Tunisie: La loi sur la justice transitionnelle n'est pas une solution miracle (Dilou)



tap - Le ministre de la Justice transitionnelle et des Droits de l'Homme, Samir Dilou, a affirmé, samedi, que le projet de loi sur la justice transitionnelle n'est pas une solution miracle aux problèmes de l'heure. « Cette loi qui propose, plutôt, une nouvelle approche de la reddition et de la conciliation, constitue l'un des principaux textes capables de jeter les bases de l'avenir, d'identifier les exigences du présent et de dépoussiérer le passé », a-t-il soutenu.

M.Dilou qui s'exprimait, à Tunis, à l'ouverture d'une journée d'étude sur la justice transitionnelle, a indiqué que ce projet de loi est le fruit d'un travail collectif auquel ont contribué les composantes de la société civile dans toutes les régions. Il a révélé que les divergences sur plusieurs articles de ce projet de loi ont pu être surmontées. Ce projet de loi doit être examiné au niveau des groupes parlementaires et des commissions de l'Assemblée Nationale Constituante avant de le soumettre au vote, a ajouté M.Dilou.


La rencontre est organisée par le ministère de la Justice transitionnelle et des Droits de l'Homme, en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme et le programme des Nations unies pour le Développement (PNUD).





Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 60597

Mandhouj  (France)  |Samedi 16 Février 2013 à 14h 53m |           
Ce travail accompli par des compétences (juristes tunisiens et internationaux, la société civile, des politiques) : - prouve au mieux, le caractère politique de la justice transitionnelle, - montre bien que ce gouvernement ne souhaite pas diviser la société comme le dit l’actuelle opposition, - et montre bien que ce gouvernement a choisi le chemin le plus (le plus long, certes), mais le plus sûr pour que la justice transitionnelle ne soit pas
que punition (comme on a vu à chaque fois quand il y a eu révolution dans d’autres pays). cette volonté de couper court avec l’idée de vengeance en matière de justice transitionnelle, mais qui n’empêche pas la justice transitionnelle de rentrer en action sans dérapage ni ignorance des droits des autres « les victimes », des biens spoliés, est une preuve de plus de la valeur positive et humaine, qui anime les hommes et les femmes de l’actuelle
majorité.
la maladresse de l’opposition (surtout nida tounis) intervient afin d’empêcher la justice transitionnelle de rentrer en action et qu’on continue de subir durablement les injustices du passé de ben ali et de son entourage mafieux, « à travers certaines déclarations de bce et autres cadres du parti nida, à travers le soutien aux troubles sociaux politisés, violence urbaine bien organisée, 1-dans le sens des intérêts partisans au anciens bourreaux
rcd, -2 et idéologique « pouvoir de l’anarchie dans la rue » du côté des partis gauchistes (le front populaire), et non pas politisés dans le sens d’une lutte sociale saine par sa finalité : obtenir davantage des acquis et nouveaux droits aux salariés, chômeurs, égalité des salaires homme/femme…). l’urgence : - un projet de loi pour
la justice transitionnelle doit prendre forme rapidement et qu’il sera adopté, au plus vite,
- le projet de loi pour la protection de la révolution aussi,
- une haute instance « provisoire » de justice indépendante et crédible doit voir le jour au plus vite pour traiter de ces dossiers qui hontes et déshonneurs la société toute entière. cette même haute instance sera dissoute après l’achèvement de son travail.
- pour ce qui est de la haute instance de justice qu’on souhaite la voir dans la nouvelle constitution, c’est autre chose, et j’espère que les réformes dans le secteur de justice avancent de bon pieds et la tunisie aura au plus vite aussi une vraie justice (qui ne sera ni de classes, ni de mafias), mais juste une justice indépendante, qui pense le droit, les droits, les droits réciproques « du plaignants et de l’accusé » et l’humain d’abord. ben
ali harab. mandhouj tarek.