Le ministère de la justice annonce son plan stratégique pour la période 2012-2016



tap - Le ministère de la justice a annoncé, vendredi, son plan stratégique pour la période 2012-2016 "qui établit une vision réformatrice participative du système judiciaire".
Les grands axes du plan stratégique, élaboré par le ministère de la Justice et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont été présentés lors d'une conférence de presse tenue au siège du département.

Cette vision stratégique, explique un document distribué à cette occasion, a pour mission d'assurer le bon fonctionnement des institutions judiciaires et pénitentiaires afin d'offrir aux justiciables, aux détenus et aux citoyens, un service de justice accessible, efficace et efficient susceptible de protéger les libertés et de garantir les droits individuels et collectifs.


La stratégie consacre, ajoute le document, les valeurs d'indépendance de la justice, de respect de la loi par tous, de confiance en les compétences du secteur ainsi que les principes d'équité et d'intégrité des institutions judiciaires.

Pour le ministre de la justice Noureddine Bhiri, la structuration de la stratégie s'articule autour de quatre axes: La réforme et la modernisation du ministère et du système judiciaire, le renforcement du cadre législatif et son harmonisation avec les standards internationaux, la consolidation du cadre institutionnel et des capacités humaines et le renforcement du lien entre les programmes du ministère et son environnement extérieur. Une matrice des résultats a été réalisée sur la base de ces axes. Elle se décline en produits et en actions de réforme spécifiques et ciblées établies après l'évaluation des forces et des faiblesses du système judiciaire ainsi que des opportunités et des risques éventuels.

Le plan stratégique se fonde, a encore précisé le ministre, sur une vision multidimensionnelle: l'immédiat, l'urgent, le court terme et le moyen terme; tout en prenant en compte les exigences des normes internationales en la matière.

La représentante du PNUD, Najet Ben Salah, a indiqué à l'agence TAP que cette collaboration entre dans le cadre d'un programme de soutien au processus de transition démocratique dont la justice constitue un fondement majeur.
Elle assoie également, a souligné Mme Ben Salah, de nouvelles traditions dans la planification et l'élaboration des programmes de réforme.

Plusieurs ateliers, composés d'experts tunisiens et étrangers, ont été créés au sein du ministère pour réviser les Codes pénaux ainsi que pour la réforme du cadre institutionnel et le renforcement des capacités logistiques, de communication et de gestion des données.

Répondant à une question sur une éventuelle interférence entre cette vision stratégique et le dispositif de justice transitionnelle supervisé par le ministère des droits de l'Homme, la représentante du PNUD a fait remarquer que ce plan fixe les cadres, stratégies et grandes lignes qui permettront de planifier chaque détail du processus de réforme, incluant le dispositif de justice transitionnelle.

Les fonds nécessaires pour la réalisation du programme de réformes ont été estimés, selon une étude d'experts étrangers, à 400 millions de dinars environ, a pour sa part indiqué Jalloul Chalbi, chargé de la programmation, de l'investissement et des études au ministère de la justice.

Le budget de l'Etat étant incapable de répondre seul aux besoins de financement, des partenaires ayant une expérience dans des processus de transitions similaires ont été sollicités. Ainsi, un accord de financement sous forme de don a été conclu avec l'Union Européenne pour la somme de 50 millions de dinars.

Le PNUD a accordé aux ministères de la justice et des droits de l'Homme un enveloppe de 4 millions de dollars et les Etats-Unis ont convenu d'accorder aux deux ministères 2 millions de dollars.

D'autres partenaires, a fait savoir M.Chalbi, ont affirmé leur disposition à financer les programmes issus de cette stratégie, notamment le Conseil de l'Europe, la Communauté des Démocraties, la Banque Mondiale, le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme et l'UNICEF.

Les questions des journalistes ont porté sur la participation de la société civile à l'élaboration de la stratégie, la modernisation des services dans les tribunaux outre le dossier de la formation des magistrats et des greffiers.

Le ministre a répondu que le plan stratégique est ouvert à tous les intervenants, y compris la société civile et les acteurs politiques.

Il permettra, a-t-il ajouté, de réhabiliter l'infrastructure des tribunaux , de moderniser leurs équipements et de former et recycler leur personnel.




Commentaires


8 de 8 commentaires pour l'article 58180

Najibenhamida  (France)  |Samedi 22 Decembre 2012 à 17h 19m |           
Quand nous entendons les mamans de nos martyres pleurer et crier leurs douleurs ,
dire avoir eu tant de déceptions avec la justice de notre pays,
je suis triste à mourir, tant d'espoirs évanouis,
des assasins en liberté avec la bénediction du pouvoir,
ou est le changement tant attendu,
faut il redescendre dans la rue et renverser le systeme, ou se résilier à subir les lois des envahisseurs islamistes , assoiffés de pouvoir et de vengeance.
je vois notre ministre, avec des dossiers, des réunions , et des congrés à ne pas finir.
c'est la politique spectacle avec des interpretes bas de gamme.




Najibenhamida  (France)  |Samedi 22 Decembre 2012 à 16h 59m |           
Parler de plan stratégique pour la justice:
c'est se moquer du monde, aprés deux années d'immobilisme,
ou la justice est inféodée par enahda.
stratégie est un terme guerrier:
stratégie par rapport à quoi et par rapport à qui?
les tunisiens demandent à avoir une justice indépendante et juste. ou les lois sont appliquées et respectée.
la statégie est laissée au stratége manipulateur à leur tête le vieux renard elgannouchi

Wahbi  (Tunisia)  |Vendredi 21 Decembre 2012 à 19h 20m |           
Quant on sait où on va on a déjà fait la moitié du chemin... au risque de décevoir certains commentateurs je suis personnellement pour l'approche de m. le ministre, pour la planification des actions à court, moyen et long terme et pour le travail de longue haleine aboutissant à un résultat qui satisfera une grande partie des tunisiens. les options qui consistent à colmater les brèches et boucher les trous relatives aux actions provisoires
n'ont jamais constitué une solution adéquate aux problèmes permanents. il nous appartient, donc, de laisser de coté les calculs étroits ayant trait aux élections à venir et d'oeuvrer, tous ensemble, à asseoir les jalons d'une bonne base de travail susceptible de porter la tunisie vers un avenir meilleur et ce quels que soient les gens au pouvoir. soyons objectifs et analysons le plan d'action du ministre avec lucidité au lieu de se contenter
de ne voir que le bout du nez et finir par tirer des conclusions hâtives et erronées. je confirme qu'il faut applaudir cette action qui se base avant tout sur la programmation et la planification.

MOAPensee  (Europe)  |Vendredi 21 Decembre 2012 à 18h 33m |           
Peu importe le gvt , on comprend plus on se demande que ce gvt n'a pas de vision et de stragie et d'autre par on dit l'inverse. le pays ne dependra du gvt actuel , le prochain peut ajuster si cette vision n'est pas bonne. la preuve le budgt de l'etat 12 a ete elabore pas un gvt sortant . donc arretons de critiquer tout . ca ne paut etre qu'etre contre ce gvt kke soit le travail effectue .les grandes lignes ne peuvent pas etre
approprie a un tel gvt , ca doit etre un process d'etat . et si on arrive a mettre en ^place des process la tunisie sera un pays de reference . regardons les pays occidentaux et surtout les usa. tout se gere avec des process. d'ailleur on ne change que les personne qui gouvernent . ca d'une maniere generale . mais pour le cas actuel et de ce gvt a bord , tous sans exception savent bien qu il va rester au moins 3 a 4 mandats vu la
faiblaisse des autres partis. et dans le cas echeant que ouba tunis sera a bort on va revenir aux annees de l'indesirable epoque rcd . chers tunisiens etre coherant est avoir du bon sens . et le bon sens ca vient de la sagesse. et ca sera beau si on fait des institutions et meme un groupe de sages qui tracent les grandes ligne comme base de consensus . c'est de cette maniere qu' on peut se developper et celui qui gouverne n'abuse jamais
de ses pouvoirs. il ne lui reste que l'economie ,le social et la politique etrangere en cas des changements ailleurs. il faut etre positif et voir l'avenir prospere. sinon a koi sert un gvt actuellement. vous voulez un gvt de figurants.

PARESORA  (Tunisia)  |Vendredi 21 Decembre 2012 à 18h 22m |           
Chers amis, vous n'avez toujours pas assimilé le jeu. ennahdha ne cèdera pas facilement à ce qu'elle prétend être son droit légitime à mener ce pays pour au moins 50 ans tout comme les destou-rcdistes. c'est pour celà que chacun de leusr ministres annonce de son coté un programme qui va du moyen au long terme.

soulignez au marqueur ce que je vais vous dire là : les futures élections, si elle ne reconduiront pas ennahdha (et c'est d'ailleurs ce qui risque d'arriver à 99%), ennahdha montrera sa vraie face (pile étant ben ali).

signé : pa.re.so.ra

Abounizar  (Tunisia)  |Vendredi 21 Decembre 2012 à 18h 10m |           
و الله كنـت سأبدي نفس الملاحظـة يا أخـي العزيز (من فرنسا)،
هذا منتهـى في آستبـلاه الناس و الضحك على الذقون !
كيف يتحدّث وزير على خطّـة مستقبلـيّة وهو يعلم أنه جاء لتسيـيـر حاجيات وزارته اليومية لا غيـر!

Makramm  (France)  |Vendredi 21 Decembre 2012 à 18h 02m |           
Jusqu'à 2016^^ quelle mascarade!!!!!!!!!!!!!

Srettop  (France)  |Vendredi 21 Decembre 2012 à 17h 06m |           
Comment un gouvernement provisoire peut-il avoir une stratégie pour 2016?