tap - Le système sécuritaire post- révolution, les expériences internationales en matière de réforme du système sécuritaire, ainsi que les droits de l'agent de police, ont été au centre du colloque international ouvert vendredi à Tunis.
Organisé les 25 et 26 janvier sur le thème « La réforme du système sécuritaire post-révolution : Etat actuel et défis », ce colloque vise selon les organisateurs, à « renforcer la participation de la société civile à la réforme et au développement du système sécuritaire, dans le cadre du respect des droit humains ».

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur chargé de la réforme Said Mechichi a fait part des difficultés des réformes du système sécuritaire en période de transition, relevant que cette question exige des études approfondies et des concertations élargies. Il a précisé que l'accent a été mis durant la phase actuelle sur des actions pressantes comme le renforcement de la formation de l'agent de police et l'amélioration de son rendement à travers la dotation de l'institution policière de capacités matérielles, d'équipements outre la protection des postes de police qui font l'objet d'attaques et sont incendiés.
« La situation actuelle dans le pays met en difficulté les réformes du système sécuritaire et exige de garantir la sécurité à plusieurs niveaux », a-t-il dit, ajoutant que le coût élevé de cette opération nécessite un appui supplémentaire malgré l'augmentation, cette année et pour la première fois, du budget du ministère de l'Intérieur de 50%.
L'ancien ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, chargé de la réforme dans le gouvernement de Béji Caid Essebsi, Lazhar Akremi a souligné que la réforme sécuritaire doit commencer par une réconciliation interne à travers un débat avec la société civile et les associations spécialisées outre le renforcement du rôle des syndicats au sein du ministère. Il a insisté sur la nécessité de revoir les programmes de formation, de créer une police municipale et de garantir un « commandement sécuritaire unifié ».
Pour sa part, le président de la Ligue Tunisienne des droits de l'homme (LTDH) Abdessatar Ben Moussa a indiqué que les prochaines élections ne peuvent être transparentes et démocratiques sans réforme du système sécuritaire, soulignant que la sécurité « doit être entre les mains du pouvoir uniquement ».
Emna Kaleli, directrice du bureau de Human Rights Watch (HRW) à Tunis a déclaré à la TAP, que la réussite du processus de transition ne peut se faire sans une réforme du système sécuritaire, estimant que les obstacles rencontrés sur la voie de la réforme, la poursuite des atteintes aux droits humains et l'usage excessif de la violence désignent l'absence d'une vision stratégique visant la réforme de ce système.
Nadia Chaabane élue à l'Assemblée constituante (Al-Massar) et membre de la commission chargée d'enquêter sur les évènements du 9 avril a relevé que la commission « n'a pas pu coopérer avec le ministère de l'Intérieur qui n'a pas facilité le déroulement de l'enquête et n'a fourni aucun document ».
Le travail de la commission vise à améliorer le système sécuritaire et à présenter des propositions en ce sens, a-t- elle dit.
La célébration du 9 avril fête des martyrs a été marquée par des actes de violence et des troubles sur l'avenue Habib Bourguiba.
Des spécialistes et experts en matière de réforme des systèmes de sécurité et de défense des droits humains participent à ce colloque.
La rencontre est organisée par l'association « Réforme des institutions » avec le concours de « l'Initiative de la Réforme Arabe », le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), la LTDH et le Conseil national des libertés de Tunis (CNLT).
Organisé les 25 et 26 janvier sur le thème « La réforme du système sécuritaire post-révolution : Etat actuel et défis », ce colloque vise selon les organisateurs, à « renforcer la participation de la société civile à la réforme et au développement du système sécuritaire, dans le cadre du respect des droit humains ».

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur chargé de la réforme Said Mechichi a fait part des difficultés des réformes du système sécuritaire en période de transition, relevant que cette question exige des études approfondies et des concertations élargies. Il a précisé que l'accent a été mis durant la phase actuelle sur des actions pressantes comme le renforcement de la formation de l'agent de police et l'amélioration de son rendement à travers la dotation de l'institution policière de capacités matérielles, d'équipements outre la protection des postes de police qui font l'objet d'attaques et sont incendiés.
« La situation actuelle dans le pays met en difficulté les réformes du système sécuritaire et exige de garantir la sécurité à plusieurs niveaux », a-t-il dit, ajoutant que le coût élevé de cette opération nécessite un appui supplémentaire malgré l'augmentation, cette année et pour la première fois, du budget du ministère de l'Intérieur de 50%.
L'ancien ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, chargé de la réforme dans le gouvernement de Béji Caid Essebsi, Lazhar Akremi a souligné que la réforme sécuritaire doit commencer par une réconciliation interne à travers un débat avec la société civile et les associations spécialisées outre le renforcement du rôle des syndicats au sein du ministère. Il a insisté sur la nécessité de revoir les programmes de formation, de créer une police municipale et de garantir un « commandement sécuritaire unifié ».
Pour sa part, le président de la Ligue Tunisienne des droits de l'homme (LTDH) Abdessatar Ben Moussa a indiqué que les prochaines élections ne peuvent être transparentes et démocratiques sans réforme du système sécuritaire, soulignant que la sécurité « doit être entre les mains du pouvoir uniquement ».
Emna Kaleli, directrice du bureau de Human Rights Watch (HRW) à Tunis a déclaré à la TAP, que la réussite du processus de transition ne peut se faire sans une réforme du système sécuritaire, estimant que les obstacles rencontrés sur la voie de la réforme, la poursuite des atteintes aux droits humains et l'usage excessif de la violence désignent l'absence d'une vision stratégique visant la réforme de ce système.
Nadia Chaabane élue à l'Assemblée constituante (Al-Massar) et membre de la commission chargée d'enquêter sur les évènements du 9 avril a relevé que la commission « n'a pas pu coopérer avec le ministère de l'Intérieur qui n'a pas facilité le déroulement de l'enquête et n'a fourni aucun document ».
Le travail de la commission vise à améliorer le système sécuritaire et à présenter des propositions en ce sens, a-t- elle dit.
La célébration du 9 avril fête des martyrs a été marquée par des actes de violence et des troubles sur l'avenue Habib Bourguiba.
Des spécialistes et experts en matière de réforme des systèmes de sécurité et de défense des droits humains participent à ce colloque.
La rencontre est organisée par l'association « Réforme des institutions » avec le concours de « l'Initiative de la Réforme Arabe », le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), la LTDH et le Conseil national des libertés de Tunis (CNLT).




Om Kalthoum - أنساك
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