tap - ''Le maintien voire le développement des échanges commerciaux tuniso-européens est indispensable, quelques soient les orientations du pays et ce, en dépit des défis à relever", a affirmé l'expert économique et l'universitaire, Mongi Boughzala.
«La Tunisie a accédé au statut de partenaire privilégié de l'UE, en vertu de la déclaration politique commune
proclamée, lundi 19 novembre 2012, à Bruxelles, sans disposer d'une politique de développement bien articulée», a regretté l'expert. Et d'ajouter au cours d'un entretien, accordé à la TAP, que "l'aboutissement à des échanges commerciaux internationaux fructueux dépend de nous car, par l'octroi du statut de partenaire privilégié à la Tunisie, l'UE a voulu exprimer son appui au processus démocratique".
En effet, la Tunisie, en tant que nouveau partenaire privilégié de l'UE, devrait développer davantage son système productif, promouvoir l'économie du savoir et adopter également une nouvelle politique industrielle, selon Boughzala. Cela nécessite la réforme "d'un pilier essentiel", à savoir celui du système éducatif et de la formation. Cette réforme devrait parvenir à réaliser une parfaite adéquation entre l'emploi et la formation, a préconisé l'expert. Il est, en outre, important pour la Tunisie de prouver sa capacité à mettre en place une stratégie de développement propre à elle, avec des choix clairs, laquelle stratégie serait à même de compenser les pertes, car "dans tout échange ou partenariat, il y a des perdants et des gagnants", a avancé l'expert.
Au plan économique, le programme de l'accord qui prévoit, un plan d'action visant à développer la coopération entre la Tunisie et l'UE sur la période 2013- 2017, comporte principalement des accords de principe sur la libéralisation du secteur agricole, de l'agroalimentaire et des services.
Pour Boughzala, le potentiel que la Tunisie pourrait acquérir, en vertu de ce nouveau statut, est "certain" et se situe non seulement au niveau des recettes mais également en matière d'acquisition du savoir-faire. Ce potentiel n'est toutefois pas "gratuit", a souligné l'expert. Et d'expliquer que «les priorités concernant la libéralisation dans les secteurs agricoles et des services devraient être clarifiées pour éviter les risques immédiats".
S'agissant de la libéralisation du secteur agricole, si l'UE favorise davantage l'accès sur son marché de certains produits méditerranéens provenant de la Tunisie, les exportations tunisiennes du secteur agricole seront certainement renforcées, notamment celles des produits phares (huiles d'olive, agrumes …), mais, en contrepartie la Tunisie doit s'attendre à lever la protection dont certains de ses autres produits agricoles bénéficient. Dans ce cas, la levée de la protection ou l'entrée sur le territoire national de produits agricoles étrangers, pouvant nuire à la compétitivité des produits locaux sensibles (céréales, lait.
..) serait "une menace", a-t-il averti.
Au sujet de la libéralisation des services, Boughzala s'est dit « favorable » à la protection de certains domaines dans le secteur des services, surtout ceux ayant une forte capacité d'emploi (transport, Informatique, finances…).
Cependant, la libéralisation des prestations de la santé, dans lesquelles la Tunisie s'est distinguée, pourrait se poursuivre moyennant l'élargissement de la base de la clientèle étrangère. Celle-ci pourrait, selon l'expert, connaître un accroissement annuel de 5 à 10% et générer des ressources financières additionnelles pour le pays. Toutefois, cette perspective entraînerait "une éventuelle hausse du coût des soins sanitaires pour le consommateur tunisien", a affirmé Boughzala.
Les négociations concernant le programme détaillé de la mise en œuvre du plan d'action visant à développer le partenariat entre la Tunisie et l'UE, sur la période 2013- 2017, démarreront au début de l'année 2013, en vue de définir les priorités de chaque partie pour la prochaine étape.
«La Tunisie a accédé au statut de partenaire privilégié de l'UE, en vertu de la déclaration politique commune
proclamée, lundi 19 novembre 2012, à Bruxelles, sans disposer d'une politique de développement bien articulée», a regretté l'expert. Et d'ajouter au cours d'un entretien, accordé à la TAP, que "l'aboutissement à des échanges commerciaux internationaux fructueux dépend de nous car, par l'octroi du statut de partenaire privilégié à la Tunisie, l'UE a voulu exprimer son appui au processus démocratique".En effet, la Tunisie, en tant que nouveau partenaire privilégié de l'UE, devrait développer davantage son système productif, promouvoir l'économie du savoir et adopter également une nouvelle politique industrielle, selon Boughzala. Cela nécessite la réforme "d'un pilier essentiel", à savoir celui du système éducatif et de la formation. Cette réforme devrait parvenir à réaliser une parfaite adéquation entre l'emploi et la formation, a préconisé l'expert. Il est, en outre, important pour la Tunisie de prouver sa capacité à mettre en place une stratégie de développement propre à elle, avec des choix clairs, laquelle stratégie serait à même de compenser les pertes, car "dans tout échange ou partenariat, il y a des perdants et des gagnants", a avancé l'expert.
Au plan économique, le programme de l'accord qui prévoit, un plan d'action visant à développer la coopération entre la Tunisie et l'UE sur la période 2013- 2017, comporte principalement des accords de principe sur la libéralisation du secteur agricole, de l'agroalimentaire et des services.
Pour Boughzala, le potentiel que la Tunisie pourrait acquérir, en vertu de ce nouveau statut, est "certain" et se situe non seulement au niveau des recettes mais également en matière d'acquisition du savoir-faire. Ce potentiel n'est toutefois pas "gratuit", a souligné l'expert. Et d'expliquer que «les priorités concernant la libéralisation dans les secteurs agricoles et des services devraient être clarifiées pour éviter les risques immédiats".
S'agissant de la libéralisation du secteur agricole, si l'UE favorise davantage l'accès sur son marché de certains produits méditerranéens provenant de la Tunisie, les exportations tunisiennes du secteur agricole seront certainement renforcées, notamment celles des produits phares (huiles d'olive, agrumes …), mais, en contrepartie la Tunisie doit s'attendre à lever la protection dont certains de ses autres produits agricoles bénéficient. Dans ce cas, la levée de la protection ou l'entrée sur le territoire national de produits agricoles étrangers, pouvant nuire à la compétitivité des produits locaux sensibles (céréales, lait.
..) serait "une menace", a-t-il averti.
Au sujet de la libéralisation des services, Boughzala s'est dit « favorable » à la protection de certains domaines dans le secteur des services, surtout ceux ayant une forte capacité d'emploi (transport, Informatique, finances…).
Cependant, la libéralisation des prestations de la santé, dans lesquelles la Tunisie s'est distinguée, pourrait se poursuivre moyennant l'élargissement de la base de la clientèle étrangère. Celle-ci pourrait, selon l'expert, connaître un accroissement annuel de 5 à 10% et générer des ressources financières additionnelles pour le pays. Toutefois, cette perspective entraînerait "une éventuelle hausse du coût des soins sanitaires pour le consommateur tunisien", a affirmé Boughzala.
Les négociations concernant le programme détaillé de la mise en œuvre du plan d'action visant à développer le partenariat entre la Tunisie et l'UE, sur la période 2013- 2017, démarreront au début de l'année 2013, en vue de définir les priorités de chaque partie pour la prochaine étape.




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