Tunisie: Larayedh promet de créer une cellule de crise pour sauver les établissements médiatiques en difficulté (Taïeb Zahar)



tap - Le Chef du gouvernement provisoire Ali Larayedh a « promis » de mettre en place une cellule de crise pour sauver les établissements médiatiques en difficulté, a confié, jeudi, le président de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux Taïeb Zahar, aux médias.
« Le chef du gouvernement, également, a répondu favorablement à un ensemble de revendications », a-t-il ajouté lors d'un entretien avec ce dernier.
Accompagné de Nabil Jemour, secrétaire général du Syndicat général de la culture et de l'information relevant de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), Taïeb Zahar a estimé que l'Etat doit intervenir pour identifier les sources de financement de plusieurs établissements médiatiques et régler la question de la publicité publique qui, a-t-il dit, constitue une condition essentielle pour préserver la liberté et la crédibilité des médias.


Par ailleurs, il a mis l'accent sur la nécessité d'activer le décret-loi n°2011-115, après l'application de certaines modifications.
Il a, également, dénoncé le projet proposé par les élus du Congrès pour la République qui, a-t-il déploré, comporte 13 articles criminalisant les journalistes et risque de compromettre la liberté de l'information.

« Il n'est plus admissible de porter atteinte à la liberté de la presse ou de revenir aux pratiques de l'ancien régime connu pour son immixtion dans la ligne rédactionnelle des établissements médiatiques publics », a, pour sa part, indiqué Nabil Jemour, faisant remarquer que des rencontres ont été programmées pour examiner les moyens de promouvoir le secteur de l'information.


Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 64597

Mandhouj  (France)  |Vendredi 03 Mai 2013 à 06h 50m | Par           
Le secteur du médias publics a beaucoup aidé la contre révolution. Il a failli à sa mission essentielle. Qui est éclairer l'opinion publique. Ce secteur n'a pas permis le débat contradictoire équilibré... Ce secteur coûte très cher au contribuable. Alors l'argent il faut mieux la dépenser pour les pauvres... La démocratie nécessairement a besoin de la maturité politique. Et les médias ont besoin de se libérer des mécanismes de la dictature. Ces médias sont devenus un fardeau pour le gouvernement et le peuple... . Ben Ali harab. Mandhouj tarek.,

Zorris  (Netherlands)  |Vendredi 03 Mai 2013 à 06h 28m |           
Un bon journal là ou de vrais journalistes travaillent peut touopurs réussir...
pourquoi "sauver" les tokos des lèches-bottes qui ne peuvent survivre que sur les corruptions et les pots de vins des dictateurs???
ces sahfajis peuvent aller chercher un emploi, et non pas sucer notre sang!

allez au diable

Lazaro  (Tunisia)  |Vendredi 03 Mai 2013 à 06h 05m |           
L'essentiel est de poser les problème objectivement .les hommes du métier doivent aussi éclairer l'opinion sur les mécanismes usuelles et les principes connus dans les pays développés , jeter la lumière sur les menaces réelles et argumenter leur position sans dénigrement .