La sécurité est tributaire de l'équation entre liberté et respect de la loi (Ali Larayedh)



tap - Le ministre de l'intérieur, Ali Larayedh, a affirmé que le défi de la sécurité après la révolution est tributaire de l'équation entre liberté et respect de la loi.
Dans sa conférence, mardi à Tunis, sur « la réforme du système sécuritaire: de la révolution à la transition démocratique », et devant des représentants du Centre d'études Islam et démocratie, Larayedh a fait remarquer que l'instauration de la sécurité dépendait de la situation politique et du climat socioéconomique, mais également de la réforme du système sécuritaire.
Il a expliqué que le secteur de la sûreté fait face à des défis politiques en rapport avec le choix du régime qui consacre la liberté et la démocratie et qui est en phase avec les acquis nationaux, la conscience sociale et les spécificités culturelles et sociales du pays.


La revendication de la liberté concrétisée en Tunisie post- révolution, a-t-il ajouté, s'est accompagnée d'« un manque de maturité au niveau de la gestion de la compétition politique qui s'apparente davantage à la logique du conflit et de l'exclusion plutôt qu'à celle du dialogue et de la recherche de points de convergence ». S'agissant de l'enjeu économique et social, Larayedh a indiqué que ce dernier est tributaire du développement, de la consécration de la justice sociale et de l'instauration d'un climat propice à l'investissement et à la dynamisation de l'économie, soulignant l'impact négatif des grèves et des sit-in sur la stabilité sociale et le processus de développement dans les régions.

Le ministre de l'intérieur a, notamment, insisté sur le besoin urgent d'une réforme et d'une modernisation du système sécuritaire afin qu'il soit à la hauteur des défis politiques, économiques et sociaux, imposés par l'actuelle phase transitoire que traverse le pays et qui a conduit, selon lui, à « l'usure de l'appareil sécuritaire au plan moral et financier ».

Le conférencier a, par ailleurs, fait remarquer que la réforme du système sécuritaire requiert l'inscription dans la constitution de ce qu'il a appelé « une doctrine sécuritaire » basée sur la protection de la patrie, du citoyen et des biens publics et privés, tout en respectant la loi, en préservant la dignité du citoyen et en observant la stricte neutralité. Il s'agit, également, selon Larayedh, d'engager des réformes structurelles et juridiques et d'autres qui concernent le système de recrutement, d'apprentissage, de formation et d'encadrement des agents, outre la promotion de l'infrastructure et les outils de travail.

En réponse aux interventions des participants, axées sur les incidents de Siliana, la relation entre la sécurité et le développement, les archives politiques et l'usage excessif de la force pour opprimer les protestataires, le ministre a assuré que la réforme du secteur de la sûreté est « une opération qui nécessité des programmes à court, moyen et long termes ».

En ce qui concerne les récents évènements de Siliana, Ali Larayedh a fait savoir que « les forces de l'ordre ont protégé les manifestations.

Ils n'ont eu recours à la force que dans des cas extrêmes », notant que l'usage de chevrotine « fait l'objet d'étude et d'évaluation ».





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