ANC: gouvernement de compétences, légitimité de l'Assemblée et assassinat de Chokri Belaïd au centre des débats



tap - Les interventions des élus de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) ont principalement porté, lors de la séance plénière extraordinaire, jeudi, sur une condamnation unanime de l'assassinat du leader politique Chokri Belaïd, la décision du chef du gouvernement provisoire de former un "gouvernement de compétences" ainsi que la légitimité de l'ANC.

Le Conseil des sages, créé par le chef du gouvernement Hamadi Jebali, et sa relation avec l'ANC, était également au centre des débats.
Les membres de l'Assemblée Constituante ont unanimement condamné l'assassinat, mercredi 6 février, du secrétaire général du Parti des Patriotes Démocrates Unifié et coordinateur général du Front populaire Chokri Belaïd, mettant notamment en cause les appels à la haine et les incitations à la violence en toute impunité ainsi que le manque de rigueur dans la lutte contre les agressions et les actes de violences répétés.


D'autre part, des constituants ont critiqué le rendement des acteurs politiques, s'agissant notamment de l'élaboration d'un "calendrier clair" et d'un "programme d'action bien défini". Ils ont dans ce sens accusé certaines parties de privilégier les intérêts partisans à l'intérêt supérieur de la Nation.

D'autres élus ont appelé à appuyer la proposition de Hamadi Jebali qui, ont-ils insisté, "constitue le seul moyen de sortir de la crise politique que vit le pays".

Par ailleurs, des députés des groupes Ennahdha et CPR ont dénoncé les "tentatives de renverser la légitimité de l'Assemblée Constituante", affirmant qu'elle constitue "la seule légitimité" et que "toute autre légitimité est considérée fausse et infondée".

Près d'une soixantaine d'élus de l'opposition avaient suspendu leurs activités à l'ANC et appelé à la tenue de cette séance plénière extraordinaire pour examiner la situation générale dans le pays.




Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 60523

Ammar  (Tunisia)  |Vendredi 15 Février 2013 à 10h 17m |           
Comme l'ont prouvé les résultats des élections du 23 octobre, le vrai baromètre de la popularité du cpr n’est pas les sondages, mais les attaques des médias de l'ancien régime et de la contre-révolution... plus les attaques sont violentes et ciblées et plus la preuve est donnée que ce parti révolutionnaire créé par les vrais militant contre le régime de ben ali est sur le bon chemin. c'est actuellement ennahdha qui suit le cpr et non
l'inverse pour refuser l'initiative de hamadi jebali d'un gouvernement constitué purement et simplement de technocrates, c'est à dire un scénario avéré et prémédité d’un gouvernement sebsi - ben achour ii pour renverser la légitimité de l'anc élue...

Sousou62  (Tunisia)  |Vendredi 15 Février 2013 à 00h 43m |           
التزغريط أكثر من الكسكسي

Mandhouj  (France)  |Jeudi 14 Février 2013 à 23h 05m |           
Mon cadeau à chokri al batal:
mandhouj (france) |jeudi 14 février 2013 à 13h 45m||
1-on remarque que malgré cette volonté du chef du gouvernement de sortir rapidement la tunisie de cette situation, les choses trainent...
2- on remarque qu'un large consensus (une grande partie de la population, plusieurs partis politiques acquis à la révolution, l'assemblée des sages, une partie de la société civile, plusieurs intellectuels) s'est formé autour de la légitimité démocratique ( l'anc),
3- les alliances pour le reste de la période peuvent évoluer et s'élargir. on parlait il y 3 jours d'ennahda, wafa, plus ou moins le groupe dignité liberté, maintenant le cpr confirme sa continuité avec la même alliance avec ennahda, le groupe dignité liberté, c'est sûr, des indépendants acquis à la révolution et ses objectifs peuvent y participé, c'est bien. cpr , ennahda, ettakatoul au début de l'expérience étaient plus que 130
constituant-e-s, avec le départ de certains du cpr et du ettakatoul c'a baissé, et maintenant avec wafa , le groupe dignité liberté et les indépendants même si ettakattoul part, il aurait une large majorité à l'anc, cela facilité le travail…,
- le plus important je pense est: a) que ça aille vite, et que ça passe par l'anc. après qu'il s'agira d'une équipe de technocrates, mi-mi, ou tout politique, il faut que ça soit -que ces technocrates- soient acquis à la révolution et non pas des (...), b) que la solution soit politique, et non pas juste gestion d'affaires ordinaires. la tunisie ne souhaite pas/ne supporte pas une pose, il faut que ça avance, en projets, en justice
transitionnelle, reformes, les hautes instances medias/justice/isie, et que l'anc se dépêche pour la nouvelle constitution et la loi électorale, et surtout bien choisir un système électoral qui ne permet pas l'inégalité, la grave inégalité, exemple: l'élu ennahda est élu avec 40 000 voix, et un autre avec 10 000 voir moins. wa allahou waliyou ettawfik. ben ali harab. mandhouj tarek.