de Garrigues premier photographe à avoir séjourné en Tunisie du temps de la Régence. Quelques poteries de « Qallaline » en date du XVIII et XIX es. A rappeler que les ateliers des kallalines étaient célèbres dans toute l’Afrique du Nord et le Musée du Louvres et bientôt le Quai Branly à Paris, ainsi que la Manufacture de Sèvre, abritent aujourd’hui dans leurs collections des spécimens rares et précieux de Qallaline du XVIIe et XVIII e.
Un petit clin d’œil au passage, dans une autre galerie sur « l’Art Equestre » avec les chevaux de Hédi Khayashi nous révélant une page de la vie des Beys du temps de la régence. Jallel Ben Abdallah avec son tableau « le cheval et la mer » nous offre une vision onirique de ce bel animal. Les aquarelles de Victor Sarfati nous font quant à elles, découvrir toutes les qualités esthétiques du cheval, alors que Brahim Dahak nous offre un voyage dans la vie de l’homme bédouin et de son compagnon inséparable : le cheval.
Deux salles ont exposé les œuvres de nos célèbres artistes peintres dans une rétrospective de l’art contemporain tunisien. Ouvrant le chapitre de « dix années de jeune peinture » l’Ecole de Tunis présentait notamment Yahia Turki, Ali Ben Salem, Ammar Farhat, Jallel Ben Abdallah, Abdelaziz Gorgi, Ali Bellagha et Brahim Dahak. Ensuite, vient la nouvelle génération à laquelle appartient la majorité des exposants, et qui se distingue par la vitalité de la présence féminine. Aux côtés de Ahmed Hajeri, Faouzi Chtioui, Rachid Fakhfakh, Lamine Sassi, Tahar Meguedmi, on découvre donc les dames : de Saloua Jabeur, Emna Zghal, Sonia Drig, Insaf Saada, Asma M’Naouar, Feryel Lakhdar et Rim Karoui.
Après le déjeuner gastronomique tunisien qui a initié les profanes aux mille délices de notre art culinaire, retour sur le champ de courses pour le festival tunisien qui fera l’ouverture de la journée hippique. Avec au menu la première course « le prix des Bourgognes », suivie des « danseurs et leurs chevaux dansants ». Deuxième course « le prix des Dames » suivie du Carrousel Tunisien par la garde d’ Honneur Présidentielle qui fera sous le son du Boléro de Ravel, une chorégraphie en T comme la Tunisie et en H comme Hermès.
Troisième course le « prix Paul Moussac » suivie des cavaliers Zlass et de la Fantasia. Quatrième course « Prix du Chemin de Fer du Nord » suivie du Carrousel aux tambours. Cinquième course le « Prix Amazone d’Hermès » suivie du Baroud d’Honneur et Fantasia. Sixième course le « Prix Terre d’ Hermès » avec le défilé de présentation des pouliches du Diane. Et enfin, 17h30 le « Prix Diane Hermès » avec la remise des prix qui s’est faite en Hommage à la Tunisie. Une dernière huitième course, a clôturé la journée, c’est le « Prix de la Montre d’Hermès ».
Le Prix de Diane pour l’édition 2006 a été décernée à une écurie britannique : la gagnante
est la pouliche « Confidential Lady ».
Légère, offrant un indice matinal de 3, la pouliche de Cheveley Park Stud, Confidential Lady, associée à Sebastian Sanders, a vaincu la chaleur étouffante, ainsi que ses quinze rivales, étant ainsi élue «Miss Diane 2006», dans le super temps de 2'05'' 90/100.
Devant plus de trente mille spectateurs, et douze mois après l'inoubliable envolée de la «Divine», la pouliche Confidential Lady s'est donc montrée irrésistible, dégageant un mélange de classe et de puissance, au moment où, au paroxysme de l'effort, elle a déployé d'amples foulées pour faire définitivement la différence, laissant Ioritz Mendizabal et sa chère Germance se contenter d'une magnifique place de dauphine, acquise de justesse aux dépens de l'irlandaise Queen Cleopatra.

La Garde Présidentielle faisant une chorégraphie en T et en H, sous le son du Boléro de Ravel. Une chorégraphie qui leur a demandé un mois d’entraînement. Ces cavaliers sont à la base des militaires puis des artistes
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Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr
C’est sous un soleil de plomb ( 31e à l’ombre) que le prix Diane Hermès a rendu ce dimanche 11 juin 2006, hommage à la Tunisie. Ce grand événement de la vie parisienne a réuni dans cette partie « champêtre très jet set », le monde des arts, de la culture, de la finance, de la politique et de la presse. Et bien entendu, le monde hippique.
Cet évènement s’est déroulé sous le haut patronyme de nos Ministres respectifs du
Tourisme, Tijani Haddad, de la Culture Mohamed El Aziz Ben Achour, du Commerce et de l’Artisanat Mondher Zenaidi, des Affaires Etrangères Abelwahab Abdallah et enfin, notre Ambassadeur son excellence Raouf Najar. Sans oublier Monsieur le Directeur Général de l’Office du Tourisme tunisien, Khaled Sheikh.Cette année le prix a revêtu une dimension humanitaire puisque Hermès a décidé de soutenir l’action de Handicap International en Tunisie pour venir en aide aux enfants infirmes.
La Presse internationale était au rendez vous et c’est ainsi que nous avons pu deviser agréablement, lors du déjeuner presse tunisien où nos mets les plus fins ont été mis à l’honneur, sur les sons de notre troupe musicale féminine« Azifet ». A cette occasion notre confrère
anglais « Sir Desmond Stoneham » du Racing Post ( premier journal des sports hippiques en Grande Bretagne que lit sa majesté la Reine d’Angleterre au petit déjeuner), nous a assuré que la journée de la Tunisie était « de loin la meilleure et la mieux organisée ». Un compliment qui nous va droit au cœur mais dont le mérite véritable est à attribuer à l’organisatrice et directrice artistique d’Hermès : Mme Leila Menchari.Notre leila Menchari nationale a en effet déclaré avec beaucoup d’émotion qu’elle avait deux passions : Hermès et la Tunisie. Et elle a ajouté « L’hommage d’Hermès à mon pays célèbre aujourd’hui ce pont qui, depuis tant d’années, me relie aux deux rives de la Méditerranée , comme à deux valeurs essentielles… ». C’est donc sous le signe de l’échange culturel et de la fraternité entre les deux peuples, que cet évènement s’est inscrit.
Le prix Diane Hermès a une histoire prestigieuse, c’est avant tout une course mythique très sélective, créée par le duc d’Aumale en 1843 lors d’un retour de chasse, elle est restée d’une distance inchangée (2100 mètres), avec une ligne d’arrivée en côte. Le Prix de Diane est l'équivalent, pour les pouliches de trois ans, du Prix du Jockey Club réservé aux mâles. Il sera couru cette année, pour la 157è fois et le montant de la « cagnotte » sera de 800 000 euros.
Depuis vingt-trois ans, ce rendez-vous de notoriété internationale est parrainé par Hermès qui, chaque année, met en lumière la culture d'un pays ou d'une région aux grandes traditions équestres. Cette année, la Tunisie en est l’hôte. Ce rendez-vous est devenu incontournable entre les amoureux du monde équestre, du cheval dans toute sa splendeur et son public, chic et glamour.
Parmi les prestigieux propriétaires des pouliches, on comptera entre autre : le Prince A. Faysal et son Altesse l’Aga Khan qui était accompagné de sa fille.
C’est donc paré de ses plus beaux ornements que chacun est allé à la rencontre de l’autre. Le prix de Diane, qui consacre chaque année la « meilleure pouliche européenne » a atteint sa réputation mondiale que grâce à cette touche d’excentricité sans équivalent dans le monde des courses hippiques. Une inimitable partie de campagne, avec un public sous ses plus belles coutures, et des dames et jeunes filles qui portent leur chapeau le plus seyant pour un pique-nique original et raffiné. Photographes et professionnels du genre se sont donc retrouvés chaque année pour immortaliser l’instant.

A 11h, l’ouverture avec l’accueil des invités par la Garde d’honneur Présidentielle et les cavaliers Zlass de Kairouan, la troupe des Gougous de Zarzis, et la compagnie des Arts et Traditions Populaires de Tunis. Ensuite, visite du Village de Sidi Bou Saïd reproduit par Hermès, qui a ouvert ses portes en plein cœur de l’Hippodrome de Chantilly pour une 25e édition, qui a eu lieu comme le veut la tradition, le deuxième dimanche de juin. Au programme en début de matinée, la visite du village de Sidi Bou Saïd et le souk qui nous ont permis d’admirer quelques pièces de notre patrimoine culturel et de notre artisanat local. Potiers, tisserands, nattiers, artisans de l’Art ancien de la mosaïque ont montré au public l’étendue et la qualité de notre savoir faire artisanal . Deux galeries ont retenu notre attention « la galerie Ayoub » qui a offert au public l’exposition de photos anciennes, dont celle de Garrigues premier photographe à avoir séjourné en Tunisie du temps de la Régence. Quelques poteries de « Qallaline » en date du XVIII et XIX es. A rappeler que les ateliers des kallalines étaient célèbres dans toute l’Afrique du Nord et le Musée du Louvres et bientôt le Quai Branly à Paris, ainsi que la Manufacture de Sèvre, abritent aujourd’hui dans leurs collections des spécimens rares et précieux de Qallaline du XVIIe et XVIII e.
Un petit clin d’œil au passage, dans une autre galerie sur « l’Art Equestre » avec les chevaux de Hédi Khayashi nous révélant une page de la vie des Beys du temps de la régence. Jallel Ben Abdallah avec son tableau « le cheval et la mer » nous offre une vision onirique de ce bel animal. Les aquarelles de Victor Sarfati nous font quant à elles, découvrir toutes les qualités esthétiques du cheval, alors que Brahim Dahak nous offre un voyage dans la vie de l’homme bédouin et de son compagnon inséparable : le cheval.
Deux salles ont exposé les œuvres de nos célèbres artistes peintres dans une rétrospective de l’art contemporain tunisien. Ouvrant le chapitre de « dix années de jeune peinture » l’Ecole de Tunis présentait notamment Yahia Turki, Ali Ben Salem, Ammar Farhat, Jallel Ben Abdallah, Abdelaziz Gorgi, Ali Bellagha et Brahim Dahak. Ensuite, vient la nouvelle génération à laquelle appartient la majorité des exposants, et qui se distingue par la vitalité de la présence féminine. Aux côtés de Ahmed Hajeri, Faouzi Chtioui, Rachid Fakhfakh, Lamine Sassi, Tahar Meguedmi, on découvre donc les dames : de Saloua Jabeur, Emna Zghal, Sonia Drig, Insaf Saada, Asma M’Naouar, Feryel Lakhdar et Rim Karoui.
Après le déjeuner gastronomique tunisien qui a initié les profanes aux mille délices de notre art culinaire, retour sur le champ de courses pour le festival tunisien qui fera l’ouverture de la journée hippique. Avec au menu la première course « le prix des Bourgognes », suivie des « danseurs et leurs chevaux dansants ». Deuxième course « le prix des Dames » suivie du Carrousel Tunisien par la garde d’ Honneur Présidentielle qui fera sous le son du Boléro de Ravel, une chorégraphie en T comme la Tunisie et en H comme Hermès.
Troisième course le « prix Paul Moussac » suivie des cavaliers Zlass et de la Fantasia. Quatrième course « Prix du Chemin de Fer du Nord » suivie du Carrousel aux tambours. Cinquième course le « Prix Amazone d’Hermès » suivie du Baroud d’Honneur et Fantasia. Sixième course le « Prix Terre d’ Hermès » avec le défilé de présentation des pouliches du Diane. Et enfin, 17h30 le « Prix Diane Hermès » avec la remise des prix qui s’est faite en Hommage à la Tunisie. Une dernière huitième course, a clôturé la journée, c’est le « Prix de la Montre d’Hermès ».
Le Prix de Diane pour l’édition 2006 a été décernée à une écurie britannique : la gagnante
est la pouliche « Confidential Lady ».Légère, offrant un indice matinal de 3, la pouliche de Cheveley Park Stud, Confidential Lady, associée à Sebastian Sanders, a vaincu la chaleur étouffante, ainsi que ses quinze rivales, étant ainsi élue «Miss Diane 2006», dans le super temps de 2'05'' 90/100.
Devant plus de trente mille spectateurs, et douze mois après l'inoubliable envolée de la «Divine», la pouliche Confidential Lady s'est donc montrée irrésistible, dégageant un mélange de classe et de puissance, au moment où, au paroxysme de l'effort, elle a déployé d'amples foulées pour faire définitivement la différence, laissant Ioritz Mendizabal et sa chère Germance se contenter d'une magnifique place de dauphine, acquise de justesse aux dépens de l'irlandaise Queen Cleopatra.

La Garde Présidentielle faisant une chorégraphie en T et en H, sous le son du Boléro de Ravel. Une chorégraphie qui leur a demandé un mois d’entraînement. Ces cavaliers sont à la base des militaires puis des artistes
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Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr





Abdelwahab - حياتي أنت
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