Tunisie: « Pas de compromis autour du remaniement ministériel » (Jebali )



tap - « La Troïka n'est pas parvenue, jusqu'à hier soir, à un compromis autour du remaniement ministériel, ce qui a entraîné, ipso facto, le report de la proclamation de la nouvelle composition gouvernementale », a indiqué, samedi, le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali.
« Le projet du remaniement sera soumis, dans les jours à venir, à l'Assemblée nationale constituante (ANC) pour adoption », a-t-il déclaré devant un parterre de la presse nationale et internationale.

« Pour sortir de l'impasse, nous avons été contraints à recourir à l'ANC qui détient, légalement, le pouvoir décisionnel », a-t-il lancé.


Le remaniement ministériel, a-t-il dit, n'est un objectif en soi, mais un moyen pour réaliser un programme d'action efficace pour la période à venir, l'objectif étant d'améliorer les performances du gouvernement sur la base d'une coalition gouvernementale plus large qui regroupe d'autres partis, des compétences et des cadres indépendants.

Hamadi Jebali a, également, nié que le gouvernement en place veut provoquer des scissions au sein des partis de l'opposition ou y séduire leurs dirigeants. « Nous n'avons ni tenté des dirigeants, ni entraîné des scissions au sein des partis et ces pratiques ne font pas partie de nos traditions », a-t-il soutenu.

Il y a des partis qui ont accepté, dès le début, à engager des concertations au sujet du remaniement, alors que d'autres ont accepté leur adhésion au gouvernement sous conditions, a- t-il ajouté.

« Bien que plusieurs autres parties aient refusé de rejoindre les concertations, la voie du dialogue est restée ouverte », a-t-il poursuivi, affirmant n'avoir ménagé aucun effort en sa qualité de « chef de gouvernement de tous les Tunisiens » pour aplanir les difficultés et jouer le rôle « d'arbitre ».

D'autre part, Jebali a estimé urgent d'instaurer un dialogue national au sein de l'Assemblée nationale constituante « sans exclusion aucune » pour parvenir à un « contrat politique » à même de permettre d'établir un plan d'action pour la période à venir et d'aboutir à des solutions consensuelles autour des dossiers urgents, aux fins de réussir l'étape constitutive et de préserver le processus démocratique. Il a, dans le même contexte, appelé l'ANC et les acteurs politiques à fixer la date des élections, à promulguer le code électoral et à mettre en place les trois instances dont l'Instance supérieure indépendante pour les élections, l'Instance indépendante de l'ordre judiciaire et la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA).

Sur un autre plan, le chef du gouvernement a annoncé la présentation d'un mémorandum sur un nouveau contrat politique pour un dialogue entre les différents protagonistes politiques, l'objectif étant d'évaluer le processus de transition, de définir les principes de ce contrat et ses principaux acteurs et de présenter de nouvelles approches concernant les mécanismes de prise de décision et de gouvernance.




Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 59622

Mandhouj  (France)  |Samedi 26 Janvier 2013 à 21h 54m |           
Je propose que l'anc, propose au 1er ministre, donne carte blanche, de réorganiser son équipe d’une manière à permettre un travail gouvernemental davantage serein et efficace:
-former en urgence et rapidement une équipe restreinte, en regroupant quelques ministères ;
- que l’action de l’anc et du gouvernement soit consacrer sur les défis les plus urgents ;
les urgences :
1- l’adoption de la nouvelle constitution,
2- agenda claire pour les futurs rendez-vous politiques,
3- la date des futures élections législative et présidentielle,
4- la loi électorale, la haute instance independantes pour les élections,
5- la haute instance indépendante des médias,
6- la haute instance de la justice,
7- renforcer l’action du gouvernement dans le domaine de la sécurité, avec plus des moyens pour répondre aux violences urbaines et autres (mausolées…) à titre d’exemple,
8- la lutte contre le terrorisme qui menace notre société,
9- apporter plus des moyens à la justice pour finir avec les affaires d’ordre dictature et révolution (le dossier des prisonniers politiques avec l’impulsion de tous les mécanismes de l’activation de l’amnistie générale, le dossier des martyrs et des blessés de la révolution) , il faut vraiment régler ces affaires au plutôt, il est question des milliers des vies humaines brisées, il est question de justice transitionnelle incontestablement
urgente en terme de justice, et c’est urgent de mettre fin à ces affaires qui divisent la société et qui impliquent des surenchères mal saints politico/politiciens, c’est à ce gouvernement de prendre le taureau par les cornes et de faire ce travail de justice transitionnelle,
10- continuer à faire avancer les dossiers des projets économiques mis en œuvre et en état de faisabilité, sur ce volet la tunisie ne peut pas attendre, les prochaines élections pour ce permettre une pose sous prétexte que c’est un gouvernement restreint et qu’il faut juste se focaliser sur ce qui est politique (constitution, loi électorale, nouvelle isie, futures élections), toutes les équipes qui travaillent sur ces dossiers économiques doivent
avoir les moyens nécessaire (juridiques, réglementaires…), pour avancer et faire avancer notre économie.
11- continuer à lutter contre la vie chère (plus de contrôle sur les prix, la lutte contre la contre bande multiple et varié et la lutte contre les circuits parallèles…),
12- devant nous 6 à 9 mois au maximum pour achever cette période de construction de nos nouvelles institutions, pour ne pas dire (provisoire). c’est à la majorité qui gouverne de prendre sa responsabilité et de ne pas nous montrer des séquences de faiblesse, de fatigue ou de désunions, la tunisie elle est à nous toutes et tous, le peuple nous attend et l’histoire ne pardonne pas. le non retour à la dictature en tunisie est engagé, est tout recul
ou fatigue sont interdits. ce gouvernement n’a qu’un seul choix finir les exigences de la transition (nouvelle constitution, loi électorale, nouvelle isie, organisation des nouvelles élections) et avec tout ça la gestion quotidienne des affaires de l’état est en marche et la gestion quotidienne des affaires de l’état ne signifie pas une pose en matière d’engagement et des futurs projets, notre économie ne pourra pas se permettre. l’environnement
saint pour l’investissement domestique et étranger doit exister, la lutte contre la vie chère doit s’accentuer, gagner davantage en sécurité doit être palpable davantage et plus plus plus pour les tunisiennes et les tunisiens chaque jour.
13- devant nous la saison touristique de l’été, devant nous les examens de fin d’année scolaire du bac… devant nous la prochaine rentrée scolaire, avec plus des classes et plus du mondes (élèves, professeurs…), les trois présidences doivent être mobilisées, chacun dans son domène, et le tout doit être réussi monsieur le 1er ministre. ben ali harab. mandhouj tarek.

Houssem  (France)  |Samedi 26 Janvier 2013 à 20h 09m | Par           
@Dorra
Tu pues, tu chlingues, tu peux aerer un peu puisque du parles des excrements (surement tu en manges). Un mec qui prend un pseudo de nana, surement t'est un travelo.

Celui qui t'a envoyé ici, il doit debarquer lui même, peut-etre qu'il argumente un peut plus. Mais toi, tes arrieres pensees de sioniste t'ont trahit. On n'a rien contre les juifs mais contre les sionistes certainement.

Donc, fais un tour, on a besoin d'air frais car en ta presence, il est vicieux et impur.

Je t'es humilié (ou humiliée, selon ton genre puisqu'on peut te classer) suffisamment ou tu veux encore. Un seul mot pour toi: tfouh...

Dorra  (Italy)  |Samedi 26 Janvier 2013 à 20h 01m |           
Jae parie 1000 contre 1 que ennahda ne cèdera jamais le pouvoir car dans leurs histoire sombres lcux qui utilisent la religion pour accéder au pouvoir comme les khouanjia ne passent pas le peouvoir que par la force, par la guerre et par le sang. ceci est du qu'idéologiquement ils se considèrent comme les délégués de allah et ses procureurs sur terre et ceci leur confère une légitimité divine. la pensée des khouanjia est semblable à celle des
sionistes. tous les deux croient que c'est un droit divin qui les anime et qui leur donne une légitimité. alors oubliez tout remaniement en tunisie, l'exemple de l'égypte sous morsi et frères musulmans avec ses dizaines de morts quotidiens est devant les yeux pour vous donner une idée de l'avenir de la tunisie gouvernée par les khouanjai et leurs alliés wahabites.