Tunisie: Les agents des sociétés de transport des hydrocarbures en grève



tap - Les agents des sociétés de transport des hydrocarbures, sont entrés en grève lundi, après que les «les patrons de ces sociétés aient boycotté, trois fois, les réunions avec la Fédération générale de la pétrochimie, relevant de l'UGTT, dont la dernière, devait se tenir le 25 janvier courant, au siège de l'inspection générale du travail », a indiqué à la TAP, le secrétaire général de cette Fédération (relevant de l'UGTT), Hasnaoui Smiri.
M.Smiri a réaffirmé la volonté de la Fédération de suspendre, immédiatement, la grève, qui doit se poursuivre jusqu'à mardi, "si les propriétaires des sociétés de transport des hydrocarbures acceptent de négocier avec eux".

Selon le responsable syndical, les transporteurs des hydrocarbures qui étaient affiliés à la Fédération du Transport ont adhéré, depuis septembre 2012, à la Fédération de la pétrochimie (pétrole et produits chimiques), suite à une décision prise par l'UGTT.


Depuis, "les patrons ne veulent plus négocier avec le nouveau syndicat, prétextant leur refus que les voir adhérer à la Fédération de la pétrochimie plutôt qu'à celle du Transport", a-t-il précisé.

Par ailleurs, M.Smiri a fait savoir que la Fédération de la pétrochimie revendique, également, "le retour au travail du représentant syndical Noureddine Chelhi à la société "Oil Services", la réduction des heures de travail, l'augmentation des salaires et l'octroi de primes de risque aux transporteurs".

De son côté, le président de la Chambre syndicale de transport des produits dangereux (relevant de l'UTICA), Mohsen Bouzid, a souligné que la Chambre "n'a aucun lien avec la Fédération de la pétrochimie, même les conventions collectives du travail, ont été signées depuis 1996, avec la Fédération du Transport». Il a estimé que "l'UGTT aurait due avoir l'approbation de la chambre patronale, avant de changer les agents de transport de leur syndicat".

M.Bouzid a souligné que "les revendications, telles que le changement du régime 48 heures à celui de 40 heures, ne peuvent pas être satisfaites, sous la pression, mais dans le cadre des négociations sociales".

Pour ce qui est de la grève, il a fait savoir que «les agents des sociétés de transport des hydrocarbures, exercent, normalement, leur travail».
Selon le même responsable, la Tunisie compte une vingtaine de société de transport des hydrocarbures employant environ 2000 transporteurs.

Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de la pétrochimie, Faouzi Chibani a affirmé que "cette grève a réussi à 100%", estimant que "c'est l'UGTT qui doit décider de la structure qui va défendre les droits des agents des sociétés de transport des hydrocarbures".

Le directeur central à la société nationale de distribution des pétroles (Agil), Habib Melaouah, a indiqué à la TAP que les stations d'essence disposent de réserves qui peuvent satisfaire les besoins des citoyens de 3 jours à une semaine. Il a relevé que "les citoyens doivent s'approvisionner selon leurs besoins et éviter toute ruée vers les stations d'essence".

Un journaliste de la TAP a constaté que de longues files de voitures stationnaient devant plusieurs kiosques de la capitale pour s'approvisionner en essence.




Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 59688

Kammoula  (Tunisia)  |Mardi 29 Janvier 2013 à 08h 54m |           
Ugtt mène le pays vers la catastrophe!!!

Mandhouj  (France)  |Lundi 28 Janvier 2013 à 23h 44m |           
De toute façon, les salaires des chauffeurs annoncés par el wataniya 1 (320 dinars), est une honte pour un secteur qui gagne beaucoup plus qu'on le croit. aussi c’est le cas des autres secteurs d'activités. sauf que le fond du problème n'est pas si on fait grève ou pas. il est si on construit ensemble une société de démocratie et de justice ou pas? de solidarité et du pluralisme ou pas? aujourd'hui on voit bien que l'obscurantisme de el
wattad où mène-t-il. l'ugtt doit s'inscrire dans cette logique de construction sociale avec les moyens les plus appropriés, la négociation, la proposition... et ensemble on arrive ensemble. quand on voit que les 15% des tunisiens sont dans une précarité impossible et ils ne profitent que de 12% des subventions que verse l'état pour les produits subventionnés, je pense qu'il faut revoir beaucoup des choses. ce n'est pas qu'une affaire de
revenus, ce n'est pas que l'affaire des syndicats de travailleurs mais aussi des patrons, l'affaire de l'état, l'affaire du peuple qui s'est révolté contre la spoliation, c’est l’affaire d’une conscience collective qui se penchera sur la distribution des richesses et du pouvoir dans la société. cette situation d'extrême précarité nous interpelle toutes et tous. ce n'est pas une affaire de justice sociale uniquement, pour cette catégorie
la plus précaire, c’est une affaire de justice transitionnelle, donc un grand coup de solidarité et éminemment urgent. construisons ensemble et arrêtons de se tirailler. ben ali harab. mandhouj tarek.

HawEsshih  (Tunisia)  |Lundi 28 Janvier 2013 à 19h 46m |           
شوفو العجب يا ناس
جماعة الاتحاد آش يعملو
على جال وحدة فاجر فى سليانة حرقو الولاية بتعلة تغيير الوالى و السبب الحقيقى انتقاما لزميلتهم .
و الآن من أجل ارجاع زميلهم للعمل يطالبون باضراب قطاع حساس فى البلاد

دقت ساعة الحقيقة

كم واحد يصلى الجمعـــــــــــــــــــــــــــــــــة
كم واحد يصلى العيــــــــــــــــــــــــــــــــــــدين
كم واحد يصلى التـــــــــــــــــــــــــــــــــــــراويح
كم آمرأة ترتدى الحــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــجاب

كم نسبة هاؤلاء من المجتمــــــــــــــــــــــــــــــع

من سينتخب هــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــاؤلاء

من الآخر.. كل التوانسة مسلمون و لن ينتخبوا
الا مسلمين ليحكموهم . عهد الكفار ولى و آنقضى