Tunisie: Indicateurs économiques durant les 11 premiers mois de l'année 2012



tap - Les indicateurs de la conjoncture économique durant les 11 premiers mois de l'année 2012 et l'avancement de la réalisation des projets ont été les principaux points évoqués par le ministre du Développement régional et de la Planification, Jamaleddine Gharbi, vendredi matin, au cours de la conférence de presse organisée au siège du ministère à Tunis.


Le ministre a indiqué que les projets déclarés, durant les 11 premiers mois de 2012 et dont les fonds sont de 5 millions de dinars (MDT) ont atteint 103 projets pour un coût total de 1.765 MDT. Ils doivent permettre de créer 10.268 nouveaux postes d'emploi. Il a ajouté que l'investissement privé a marqué une évolution, avec 28 projets réalisés avec des capitaux atteignant 4,331 MDT permettant de créer 1.237 postes d'emploi, soulignant que 85 autres projets sont en cours de réalisation, avec un coût estimé à 1.694, 8 MDT, et devant créer 14.806 postes d'emploi.


Dans le même contexte, Jameleddine Gharbi a expliqué que, dans le cadre de la convention du "fonds de démarrage", 220 projets ont été approuvés et leur coût total est de 375 mille dinars. Il a remarqué que cette convention est établie entre le ministère du Développement régional et de la Planification et la Banque tunisienne de solidarité (BTS).

Le ministre a mis l'accent sur le déséquilibre dans le développement entre les régions, avec 75 pc des établissements économiques installés dans le Grand Tunis et les gouvernorats de Sousse, Sfax et Monastir, insistant sur l'importance de l'investissement privé, notamment industriel.

D'autre part, il a affirmé que la balance commerciale des 11 premiers mois de l'année 2012 a enregistré un déficit de 10.703,8 MDT contre un déficit de 7.828 MDT durant la même période de l'année 2011. dans ce sens, M.Gharbi a rappelé que l'évolution des prix qui a atteint 5,5 pc, au cours du mois de novembre 2012, par rapport au même mois de l'année d'avant, est due à l'augmentation de 7,6 pc des prix des produits de consommation et des boissons, de 2,9 pc de ceux du transport et 7,7 pc pour les vêtements et les chaussures.

De son côté, le directeur général des secteurs de production du ministère du Développement régional et de la Planification, Youssef Bouhlel, a expliqué, au cours de la conférence de presse, que le taux global d'augmentation de la production locale a atteint 3,4 pc, au cours des 09 premiers mois de l'année 2012 et cela est, principalement, le résultat de l'amélioration de 04 pc de la croissance dans le secteur de l'agriculture, de 10,5 pc pour les industries chimiques et de 14,7 pc dans le tourisme.

Evoquant les indicateurs sectoriels, il a indiqué qu'une augmentation de 11,6 pc a été enregistrée dans les ventes du ciment sur le marché local au cours des 11 premiers mois de 2012.

La production du phosphate a connu, au cours de la même période une hausse de 16,9 pc contre une régression de 69,2 pc au cours de la même période, en 2011.

M.Bouhlel a également fait état de la regression de la production du pétrole de 2 pc au cours des 11 premiers mois de 2012 contre une baisse de 14,7 pc au cours de la même période en 2011.

Concernant le commerce extérieur, le directeur général des secteurs de production du ministère du Développement régional et de la Planification a précisé que les exportations ont connu une hausse de 6,3 pc, au cours des 11 premiers mois de 2012 contre 7,3 pc en 2011, alors que les importations ont augmenté de 14,1 pc contre 6,1 pc au cours de la même période en 2011.

"Les intentions d'investissement dans le secteur de l'industrie ont baissé de 6,2 pc, alors que les services y afférents ont connu une croissance de 32,6 pc au cours des 11 premiers mois de 2012" a-t-il dit.

Le directeur général des secteurs de production, a indiqué que les investissements extérieurs directs déclarés ont augmenté de 29,2 pc au cours des 11 premiers mois de 2012 et des projets ont été réalisés avec une enveloppe de 1809 MDT contre 1400 MDT au cours de la même période en 2011.

Ces projets ont permis la création de 9443 nouveaux postes d'emploi en 2012 dont 8370 dans le secteur des industries manufacturières.

M.Bouhlel a souligné que les entreprises à participation étrangères, qui sont entrées en phase d'exploitation, au cours des 9 premiers mois de 2012 sont au nombre de 90, avec des investissements d'environ 507 MDT et générant 3826 postes d'emploi, ajoutant que 207 projets d'investissement extérieurs directs sont actuellement en cours de réalisation avec une enveloppe estimée à 780 MDT et permettront la création de 11 mille 658 postes d'emploi.

S'agissant du programme national de réaménagement des zones industrielles, il a été procédé, entre mars et mai 2011, à l'actualisation du programme d'aménagement de 101 zones sur une superficie de 3065 hectares au lieu de 50 zones industrielles sur une superficie de 1226 hectares.

A noter la nouvelle version du site web du ministère du développement régional et de la planification a été présentée, au cours de cette rencontre de presse.




Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 58674

SOS12  (Tunisia)  |Samedi 05 Janvier 2013 à 05h 18m |           
Stratégie

dans une période transitoire avec tous ses dérapages , les demandes sans plafond et le recours au positionnement de tout ordre, les indicateurs ne peuvent pas se comparer.

mais est ce qu'il y a des comités de suivi qui :

*assurent la conversion des approbations en engagements en intervenant auprès des banques

*constituent de petites structures administratives et financières pour les jeunes promoteurs pour les organiser

*assistent techniquement les choix, les œuvres et les coordinations et le transfert juridique de la terre

la réussite et la continuité sont nettement difficiles, il faut les assister.

Mandhouj  (France)  |Vendredi 04 Janvier 2013 à 22h 17m |           
L’économie tunisienne est loin de sortir des zones des turbulences, vu son architecture. aucun secteur ne solide, le tout dépend du tout, et le tout dépend de la paix sociale et de l'exercice responsable de la démocratie. sans oublier la nécessité d’une réelle vision politique en matière d'investissement, de développement et de fiscalité. les tunisiens (bourguiba le 1er) n'a pas été visionnaire en matière de développement: depuis
l'indépendance à ben salah la tunisie a tenu plus ou moins débout par les prêts et les dons, puis bourguiba a offert la tunisie et ses potentiels à ben salah expérimentation, 1970/1980 l'homme du système bancaire hedi nouira a su plus ou moins construire une économie libérale où une classe moyenne a vu le jours, puis vient la période des 3m, mohamed mazli, mohamed sayah, mohamed esskhiri où une mafia psd se bien construite, puis vient le
bourreau ben harab (le snipeur du 26 janvier 1978), et là tout le monde connait la suite. la révolution reste otages de certaines mentalités qui n'ont pas pu se transformées rapidement pour repondre positivement aux exigences de la période poste révolution, mais aussi et il faut le dire pour l'histoire: la classe politique tunisienne ne met pas l'intérêt général avant l'intérêt politique partisan. l’opposition a sa grande responsabilité en
refusant de jouer démocratie (résultats des urnes), elle a incité aux troubles sociales, et le gouvernement n'a pas trouvé le battant magique pour s'offrir une belle réussite en matière d'exercice politique au niveau de la transition (le provisoire). il a privilégié le travail sur des réformes organiques qui demande beaucoup de temps (administration, médias, justice...) et le travail sur des grands et longs chantiers (grands projets...),
peut-être il a raison. mais à mon sens 6 mois étaient suffisantes pour adopter une nouvelle constitution, et s'offrir une nouvelle "isie" et vite envoyer tout le monde aux urnes et depuis 3 ou 4 mois en arrière on aurait déjà voté et depuis travailler dans une autre situation politique. l’anc a discuté de tout et de rien, laissant la nouvelle constitution, la nouvelle haute instance pour les élections, la loi électorale à un long consensus,
chaque fois rompu ou interrompu par une visite étrange d’un indésirable pour certains, ou d’une affaire de culture mal digérée pour d’autres (…). j’espère que je me trompe, mais voila, le plus rapidement on sera aux urnes, le plus rapidement on engagera un vrai redressement à notre économie, le tout est de n'est pas laisser les rcdistes et leurs alliés objectives (wattad, joumhouri) revenir au pouvoir et pouvoir continuer avec la future majorité
politique à déboulonner les mécanismes de la spoliation et déjouer les circuits de la contre bande bien bien organisée à tel niveau qu’a à elle seule avec ses circuits de commercialisation elle fait économie, alors société. ben ali harab. mandhouj tarek.