tap - Ce fut une première dans l'histoire de la Tunisie. L'Assemblée nationale constituante a eu à débattre, ce mardi, d'une motion de censure déposée contre un membre du gouvernement, en l'occurrence la ministre des Affaires de la femme et de la famille, Sihem Badi.
Beaucoup de députés estiment que l'examen de cette motion de censure, bien qu'elle ne soit pas passée faute de majorité en sa faveur, fut l'occasion d'un "bon exercice de
démocratie".
Le texte a été rejeté à une majorité de 90 voix, contre 70 qui l'ont soutenue, 14 députés ayant opté pour l'abstention.
Le débat qui a précédé le vote a permis de poser le problème de la qualité de la prise en charge des enfants dans les jardins d'enfants et les crèches et surtout de l'absence de mesures préventives du gouvernement pour éviter et combattre les éventuels abus, notamment dans les établissements non agréés, voire illégaux.
Pour les partisans de la motion de censure, ce sont précisément de tels abus qui ont conduit à la récente agression sexuelle contre une fillette.
La motion de censure n'a, finalement, recueilli que 70 voix favorables alors que 78 députés y avaient apposé leur signature, ce qui l'avait rendue recevable (le quorum requis est d'un tiers des députés, soit 73).
Des députés de l'opposition ou indépendants qui l'avaient parrainée ne l'ont donc pas votée au final.
Certains d'entre eux ont expliqué leur revirement par le fait que la ministre des Affaires de la femme n'assume pas à elle seule la responsabilité de la condition de l'enfance en Tunisie, mais l'ensemble du gouvernement.
D'autres ont avancé n'avoir voulu que provoquer le débat sur un "problème réel" et accessoirement tester le mécanisme de défiance.
La députée du groupe démocrate Salma Baccar (Parti Al- Massar) a ainsi soutenu que l'opposition et les indépendants ayant parrainé la motion de censure savaient à l'avance qu'elle ne requerrait pas la majorité mais qu'ils l'ont pour autant maintenue "pour induire une avancée supplémentaire en matière de démocratie", au sein de l'ANC. "Tout le monde, y compris la ministre de la Femme, a accepté de jouer le jeu, et ce fut donc une bonne opportunité de tester les mécanismes de contrôle de l'action du gouvernement et de fonctionnement de l'assemblée", a-t-elle ajouté.
Les groupes parlementaires des partis d'Ennahdha et d'Ettakatol, qui forment avec le parti de Sihem Badi, le CPR, la coalition au pouvoir, de même le mouvement dissident du CPR "Wafa", se sont visiblement mis d'accord pour voter contre la motion de censure, tout en admettant la nécessité "d'asseoir la tradition de la reddition de comptes" et de "s'exercer à la démocratie". Ceci n'a pas, pour autant, empêché Mohamed Hamdi, porte- parole du groupe démocrate, de reprocher aux députés de la Troïka et, précisément, à la ministre de la femme d'avoir qualifié l'engagement de la procédure de motion de censure de "mise en scène comique" ou de "récupération de la cause" tout en prétendant qu'il s'agit d'un "exercice de démocratie".
La ministre des Affaires de la femme s'est dit "fière de ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie" pour ce qui est de "jeter les fondements de la démocratie", y voyant matière digne d'être enseignée dans les écoles de sciences politiques de par le monde.
L'Assemblée nationale constituante aura à statuer, dans les quelques jours à venir, sur une motion de destitution visant cette fois le Président de la République.
La procédure avait été lancée en signe de protestation contre ses déclarations lors de sa récente visite au Qatar.
Elle a recueilli plus de 73 signatures. Le Bureau de l'Assemblée en a été saisi pour fixer la date de la plénière qui sera consacrée à la question.
A signaler que 174 députés étaient présents à la séance plénière de ce mardi, contre une moyenne habituelle d'environ 135.
Beaucoup de députés estiment que l'examen de cette motion de censure, bien qu'elle ne soit pas passée faute de majorité en sa faveur, fut l'occasion d'un "bon exercice de
démocratie". Le texte a été rejeté à une majorité de 90 voix, contre 70 qui l'ont soutenue, 14 députés ayant opté pour l'abstention.
Le débat qui a précédé le vote a permis de poser le problème de la qualité de la prise en charge des enfants dans les jardins d'enfants et les crèches et surtout de l'absence de mesures préventives du gouvernement pour éviter et combattre les éventuels abus, notamment dans les établissements non agréés, voire illégaux.
Pour les partisans de la motion de censure, ce sont précisément de tels abus qui ont conduit à la récente agression sexuelle contre une fillette.
La motion de censure n'a, finalement, recueilli que 70 voix favorables alors que 78 députés y avaient apposé leur signature, ce qui l'avait rendue recevable (le quorum requis est d'un tiers des députés, soit 73).
Des députés de l'opposition ou indépendants qui l'avaient parrainée ne l'ont donc pas votée au final.
Certains d'entre eux ont expliqué leur revirement par le fait que la ministre des Affaires de la femme n'assume pas à elle seule la responsabilité de la condition de l'enfance en Tunisie, mais l'ensemble du gouvernement.
D'autres ont avancé n'avoir voulu que provoquer le débat sur un "problème réel" et accessoirement tester le mécanisme de défiance.
La députée du groupe démocrate Salma Baccar (Parti Al- Massar) a ainsi soutenu que l'opposition et les indépendants ayant parrainé la motion de censure savaient à l'avance qu'elle ne requerrait pas la majorité mais qu'ils l'ont pour autant maintenue "pour induire une avancée supplémentaire en matière de démocratie", au sein de l'ANC. "Tout le monde, y compris la ministre de la Femme, a accepté de jouer le jeu, et ce fut donc une bonne opportunité de tester les mécanismes de contrôle de l'action du gouvernement et de fonctionnement de l'assemblée", a-t-elle ajouté.
Les groupes parlementaires des partis d'Ennahdha et d'Ettakatol, qui forment avec le parti de Sihem Badi, le CPR, la coalition au pouvoir, de même le mouvement dissident du CPR "Wafa", se sont visiblement mis d'accord pour voter contre la motion de censure, tout en admettant la nécessité "d'asseoir la tradition de la reddition de comptes" et de "s'exercer à la démocratie". Ceci n'a pas, pour autant, empêché Mohamed Hamdi, porte- parole du groupe démocrate, de reprocher aux députés de la Troïka et, précisément, à la ministre de la femme d'avoir qualifié l'engagement de la procédure de motion de censure de "mise en scène comique" ou de "récupération de la cause" tout en prétendant qu'il s'agit d'un "exercice de démocratie".
La ministre des Affaires de la femme s'est dit "fière de ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie" pour ce qui est de "jeter les fondements de la démocratie", y voyant matière digne d'être enseignée dans les écoles de sciences politiques de par le monde.
L'Assemblée nationale constituante aura à statuer, dans les quelques jours à venir, sur une motion de destitution visant cette fois le Président de la République.
La procédure avait été lancée en signe de protestation contre ses déclarations lors de sa récente visite au Qatar.
Elle a recueilli plus de 73 signatures. Le Bureau de l'Assemblée en a été saisi pour fixer la date de la plénière qui sera consacrée à la question.
A signaler que 174 députés étaient présents à la séance plénière de ce mardi, contre une moyenne habituelle d'environ 135.




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