Tunisie: La CPG compte produire 4 millions de tonnes en 2013



tap - La compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) projette de produire, en 2013, 4 millions de tonnes de phosphate marchand, contre 2,6 millions de tonnes en 2012.

Cet objectif devient, toutefois, contraignant pour assurer une bonne marche des usines du Groupe Chimique Tunisien (GCT) et de l'usine TIFERT, un partenariat Tuniso-Indien implanté à Skhira, dont le démarrage est en cours, a précisé le GCT, dans un communiqué, publié mercredi.
La même source passe en revue les réalisations du secteur en 2012.

Ainsi, les réalisations commerciales du secteur phosphatier ont globalement évolué par rapport à 2011, passant de 590 mille tonnes de P205, au 31 décembre 2011, à 836 mille tonnes de P205, au 31 décembre 2012.

Par ailleurs, les ventes totales des engrais phosphatés du GCT Tunisien ont atteint, quant à elles, 1708 mille tonnes fin 2011 contre 2580 mille tonnes à la fin 2012, enregistrant une augmentation de 41,76%.

Selon le GCT, ces résultats ont été atteints grâce à la hausse des expéditions de phosphate à partir du bassin minier de Gafsa et la constitution d'un stock stratégique de 700.000 T de phosphate aux usines chimiques.

Pendant le second semestre de l'année 2012, les usines du Groupe Chimique ont, elles, fonctionné à 80% de leur capacité, indique le communiqué du GCT.

En ce qui concerne l'activité de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), le GCT a souligné qu'en dépit d'une augmentation de 90% de l'extraction du phosphate brut, la production de phosphate marchand n'a augmenté, en 2012, que de 15%, et ce en comparaison avec l'année 2011.

Le chiffre d'affaires de la Compagnie est passé de 538 millions de dinars en 2011 à 921 millions de dinars en 2012, a précisé le communiqué.

En conséquence l'alimentation des usines chimiques a nécessité un déstockage important de Phosphate marchand de 2,2 millions de Tonnes.

Le Groupe Chimique tunisien (GCT), qui résulte de la fusion d'entreprises opérant dans le secteur phosphatier, est une entreprise publique tunisienne dont l'objet est de produire et de transformer le phosphate extrait en Tunisie en produits chimiques, tels que l'acide phosphorique ou les engrais.

La Tunisie est le cinquième producteur mondial de phosphate.



Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 59191

Nourammar  (Tunisia)  |Vendredi 18 Janvier 2013 à 16h 45m |           
Hombre
صدقني جبتلي الضحكة من الصميم.موش مشكل زوز كماين المفيد ميكونوش زوز كماين افرغو في الحمولة عالطريق

Hombre  (Tunisia)  |Jeudi 17 Janvier 2013 à 09h 10m |           
Une question pour la direction de babnet :pourquoi vous représentez toujours la cpg par deux camions ?
la cpg a un sigle . respectez cette compagnie, deux fois centenaires !
un ancien de la cpg

Hombre  (Tunisia)  |Jeudi 17 Janvier 2013 à 09h 07m |           
Le jour où le prix de vente du phosphate baissera , c'est le retour de la manivelle ! et ce paramètre (prix)a toujours évolué en dents de scie. d'autant plus que les marocains sont en train de ramasser tous les clients historiques de notre compagnie . et sans répit !

Amir1  (Tunisia)  |Jeudi 17 Janvier 2013 à 07h 06m |           
Alors, il vaudrait mieux que la cpg investit dans de nouveaux projets industriels ou agricoles capables d'occuper la main d’œuvre locale.

Imed_  (Tunisia)  |Mercredi 16 Janvier 2013 à 19h 54m |           
@tarak klaa la question qui se serait posé c'est les embaucher pour faire quel travail ??? ce serait di chômage déguisé les ouvriers seront juste présent sans faire un travail effectif, et ce n'est pas une solution

TARAK KLAA  (France)  |Mercredi 16 Janvier 2013 à 19h 03m |           
Avec du recul , on se dit que si la cpg et le gct avaient embauché tous les chômeurs des régions concernées , malgré la forte hausse de la masse salariale qui s'en serait suivie , ils auraient essuyé des pertes d'argent moins importantes que celles essuyées à cause des mouvements sociaux.
je suggère donc qu'ils fassent cela , avec la demande très forte de cette matière première à l'échelle mondiale et l'envolée des cours , cela permettrait une forte augmentation de la production comme du chiffre d'affaires.
le gouvernement sait ce qu'il lui reste à faire.