tap - Les constituants sont convenus, mercredi, de la nécessité de mieux équiper les institutions sécuritaire et militaire et d'améliorer la condition sociale de leurs personnels.
Ils ont appelé à fédérer les efforts, à "transcender les querelles politiques" et à se focaliser sur la meilleure manière de protéger le pays et de préserver ses intérêts.
Lors de la séance plénière de l'ANC (Assemblée nationale constituante) consacrée, mercredi matin, au débat avec le gouvernement sur la situation sécuritaire et les développements de l'affaire de Jebel Chaambi, un certain nombre de députés ont fait porter, aux gouvernements actuel et précédent, la responsabilité de la détérioration de la situation sécuritaire et de la progression du terrorisme dans le pays. Ils ont reproché, aux deux gouvernements, "leur laxisme dans le traitement du dossier sécuritaire et vis-à- vis des éléments du courant salafiste extrémiste, ainsi que de sa composante jihadiste".

Abdelmonem Krir (sans étiquette) a réclamé du gouvernement "des excuses officielles" au peuple "pour n'avoir pas assumé sa responsabilité d'assurer la sécurité nationale. Il a accusé le gouvernement Larayedh d'avoir fait de la Tunisie "un Etat terroriste qui exporte les terroristes, aux dépens de la réputation du pays à l'étranger".
Hichem Hosni (sans étiquette) a, de son côté, imputé au chef du gouvernement et ancien ministre de l'Intérieur "la responsabilité de ce qui se passe aujourd'hui au Chaambi", lui reprochant de ne pas avoir donné les instructions nécessaires pour en découdre avec les terroristes, depuis les évènements de l'ambassade américaine, Douar Hicher et Bir Ali Ben Khélifa.
Il a, également, rappelé des propos controversés du chef du parti au pouvoir (en référence au président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi) selon lesquels les extrémistes seraient « porteurs d'une culture » alors que, pour le député, ils ne sont que les « annonciateurs d'une guerre civile ».
Quant à Samir Taieb (groupe démocrate), il s'est interrogé sur les possibilités de constituer une commission mixte « gouvernement-ANC-état-major des armées-Intérieur » pour assurer la coordination de la conduite du dossier sécuritaire. Il a, surtout, regretté l'absence d'une vraie politique de neutralisation des mosquées du fait de ce qu'il a appelé "l'échec du ministre des Affaires religieuses".
Taieb a réclamé la levée immédiate de l'état d'urgence, le déploiement de l'armée à la frontière avec l'Algérie et la prise en compte des requêtes des syndicats des unités sécuritaires pour ce qui est de la refonte des textes régissant le fonctionnement de l'institution Le député CPR, Lazhar Chemli, a demandé à en savoir davantage sur les
mesures prises pour déjouer les opérations de recrutement de "combattants" pour aller faire la guerre sous des latitudes lointaines. Il a réclamé "une séance à huis clos" pour débattre des grands dossiers sécuritaires, notamment ceux de la criminalité organisée, des groupes terroristes et des réseaux de contrebande.
Le député d'Ennahdha Walid Bannani s'est dit confiant en la capacité de la Tunisie de surmonter la situation présente, soulignant l'importance qu'il y a de doter les institutions sécuritaire et militaire du matériel nécessaire et adjurant "la jeunesse tunisienne à faire montre de vigilance pour ne pas servir d'appui au terrorisme".
Issam Chebbi (groupe démocrate) a plaidé l'impératif de soutenir le moral des agents de sûreté et des militaires, proposant la mise en place d'un "plan national pour l'éradication du terrorisme et la reprise en main des mosquées".
La députée du groupe démocrate, Maya Jribi, a réclamé, elle aussi, la tenue d'une "séance à huis clos" à laquelle seraient conviés les syndicats sécuritaires, de même que l'accélération des procédures de promulgation de textes de loi en faveur de la protection des agents de sûreté et de la dissolution des Ligues de protection de la révolution (LPR).
Le député CPR, Samir Ben Amor, a préconisé de diligenter une visite d'une commission parlementaire sur le site du mont Chaambi et au chevet des blessés hospitalisés.
Réagissant aux interventions des constituants, le chef du Gouvernement, Ali Larayedh, a souligné que "traiter le dossier du terrorisme n'est pas chose aisée" d'autant que, dit-il, "l'Etat est tenu, tout à la fois, de combattre le terrorisme et de se conformer aux standards internationaux en matière de droits de l'Homme et de libertés". "Il y avait des opérations terroristes en Tunisie avant la révolution malgré le régime despotique qui disposait d'une institution sécuritaire plus disciplinée", a-t-il affirmé.
Pour Ali Larayedh la loi antiterroriste de 2003 était
"incompatible avec la Constitution de 1959 et très éloignée de la nouvelle Constitution", faisant remarquer que le gouvernement "est contraint d'appliquer cette loi en l'état actuel des choses, en attendant la promulgation d'un nouveau texte, ce à quoi s'emploie le gouvernement".
S'agissant de la levée de l'état d'urgence, Larayedh a écarté cette éventualité "pour le moment" parce que, selon lui, "il n'est pas encore possible de ne compter que sur les seules forces de sûreté pour assurer le maintien de l'ordre dans le pays et sans l'assistance de l'armée, compte tenu des débordements incessants, depuis la révolution".
Par contre, Larayedh a dit soutenir la proposition en faveur de la tenue d'une séance à huis clos qui serait consacrée à l'examen de nombre de dossiers sécuritaires afin, dit-il, "d'éviter toutes fuites qui pourraient être préjudiciables aux membres des unités sécuritaires".
Ils ont appelé à fédérer les efforts, à "transcender les querelles politiques" et à se focaliser sur la meilleure manière de protéger le pays et de préserver ses intérêts.
Lors de la séance plénière de l'ANC (Assemblée nationale constituante) consacrée, mercredi matin, au débat avec le gouvernement sur la situation sécuritaire et les développements de l'affaire de Jebel Chaambi, un certain nombre de députés ont fait porter, aux gouvernements actuel et précédent, la responsabilité de la détérioration de la situation sécuritaire et de la progression du terrorisme dans le pays. Ils ont reproché, aux deux gouvernements, "leur laxisme dans le traitement du dossier sécuritaire et vis-à- vis des éléments du courant salafiste extrémiste, ainsi que de sa composante jihadiste".

Abdelmonem Krir (sans étiquette) a réclamé du gouvernement "des excuses officielles" au peuple "pour n'avoir pas assumé sa responsabilité d'assurer la sécurité nationale. Il a accusé le gouvernement Larayedh d'avoir fait de la Tunisie "un Etat terroriste qui exporte les terroristes, aux dépens de la réputation du pays à l'étranger".
Hichem Hosni (sans étiquette) a, de son côté, imputé au chef du gouvernement et ancien ministre de l'Intérieur "la responsabilité de ce qui se passe aujourd'hui au Chaambi", lui reprochant de ne pas avoir donné les instructions nécessaires pour en découdre avec les terroristes, depuis les évènements de l'ambassade américaine, Douar Hicher et Bir Ali Ben Khélifa.
Il a, également, rappelé des propos controversés du chef du parti au pouvoir (en référence au président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi) selon lesquels les extrémistes seraient « porteurs d'une culture » alors que, pour le député, ils ne sont que les « annonciateurs d'une guerre civile ».
Quant à Samir Taieb (groupe démocrate), il s'est interrogé sur les possibilités de constituer une commission mixte « gouvernement-ANC-état-major des armées-Intérieur » pour assurer la coordination de la conduite du dossier sécuritaire. Il a, surtout, regretté l'absence d'une vraie politique de neutralisation des mosquées du fait de ce qu'il a appelé "l'échec du ministre des Affaires religieuses".
Taieb a réclamé la levée immédiate de l'état d'urgence, le déploiement de l'armée à la frontière avec l'Algérie et la prise en compte des requêtes des syndicats des unités sécuritaires pour ce qui est de la refonte des textes régissant le fonctionnement de l'institution Le député CPR, Lazhar Chemli, a demandé à en savoir davantage sur les
mesures prises pour déjouer les opérations de recrutement de "combattants" pour aller faire la guerre sous des latitudes lointaines. Il a réclamé "une séance à huis clos" pour débattre des grands dossiers sécuritaires, notamment ceux de la criminalité organisée, des groupes terroristes et des réseaux de contrebande.Le député d'Ennahdha Walid Bannani s'est dit confiant en la capacité de la Tunisie de surmonter la situation présente, soulignant l'importance qu'il y a de doter les institutions sécuritaire et militaire du matériel nécessaire et adjurant "la jeunesse tunisienne à faire montre de vigilance pour ne pas servir d'appui au terrorisme".
Issam Chebbi (groupe démocrate) a plaidé l'impératif de soutenir le moral des agents de sûreté et des militaires, proposant la mise en place d'un "plan national pour l'éradication du terrorisme et la reprise en main des mosquées".
La députée du groupe démocrate, Maya Jribi, a réclamé, elle aussi, la tenue d'une "séance à huis clos" à laquelle seraient conviés les syndicats sécuritaires, de même que l'accélération des procédures de promulgation de textes de loi en faveur de la protection des agents de sûreté et de la dissolution des Ligues de protection de la révolution (LPR).
Le député CPR, Samir Ben Amor, a préconisé de diligenter une visite d'une commission parlementaire sur le site du mont Chaambi et au chevet des blessés hospitalisés.
Réagissant aux interventions des constituants, le chef du Gouvernement, Ali Larayedh, a souligné que "traiter le dossier du terrorisme n'est pas chose aisée" d'autant que, dit-il, "l'Etat est tenu, tout à la fois, de combattre le terrorisme et de se conformer aux standards internationaux en matière de droits de l'Homme et de libertés". "Il y avait des opérations terroristes en Tunisie avant la révolution malgré le régime despotique qui disposait d'une institution sécuritaire plus disciplinée", a-t-il affirmé.
Pour Ali Larayedh la loi antiterroriste de 2003 était
"incompatible avec la Constitution de 1959 et très éloignée de la nouvelle Constitution", faisant remarquer que le gouvernement "est contraint d'appliquer cette loi en l'état actuel des choses, en attendant la promulgation d'un nouveau texte, ce à quoi s'emploie le gouvernement".S'agissant de la levée de l'état d'urgence, Larayedh a écarté cette éventualité "pour le moment" parce que, selon lui, "il n'est pas encore possible de ne compter que sur les seules forces de sûreté pour assurer le maintien de l'ordre dans le pays et sans l'assistance de l'armée, compte tenu des débordements incessants, depuis la révolution".
Par contre, Larayedh a dit soutenir la proposition en faveur de la tenue d'une séance à huis clos qui serait consacrée à l'examen de nombre de dossiers sécuritaires afin, dit-il, "d'éviter toutes fuites qui pourraient être préjudiciables aux membres des unités sécuritaires".




Om Kalthoum - الأهات
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