Examen des conditions de travail à l'Union régionale des aveugles à Kébili



tap - Les conditions de travail à l'union régionale des aveugles dans le gouvernorat de Kébili ainsi que les difficultés rencontrées par les personnes à besoins spécifiques, notamment les non- voyants, ont été les principaux volets évoqués lors de la visite effectuée, vendredi, par le président de l'union nationale des aveugles de Tunisie (UNAT), Atia Ben Saïd, dans la région.

Cette visite s'inscrit dans le cadre de l'examen des conditions socio-économiques des sections régionales et locales des unions des aveugles, a indiqué le président de l'UNAT au correspondant de l'Agence TAP dans la région."Elle permettra d'identifier les problèmes qui entravent l'amélioration des prestations fournies aux adhérents et de bien cerner les potentialités offertes pour répondre aux aspirations des non-voyants de la région à l'emploi et aux attributs d'une vie digne",a-t-il ajouté.


De son côté, le président de l'union régionale des aveugles (URA) à Kébili, Makram Heni, a souligné que l'entrave majeure à l'activité de l'URA et de ses 4 sections locales, à Al-Fawar, Douz, Souk Lahad et Kébili est le manque des ressources financières.Il a précisé, à ce propos, que le budget de l'établissement n'excède pas 6 mille dinars par an.

A cela s'ajoute l'infrastructure délabrée des sections locales dont la plupart ne disposent pas de locaux aménagés spécialement pour encadrer les non-voyants en plus du sous-effectif en personnel opérant dans l'union régionale et ses sections locales.

Le responsable régional a également abordé la question de la privation des non-voyants de la région des opportunités d'intégration dans le marché de l'emploi, alors que plusieurs d'entre eux ont des diplômes de formation dans plusieurs spécialités, dont la kinésithérapie et les services de téléphonie mobile.

Le nombre des non-voyants dans le gouvernorat de Kébili s'élève à 900 personnes, en majorité des personnes âgées, qui souffrent de la politique de marginalisation et n'ont pas réussi à accéder aux écoles, en raison du manque des établissements dans la région et des problèmes de déplacement dans les gouvernorats avoisinants, a-t-il ajouté.



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