Tunisie: L'UTICA présente un plan d'urgence de 9 points



tap - L'Union Tunisienne de l'Industrie du commerce et de l'artisanat (UTICA) a présenté samedi, à Tunis, un plan d'urgence de 9 points, permettant de relancer l'économie tunisienne et ce en axant d'abord sur la reconquête de la confiance des investisseurs et des clients.

Présenté par Hichem Eloumi, vice président du bureau exécutif de l'UTICA en marge du dialogue national sur la relance de l'économie, le plan porte sur l'obligation de garantir la pérennité des activités d'approvisionnement, d'importation et d'exportation et la pénalisation de tout acte visant à les entraver ou à porter atteinte à la liberté et à la sécurité des personnes.
Il s'agit également d'œuvrer à retrouver une note souveraine meilleure, de garantir la qualité des services publics en rassurant les responsables administratifs et en libérant leurs énergies et d'instaurer un discours économique responsable et simplifié au niveau politique et médiatique.

Il s'agit en outre, d'œuvrer à synchroniser la croissance économique et les salaires pour éviter l'inflation et mettre fin à la détérioration du pouvoir d'achat du citoyen, à l'appauvrissement des entreprises et à la baisse de la valeur du dinar.

L'UTICA appelle dans ce plan, à mettre fin aux débordements d'ordre social, à soutenir les entreprises sinistrées pour qu'elles puissent reprendre un rythme d'activité normal et favoriser une prise de conscience générale concernant les risques de l'économie parallèle.

Le plan met l'accent sur l'impossibilité de réaliser de la démocratie dans un pays dont l'économie est en situation difficile, d'autant que plusieurs expériences internationales ont confirmé cette hypothèse.

Pour M.Ahmed Karam, responsable à l'Amen Bank, la Tunisie est confrontée à 4 défis en l'occurrence : éradiquer la pauvreté, trouver une solution aux problèmes posés par la caisse de compensation, gagner les défis de l'exportation et de l'investissement dans l'intelligence.


L'UTICA a présenté fin 2012 un document intitulé La "Vision Tunisie 2020 de l'UTICA:". Ce document comporte " les propositions de la centrale patronale dans les domaines économique et social afin de contribuer au développement de l'économie nationale à l'horizon 2020", et réaliser les objectifs de la révolution (17 décembre 2010 /14 janvier 2011) .
"Tunisie 2020", est une stratégie qui s'articule autour de "cinq objectifs" spécifiques à savoir: valoriser le travail, mettre en place un nouveau système fiscal, réorganiser les relations de travail, développer une économie tirée par l'innovation, déclarer «l'état d'urgence économique» et agir pour un meilleur développement de toutes les régions.

Chaque objectif de la stratégie « Tunisie 2020 » doit être accompagné par un plan d'action couvrant la période 2013-2020.




Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 65050

3ABROUD  (Tunisia)  |Dimanche 12 Mai 2013 à 21h 05m |           
Voilà une organisation patriotique. l'u.t.i.c.a. s'est apurée ; elle a fait son congrès sur des décombres. le b.e., présidé par madame bouchemmaoui, conscient de son rôle pendant ces moments difficiles, fait des propositions concrètes pour soutenir l'économie du pays. il souhaite même constitutionnaliser le droit au travail, à l'instar de l'u.g.t.t. qui souhaite instaurer la grève !

Mandhouj  (France)  |Dimanche 12 Mai 2013 à 20h 56m |           
Lors du dernier congrès de l'utica, un chiffre est sortie pour dire une grande vérité (70%) des entreprises tunisiennes travaillent avec l'économie parallèle.
le document ''tunisie en 2020'' pousse vers la moralisation des relations économiques, avec plus de libéralisation des échanges économiques, plus de place pour l’initiative privée. la problématique (comment peut-on moraliser en défendant le libéralisme ?), plus de libéralisme nécessite moins de contrôle par l’état (unique garant de l’intérêt général). plus de libéralisme nécessite de l’auto contrôle par le marché, (vu l’état des économies
européennes la france, l’italie, l’espagne est malgré qu’elles sont des solides économies par le passé, ils sont ou bien dans la récession, ou bien, dans la rigueur et la révision vers la baisse des taux de croissance). plus de libéralisme c’est poser le risque de creuser plus plus les écarts sociaux. les individus ne sont pas outillés par les mêmes moyens pour réussir, l’état depuis 60 ans n’a pas garanti l’égalité des chances. donc plus de
libéralisme, signifie actuellement moins d’acteurs économiques qui peuvent s’imposer sur le marché, et plus des consommateurs sans grand pouvoir d’achat, donc par conséquence on encourage le travail en noir et entreprendre en noir (…). ok, on vit dans un monde ouvert, des économies ouvertes, il faut faire avec, ok. mais comment réfléchir une justice sociale qui mettra fin à la marginalisation des régions et à leurs populations. c’est bien la
deuxième tunisie qui a provoqué la révolution ? c’est bien toute la tunisie qui a fait réussir la révolution ? alors pourquoi réfléchir libéralisme ? ok pour la moralisation de toutes les relations économiques, sociales, politiques ? alors pourquoi ce chiffre de 70% ? pourquoi cette contre bande est bien organisée et non pas marginale uniquement ? dois-je poser la question uniquement à l’utica ? pourquoi ces sit in, qui ne mènent qu’a la perte
en productivité, au départ des investisseurs…? dois-je poser la question uniquement à l’ugtt ? pourquoi ce retard de résolution des dossiers qui concernent la justice transitionnelle (hommes d’affaires, entreprises (…), le dossier des blessés de la révolutions, et bien d’autres dossiers … afin de construire une réconciliation nationale sur des bases claires, et envoyer tout le monde au travail ? dois-je poser la question au uniquement
gouvernement ? l’ugtt, l’utica, le gouvernement , ces sont les signataires du contrat social, n’est ce pas ? pourquoi la tunisie depuis la passation du pouvoir en décembre 2011, vit un climat de (…), à travers un tiraillement politique (…) ? dois-je poser la question uniquement aux rescapés des élections du 23 octobre 2011 ? n’empêche que le document de l’utica pour qu’il marche bien s’imposent le fait que certaines valeurs doivent être
épousées et intégrées, par l'entrepreneur (la solidarité entre les entreprises, entre autre…) c’est un document intéressant, mais sans une maturité démocratique, et sans le politiquement responsable au niveau du gouvernement et de l'opposition, et sans la création d’une vraie adéquation entre ce document et le contrat sociale signés il restera un document bien écrit, comme le contrat social lui même. l’important en tunisie est que des grandes
politiques sociales soient engagées pour sortir les citoyens de l'assistanat persistant et en continu, et (...), il y a beaucoup des choses à dire, mais voila, après la révolution, plusieurs d'entre nous au lieu d'épouser la culture du travail (...), c'est le contraire qui se produit. de quelle révolution parle-t-on alors?
je reste optimiste, et tout est possible. ben ali harab. mandhouj tarek.

Valeur  (France)  |Dimanche 12 Mai 2013 à 13h 30m |           
Ce le moment ou jamais

SOS12  (Tunisia)  |Dimanche 12 Mai 2013 à 12h 12m |           
Approche

conect a opté pour un plan d'urgence plus souple et qui va avec le plan du gvt dit : fonds d'investissement régional :

*participation des particuliers , de la chambre syndicale et de l’État dans le capital.
*Études et approbations mixtes des ediverses composantes régionales.
*réalisations ,financements , rapides sur place
*création de valeurs .

l' utica présente un plan long terme qui peut être soumis à un gvt de 5 ans pour étude avec des reformes structurelles d'infrastructure, de codes d'investissement, fiscal, d'export.

Belfahem  (Tunisia)  |Dimanche 12 Mai 2013 à 09h 31m |           
On a plus besoin de cet utica et de leur façon de gérer nos affaires si j'étais président ou premier ministre la première chose à faire c'est de faire disparaitre à jamais cette entreprise et faire appel à un marché libre tunisien du producteur au consommateur et aux entreprise étrangère de fournir le nécessaire en toute liberté.on a assez de vos grosse têtes qui empochent des milliards sans penser aux malheureux tunisiens qui souffrent
quotidiennement des prix .

Libre  (France)  |Dimanche 12 Mai 2013 à 07h 39m |           
Oui aider les entreprises reelles et honnetes
mais aussi frapper fort les entreprises voleuses qui utilisent leurs profits pour que le desordre regne
les anciens s doivent payer basta