En cas de blocage du budget de la présidence la loi de finances sera promulguée par arrêté républicain (Mnasser)



tap - Le porte-parole de la présidence de la République, Adnane Mnasser, a souligné que le blocage du projet de budget de la présidence de la République, pour l'année 2013, "était dû à une méconnaissance des détails du projet de la part des députés et à des spéculations partisanes".

Au cours d'une conférence de presse tenue, mercredi après- midi, au palais de Carthage, Adnane Mnasser a souligné la nécessaire de permettre à la présidence de la République de présenter, aux élus du peuple, des éclaircissements sur son projet de budget, comme c'est le cas pour les représentants du gouvernement.
Mnasser a indiqué que la non-adoption du projet de budget de la présidence de la République, avant fin décembre 2012, mettra l'ANC dans l'impasse.

Dans ce cas, il sera procédé à la promulgation de la loi de finances par arrêté républicain, comme le stipule la loi sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics.

Le porte-parole de la présidence de la République a minimisé les retombées du blocage du budget de la présidence de la République sur la Troïka.

Mnasser rejette, par ailleurs, les allégations qualifiant les activités du président de la République de campagne électorale précoce.
Il a, en outre, expliqué que le président Marzouki percevait un salaire mensuel brut de trente mille dinars et qu'après prélèvement des impôts, il n'en restait plus que vingt mille, précisant que le président de la République provisoire a choisi de "ne percevoir, en réalité, que trois mille dinars".


Les fonds alloués à la présidence de la République "représentent 0,3 pc du budget global de l'Etat, avec un taux d'augmentation de 10,3 pc, soit une valeur totale de 79,303 millions de dinars (MDT) contre 71,869 MDT en 2012, a indiqué Mnasser ajoutant que le budget de la présidence de la République "connaît le taux d'augmentation le plus bas, par rapport aux budgets des autres institutions de l'Etat".

Dans ce contexte, Mnasser a affirmé que 60 pc des augmentations du budget de la présidence de la République étaient destinées à la couverture des majorations des salaires des fonctionnaires, y compris le personnel de la sécurité présidentielle. Il a, en outre, indiqué que le projet de budget de la présidence de la République était "très réaliste et qu'il n'était pas question de le réduire ou de l'augmenter d'un seul millime". Il a démenti que l'augmentation du budget était destinée aux majorations salariales des 18 membres du cabinet présidentiel.

Par ailleurs, Adnane Mnasser a réaffirmé l'engagement de la présidence de la République, à se conformer aux procédures de la comptabilité publique. A ce propos, il a précisé qu'une équipe de contrôleurs publics des finances a été appelée à effectuer un audit complet de la gestion du budget de la présidence de la République, dans tous les domaines, ce qui a abouti à l'élaboration de rapports permettant d'identifier les personnes impliquées dans la corruption et la dilapidation des biens publics, dans le passé.

Sur un autre plan, Adnane Mnasser a considéré que la proposition du chef du gouvernement d'organiser des élections législatives séparées de la présidentielle "était une bonne suggestion", mais qu'il fallait organiser, d'abord, les élections présidentielles, comme c'est le cas dans la plupart des pays, et passer, ensuite, aux élections législatives sur la base desquelles le président de la République désignera le leader de la majorité parlementaire pour la composition du nouveau gouvernement".




Commentaires


4 de 4 commentaires pour l'article 58364

Hombre  (Tunisia)  |Vendredi 28 Decembre 2012 à 13h 12m |           
Procédé qui ne laisse rien à désirer aux détestables manières antérieures ! et ça ne mène nulle part ces procédés .

David  (Tunisia)  |Jeudi 27 Decembre 2012 à 13h 09m |           
اضربو كيما تحبو...شاخ فيها بن علي...خلي يا ...

Mandhouj  (France)  |Mercredi 26 Decembre 2012 à 22h 17m |           
La tunisie a besoin d'un gouvernement qui gouverne et gere les affaires du pays. et on a marre d'un president qui preside "ça ne serre a rien" ou à peu. donc legislative avant ou presidenteielle avant, hage moussa , moussa elhage. il ne faut pas rentrer dans des mascarades comme ça. travailler, donnez nous notre nouvelle constitution, et apres venez tous devant le peuple proposez et expliquez vos projets. l'actuel president pourra bien
presider 3 ou 4 mois avec une autre assemblée, et alors il est où le probleme? et si l'election presidentielle accouche d'un president qui n'est pas à l'image de la mojorité parlementaire, la cohabitation existe non? et ces sont les textes de la constitution qui definiront les fonctions de chaque organe, ok. on veut une majorité parlementaire avec un programme de gouvernement, et on veut pas un president avec un programme de gouvernement, on
veut un president avec un projet de société généraliste et symbolique. on a marre de la dictature. on veut quand le peuple sort dans la rue , le cas écheant, il fait tomber un gouvernement et non pas un régime ou un état. la révolution on l'a fait , il faut aller à l'avant et concretiser ses objectifs. mandhouj tarek.

Prince  (France)  |Mercredi 26 Decembre 2012 à 20h 42m |           
Au lieu de réduire le budget vous chercher à imposer et dicter vos plans!
ahou le dialogue wala blèche! quelles pratiques d'un parti se dit démocrate! et ouvert à la discussions et négociations!
le visage caché!