Deux tunisiens au festival de Fès : Lotfi Bouchnak et Saber Rebai



De la journaliste franco tunisienne, fériel Berraies Guigny. Paris
Le Festival des Musiques Sacrées du Monde, qui se déroule à Fès, se veut être porteur de l’esprit d’échange et de tolérance. Depuis sa création, cette manifestation a connu un succès grandissant. Elle fut désignée en 2001 par l’ONU comme l’un des événements majeurs ayant contribué d’une façon remarquable au dialogue des civilisations. Le message diffusé est celui du dialogue des spiritualités à travers la musique et d’une culture de paix favorisée par une mondialisation plurielle, respectueuse de valeurs éthiques et spirituelles.
Le Festival et les Rencontres de Fès ont ainsi initié une nouvelle forme de «diplomatie inter-culturelle ». Encore une fois, du 2 au 10 juin et durant toute une semaine, un bouquet de champs et de musiques spirituelles sera proposé. En dehors des spectacles officiels au Musée de Batha, à Bab Maquina, ou au site romain de Volubilis, c’est toute la ville impériale qui devient spectacle. Son et lumière, artisanat et gastronomie, ajouteront leur animation à celle déjà légendaire de la cité idrisside. Cette année, le festival englobera aussi des évènements pour enfants, des cafés littéraires, des expositions, des films. Et sans pour cela oublier les soirées de chorale, de chants capella et des soirées de musique avec Salif Keita (Mali), Yungchen Lhamo (Tibet), Les Tambours de Tokyo (Japon), Les Arts Florissants (France), Esperanza Fernàndez (Espagne) et bien d’autres dont Karima Skalli, Françoise Atlan, Curro Pinana, Ouled Bouazaoui, Fatima Tabaamrant, Enrico Macias, Lotfi Bouchnak, Saber Rebai et Hadda Wa aki.
Cette 6ème édition des Rencontres de Fès, sera également l’occasion d’une série de conférences, tables rondes et débats pour « Donner une âme à la Mondialisation ». De nombreux conférenciers issus de domaines, pays et cultures très diverses se réuniront afin d’apporter leurs réflexions sur les thèmes suivants : « Valeurs spirituelles et Economie », « Richesses et Pauvretés », « Le Pardon », « Spiritualité et Ecologie », « Islam et Mondialisation »…

C’est ainsi que les portes de la ville de Fès seront grandes ouvertes le 2 juin. Elles s’ouvriront au son des voix d’un chœur d’enfants. Riche d’une histoire culturelle centenaire, Fès est le lieu rêvé pour accueillir la diversité et la grâce des musiques du monde. Mohamed Kabbaj, président du festival, explique que les musiques sacrées qui sont autant d’interprétations audibles de cette symphonie céleste, nous rappelleront aussi que notre planète doit pour survivre entrer en relation avec son environnement, proche et lointain.


Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr


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