L'UGTT à Gafsa dénonce ''le silence douteux'' des autorités face à la situation des employés de Phosphate



tap - L'Union régionale du travail de Gafsa a fermement dénoncé mercredi "le silence douteux des autorités locales et centrales" face à la détérioration du pouvoir d'achat des employés de la compagnie phosphate Gafsa empêchés de rejoindre leur lieu de travail par des protestataires qui revendiquent le droit au travail.

"Les revenus et le pouvoir d'achat des employés de phosphate Gafsa ont atteint leur niveau le plus bas", a indiqué l'organisation syndicale dans un communiqué parvenu à l'Agence TAP. L'organisation attire aussi l'attention sur "la gravité de la situation économique et la détérioration du climat social dans la région", évoquant les sit-in qui empêchent les travailleurs de la compagnie de phosphate Gafsa de rejoindre leur lieu de travail. "Ces pratiques menacent les employés et provoquent de grands dégâts à la compagnie qui trouve des difficultés à préserver ses marchés extérieurs, à résorber un plus grand nombre de chômeurs et à payer les salaires de ses employés", a constaté l'organisation syndicale qualifiant la situation de "catastrophique".


L'organisation met par ailleurs en cause "le manque de sérieux" des autorités aux plans régional et national dans la recherche d'une solution aux revendications des protestataires qui bloquent les unités de production.

L'union dénonce aussi le laxisme des autorités face aux dommages occasionnés tout autant à l'entreprise qu'aux employés.

"Les autorités locales et centrales se doivent d'assurer la protection des entreprises dans la région" affirme l'organisation syndicale citant plusieurs grandes entreprises nationales qui ont subi de grands dégâts et qui sont menacées de faillite et d'incapacité à payer les salaires de leurs employés.

Le syndicat évoquent aussi les menaces de violence à l'encontre des travailleurs qui cherchent à rejoindre leur lieu travail appelant les autorités à assurer une protection sécuritaire permanente des entreprises et des travailleurs.





Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 58867

Belfahem  (Tunisia)  |Jeudi 10 Janvier 2013 à 16h 27m |           
نتمنى ان يقوم المكتب الجهوي للاتحاد العام التونسي للشغل بالجهة القيام باتصالات مباشرة الىالمناطق المنجمية الاربعة كل عل حده ودعوة الاطراف الى العمل بدون انقطاع ودفع نسق الانتاج الى ارقام قياسية علنا نتدارك ما فات من تراجع.دعوة الى العمل الجاد والنهوض بهذا القطاع وكل ما له صلة بمادة الفسفاط .

TARAK KLAA  (France)  |Jeudi 10 Janvier 2013 à 12h 50m |           
Le laisser-aller des autorités face à ce problème est complètement inexplicable , voire suspect , que ce soit du temps de bce ou maintenant.
les pertes engendrées dans le secteur des phosphates et dérivés depuis 2 ans se chiffrent probablement en milliards de dollars , et sont peut-être supérieures au montant global des crédits octroyés à la tunisie depuis la révolution , surtout si l'on tient compte du fait que non seulement il y a eu une baisse catastrophique , mais aussi que pour pallier à la chute dans d'autres secteurs , la production de phosphate aurait dû être largement
supérieure à la production de 2010 ,et que les moyens disponibles auraient dû tourner à plein régime.
le problème de la tunisie ce n'est pas une prétendue crise économique , ni des problèmes conjoncturels , ni structurels.
la crise est surtout dans l'esprit des gens et dans le laxisme des autorités.
les conséquences de cette situation n'en sont que plus impardonnables !!!!
y'avait qu'à lever le petit doigt pour résoudre le problème , par la douceur dans un premier temps , puis par la force si nécessaire.
aucune démocratie dans le monde ne laisserait dégénérer une telle situation !!

Hombre  (Tunisia)  |Jeudi 10 Janvier 2013 à 11h 11m |           
Le laisser-aller a assez duré ! il faut punir les perturbateurs au lieu de faire la sourde oreille. c'est vrai aussi que les syndicalistes eux-mêmes touchent leurs salaires sans aller au travail .ils se contentent d'aller aux bureaux de l'ugtt pour tailler bavette!

Jmebouge  (France)  |Jeudi 10 Janvier 2013 à 08h 45m |           
Il faudrait protéger les sites de ces malades.
l'ugtt veut mettre à genoux l'économie tunisienne mais pour le compte de qui?

dirigeant de l'ugtt, dégagés !!!
laisser la base propre choisir des dirigeants propres .
les droits des salariés seront protégés et la tunisie en sortira victorieuse.

Amourtunisie  (Tunisia)  |Mercredi 09 Janvier 2013 à 19h 45m |           
Il faut se décider que-ce-qu'il y a lieu d'utiliser par les forces de l'ordre :les balles réelles ou rach?
il faut pas après venir chicaner comme quoi ils ont perdu un œil ou un bras!!
ces gens là ne veulent ni travailler ni laisser les autres travailler, ils cherchent uniquement à toucher un salaire de la cpg et prendre place dans les cafés!!!
les tunisiens doivent savoir que certains travailleurs de la cpg restent sur les lieux de travail pas plus d'un quart d'heure et après ils quittent le travail. ils viennent uniquement marquer leurs présences et après ils tournent vers la contrebande de l'essence etc...
la cpg tournent avec le triple du personnel nécessaire! en 2012, la capacité de production à baissée de 65 % par rapport à 2011, donc voila ce que rapporte la cpg après la révolution ? le contribuable tunisien doit payer l'impôt pour que l'état le distribue bénévolement pour ces gens qui ne veulent pas travailler et jouer la contrebande.

Roudakhan  (Tunisia)  |Mercredi 09 Janvier 2013 à 18h 05m |           
ذلك لأنكم شيّحتو ريق السلطات بالإضرابات العامة العشوائية و الهدامة
تشعلوا في النار و تقولوا الدخان منيــــــــــــــــــن
هذي وقاحة ما بعدها وقاحة