Tunisie: 2238 projets industriels, d'une valeur de 1311,2 MD ont été réalisés en 2012 (APII)



tap - Quelque 2238 projets industriels, d'une valeur de 1311,2 millions de dinars (MD) ont été réalisés en 2012, contre 2062 projets d'un coût de 1231,2 MD, en 2011, selon les résultats d'une enquête réalisée par l'Agence de promotion de l'industrie et de l'innovation (APII).

L'enquête qui a porté sur le suivi de réalisation des projets déclarés dans les industries manufacturières, au cours de la période (2008-2011), a été élaborée sur un échantillon de 7550 projets d'un coût supérieur à 100 000 dinars chacun.


M.Salem Bouarada, directeur central du centre de documentation et d'information industrielle à l'APII, a fait savoir, dans une déclaration à la TAP, que ces projets représentent 52% du total des projets déclarés au cours de cette période, soit 14531 projets.

En termes d'investissements, les projets enquêtés (7550), d'un Coût total de 12 245,8 MD, constituent 93% du total des investissements déclarés, soit 13 161,4 MD, a encore précisé le responsable.

Les projets, ainsi réalisés, ont permis la création de 26 597 emplois contre 25 196 en 2011, soit un accroissement de 5,6%, a-t-il souligné.

Les principales réalisations enregistrées en 2012 ont concerné les projets de création (62,8%) avec 1406 projets de création sur un total de 2238, contre 1300 en 2011, enregistrant une hausse de 8,2%, selon le responsable. Le reste (832 projets), sont des projets d'extension ou de renouvellement de matériel, a-t-il ajouté.

Analysant les réalisations, par secteurs d'activités, M. Bouarada a fait remarquer que la hausse du nombre des projets concrétisés a touché l'ensemble des secteurs dans des proportions qui varient entre 5,4%, pour le secteur des industries chimiques (136 contre 129 en 2011), 13,2% (163 contre 144 en 2011) pour celui des matériaux de construction, relevant que le plus grand nombre de projets réalisés a été enregistré dans le secteur de l'agroalimentaire à savoir 629 projets.

Le responsable a relevé que l'évolution des investissements, mis en place, a concerné la plupart des secteurs: industries diverses (+24%), Industries mécaniques et électriques (+6,3%), les matériaux de construction (+4,2%), l'agroalimentaire (+6,2%) et les industries chimiques (+3,7%). Ont, toutefois, été exclus de cette augmentation, le textile-habillement (-9%) et le cuir et chaussures (-6,1%), a souligné M.Bouarada.

La baisse des investissements, dans le secteur du textile, qui compte 1601 entreprises exportatrices, sur un total de 1911 sociétés, s'explique par la crise dans la zone euro et l'attentisme des investisseurs étrangers, a-t-il précisé.

Les revendications sociales du personnel (augmentation de salaires, sit-in …) ont également affecté le rendement du secteur présentant d'ores et déjà des marges minimes de bénéfices, d'après M.Bouarada. En outre, le responsable a avancé que l'évolution, constatée en 2012, résulte des projets tunisiens dont le nombre est passé de 1671, en 2011, à 1822, en 2012, soit un accroissement de 8,9% pour des investissements respectifs de l'ordre de 780 MD et 817,2 MD.

Les projets à capitaux 100% étrangers lesquels ont augmenté de 10% avec 230 projets installés, en 2012, contre 209, en 2011, moyennant une enveloppe qui a cru de 11,2% (de 188,1 MD en 2011 à 209,2 MD en 2012) ont eux aussi favorisé cette amélioration. "Le taux de réalisation des investissements aussi bien tunisiens qu'étrangers devrait se consolider au cours de la prochaine période, et ce, en dépit de la conjoncture difficile que traverse le pays", a estimé M.Bouarada. Et d'expliquer, que les événements survenus, dernièrement, sur la scène politique, notamment, l'assassinat du dirigeant politique Chokri Belaid, a incité la classe politique à mettre en place une feuille de route claire, à même de rassurer les investisseurs tunisiens et étrangers.





Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 60543

Mandhouj  (France)  |Vendredi 15 Février 2013 à 23h 31m |           
Si on réalise 60 000 projets / heure, du moment où il n'a pas une paix sociale, et une pratique démocratique responsable, rien ne parait palpable, sauf l'anarchie et l'insécurité. ben ali harab. pour gagner cette paix sociale, cette sécurité, il faut: - un gouvernement qui gouverne, et non pas un gouvernement qui réfléchit à un remaniement depuis juillet, - il faut un exercice démocratique responsable et de valeur, et cela concerne
l'opposition, les medias, la société civile, les partis au pouvoir et le gouvernement, les manques et les incohérences sont de tous les côté, et la preuve à ce que j'avance, notre situation aujourd'hui. mr le chef du gouvernement on ne peut pas gouverner longtemps, sous fond de remaniement, et l'opposition malgré (...), il faut la comprendre, elle ne peut pas s'opposer, sous fond de remaniement ministériel, - il faut un agenda clair, avec
des rdv plus au moins dans une fourchette compréhensible, - que l’anc montre au peuple qu’elle avance et ne stagne pas, - il faut un gouvernement qui tient compte du soutien du peuple, ainsi il pourra avancer rapidement , sans précipitation, dans les reformes demandées par cette période, et nécessaire à cette période, reforme des medias, de la justice, rupture avec certaines lois qui datent depuis ben ali qui continuent à pourrir la vie aux
tunisiens et à les mettre contre les institutions de l’état et ses représentants (police, juges, pouvoirs déconcentrés – préfets et oumadas-, service public en général), - il à fallu, que la justice transitionnelle avance un peu plus, - que les affaires des martyrs , blessés de la révolution soient traitées avec plus d’urgence et de priorité, aussi l’affaire des anciens prisonniers politiques. voila un minimum non réalisé, et même si ce
gouvernement a bien avancé sur beaucoup, de sujets, d’un autre côté il a stagné sur ce qui pourra redynamiser l’exercice gouvernemental, un vrai et pertinent remaniement depuis la rentée 2012/2013. tout le monde savait qu’après l’été (juillet/aout), les choses vont se gâter, et que tous les secteurs d’activités se préparés à des grèves répétitifs, et que l’opposition allez aussi renter dans un bras de fer avec le gouvernement et 1ère composante
ennahda. le mois de décembre le peuple se mobilisé et a gagné le bras de fer contre l’équipe dirigeante de l’ugtt, avec l’annulation de la grève général, et ça apparu comme un point positif pour le gouvernement. après l’assassina de chokri el batal, aussi le peuple se mobilisé pour que le pays ne rentre pas dans une anarchie sans précédent, et depuis cette liquidation physique, le peuple est partagé entre son deuil et sa résistance contre
les ennemis ou les supposés ennemis. franchement, il fallait réagir à l’avance, et il faut penser au peuple par moment du verbe gouverner, et non pas faire appel à lui d’une manière directe ou implicite, que par moment des verbes (assassiner, piller, saccager, vandaliser). les choses trainent encore, et tous les jours le plafond des exigences des uns et des autres s’éclaircie mieux, ou plutôt prend de la hauteur, et on ose venir nous
raconter que (les discussions et les rencontres avec les partis politiques étaient positives (ijaby), de quel ijaby vous parlez mrs mes dames les politiques e la majorité? quand on veut avancer, on franchit la porte, sans prier. ben ali harab. mandhouj tarek.
. mandhouj tarek.

Tounsi  (France)  |Vendredi 15 Février 2013 à 18h 10m |           
والمعارضة الغبية تقول أن هذه الحكومة فشلت