tap - L'historien et Professeur de relations internationales Houchang Chehabi s'est dit optimiste pour l'avenir de la Tunisie et pour l'instauration d'une véritable démocratie en comparaison à d'autres pays de la région qui ont connu des révoltes. Les Tunisiens sont tolérants et attachés à la démocratie, a-t-il estimé dans une déclaration à l'Agence TAP.
En visite en Tunisie où il a animé, mercredi-soir, une conférence sur le thème «L'Iran a-t-il réussi à instaurer une démocratie islamique? », organisée par le Centre d'études Islam et Démocratie (CSID), l'historien né en Iran et professeur universitaire aux Etats-Unis d'Amérique, a souligné que dans les «démocraties religieuses», le problème qui se pose est que les nouveaux tenants du pouvoir, comme c'est le cas dans les pays du printemps arabe, soutiennent l'idée que l'homme est « Khalîfa (successeur) de Dieu sur terre » et que la société est une communauté de croyants. «Cette thèse ne peut être légitime pour prendre les commandes, car dans une nation il y a forcement des citoyens non croyants ou pratiquant d'autres cultes », a-t-il soutenu. «Dans les pays du printemps arabe, les courants progressistes doivent s'allier et nouer des contacts avec les islamistes modérés en vue d'éviter la montée des islamistes extrémistes», a conseillé Houchang Chehabi. « Contrairement à la Tunisie, deux ans après la révolution de 1980 en Iran, un tel débat sur la démocratie et l'Islam ne pouvait pas avoir lieu», a-t-il regretté.
Pour le conférencier, la révolution iranienne n'a pas débouché sur une démocratie islamique pour deux raisons : l'arrivée au pouvoir de l'Ayatollah Khomeini qui n'avait pas la volonté d'instaurer une démocratie et la désignation de Ali Khamenei au poste de président dépourvu de pouvoirs, a-t-il soutenu.
Après la destitution du Chah en 1979 suite à une série de manifestations et de protestations dans les rues de Téhéran, c'est l'Ayatollah Khomeini, en exil en France, de retour au pays qui prend le pouvoir. Il établit alors une Constitution qui l'élève au rang de «Guide Suprême» de l'Iran.
Depuis 1981, l'Iran se déclare un pays non-aligné qui s'oppose à la fois à la domination américaine et à la domination soviétique et connaît l'émergence d'une théocratie radicale dominée par des chiites qui effraie plusieurs Etats arabes voisins notamment ceux du Golf.
Ces pays craignaient la révolution iranienne qui exaltait les minorités chiites contre l'hégémonie sunnite.

En visite en Tunisie où il a animé, mercredi-soir, une conférence sur le thème «L'Iran a-t-il réussi à instaurer une démocratie islamique? », organisée par le Centre d'études Islam et Démocratie (CSID), l'historien né en Iran et professeur universitaire aux Etats-Unis d'Amérique, a souligné que dans les «démocraties religieuses», le problème qui se pose est que les nouveaux tenants du pouvoir, comme c'est le cas dans les pays du printemps arabe, soutiennent l'idée que l'homme est « Khalîfa (successeur) de Dieu sur terre » et que la société est une communauté de croyants. «Cette thèse ne peut être légitime pour prendre les commandes, car dans une nation il y a forcement des citoyens non croyants ou pratiquant d'autres cultes », a-t-il soutenu. «Dans les pays du printemps arabe, les courants progressistes doivent s'allier et nouer des contacts avec les islamistes modérés en vue d'éviter la montée des islamistes extrémistes», a conseillé Houchang Chehabi. « Contrairement à la Tunisie, deux ans après la révolution de 1980 en Iran, un tel débat sur la démocratie et l'Islam ne pouvait pas avoir lieu», a-t-il regretté.
Pour le conférencier, la révolution iranienne n'a pas débouché sur une démocratie islamique pour deux raisons : l'arrivée au pouvoir de l'Ayatollah Khomeini qui n'avait pas la volonté d'instaurer une démocratie et la désignation de Ali Khamenei au poste de président dépourvu de pouvoirs, a-t-il soutenu.
Après la destitution du Chah en 1979 suite à une série de manifestations et de protestations dans les rues de Téhéran, c'est l'Ayatollah Khomeini, en exil en France, de retour au pays qui prend le pouvoir. Il établit alors une Constitution qui l'élève au rang de «Guide Suprême» de l'Iran.
Depuis 1981, l'Iran se déclare un pays non-aligné qui s'oppose à la fois à la domination américaine et à la domination soviétique et connaît l'émergence d'une théocratie radicale dominée par des chiites qui effraie plusieurs Etats arabes voisins notamment ceux du Golf.
Ces pays craignaient la révolution iranienne qui exaltait les minorités chiites contre l'hégémonie sunnite.




Om Kalthoum - أنساك
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