Ibrahim BEN BOUBAKER
Avant le 14 janvier 2011, le pouvoir et son gang s’efforçaient d’embellir le paysage médiatique tunisien en mettant l’accent sur sa diversité et sur son pluralisme. La plupart des journalistes étaient, bon gré mal gré, les porte-parole du dictateur. D’autres firent les fervents défenseurs de sa politique « clairvoyante » et les apôtres de ses « initiatives avant-gardistes ». Bref ! Ils ont fait du journalisme un gagne-pain.
Ils ont faillit à l’engagement moral qu’ils ont pris en choisissant un métier difficile qui exige l’abnégation, la loyauté, le courage et le recherche perpétuelle de la vérité.
Enfin, une minorité de journalistes engagés ont refusé d’être des pions sur l’échiquier de Ben Ali. Ils ont combattu la manipulation, le despotisme et l’arbitraire. Et ce, en dépit des réactions répressives. Chapeau !
Après la révolution, nous avons assisté à un déferlement médiatique sans précédent, une aberration extravagante, un chaos total qui nous a sidérés, abasourdis. D’aucuns pensent que la vérité ne peut sortir que de leur bouche. D’autres ont fait volte-face et se sont mus de corps, d’âmes et de plumes. Ils ont vite oublié leur tirade d’avant révolution.
Après les élections d'Octobre 2011 que tout le monde a qualifiées de transparentes et démocratiques, beaucoup de journalistes ont voulu se venger de l'humiliation, de la soumission, de l'affront et de l'outrage subis depuis l'investiture de Ben Ali. Ils ont bel et bien appliqué la loi du Capitaine John Lynch sur les membres du nouveau gouvernement légal. Aucun ministre n'a été épargné. Souvent à tort, rarement à raison. Les uns sont accusés de balbutiement, de laxisme et même d'incapacité. D'autres d'abus de pouvoir et de servir les intérêts de leur parti.
Le Président de la République a eu, lui aussi son lot de moqueries abjectes et de critiques malsaines.
Ironie du sort, le ministre de l'Intérieur a été "puni" par les responsables de la télévision nationale qui ont omis, volontairement, de couvrir ses activités pendant une semaine. Oui ! Une chaine nationale qui vit entre-autre de l'argent du contribuable. Vraiment c'est honteux. D'aucuns diront que les chaîne publiques doivent être libérées de l'emprise du gouvernement, de l'autorité. Certes, mais elles doivent avoir de "l'autorité". Je veux dire la supériorité du mérite qui impose le respect et la confiance dans un pays qui aspire à la démocratie et à la liberté. Une liberté qui doit être le fondement du devoir, de la responsabilité et de la morale.
Messieurs « soyons humbles pour être sages. Voyons notre faiblesse et nous serons forts (Rousseau) et ne jetons plus de l'huile sur le feu déjà embrasé par la calamité de certains de nos représentants au sein de l'assemblée constituante. Ils nous ont fait honte de leurs conduites enfantines et de leurs déclarations calomnieuses.
D'autres politiciens ont assombri notre vie. Ils ont fait des injures leurs paroles préférées et de l'intimidation leur moyen de conviction.
Une certitude : la Révolution a libéré les Tunisiens de l'emprise de Ben Ali et de sa junte, mais elle n'a pas encore libéré les esprits de beaucoup de nos concitoyens.
En fin je ne sais pas si c'est utopique de souhaiter un jour que la presse Tunisienne devienne la lumière qui nous guiderait vers le chemin de l'idéal.
Avant le 14 janvier 2011, le pouvoir et son gang s’efforçaient d’embellir le paysage médiatique tunisien en mettant l’accent sur sa diversité et sur son pluralisme. La plupart des journalistes étaient, bon gré mal gré, les porte-parole du dictateur. D’autres firent les fervents défenseurs de sa politique « clairvoyante » et les apôtres de ses « initiatives avant-gardistes ». Bref ! Ils ont fait du journalisme un gagne-pain.
Ils ont faillit à l’engagement moral qu’ils ont pris en choisissant un métier difficile qui exige l’abnégation, la loyauté, le courage et le recherche perpétuelle de la vérité.

Enfin, une minorité de journalistes engagés ont refusé d’être des pions sur l’échiquier de Ben Ali. Ils ont combattu la manipulation, le despotisme et l’arbitraire. Et ce, en dépit des réactions répressives. Chapeau !
Après la révolution, nous avons assisté à un déferlement médiatique sans précédent, une aberration extravagante, un chaos total qui nous a sidérés, abasourdis. D’aucuns pensent que la vérité ne peut sortir que de leur bouche. D’autres ont fait volte-face et se sont mus de corps, d’âmes et de plumes. Ils ont vite oublié leur tirade d’avant révolution.
Après les élections d'Octobre 2011 que tout le monde a qualifiées de transparentes et démocratiques, beaucoup de journalistes ont voulu se venger de l'humiliation, de la soumission, de l'affront et de l'outrage subis depuis l'investiture de Ben Ali. Ils ont bel et bien appliqué la loi du Capitaine John Lynch sur les membres du nouveau gouvernement légal. Aucun ministre n'a été épargné. Souvent à tort, rarement à raison. Les uns sont accusés de balbutiement, de laxisme et même d'incapacité. D'autres d'abus de pouvoir et de servir les intérêts de leur parti.
Le Président de la République a eu, lui aussi son lot de moqueries abjectes et de critiques malsaines.
Ironie du sort, le ministre de l'Intérieur a été "puni" par les responsables de la télévision nationale qui ont omis, volontairement, de couvrir ses activités pendant une semaine. Oui ! Une chaine nationale qui vit entre-autre de l'argent du contribuable. Vraiment c'est honteux. D'aucuns diront que les chaîne publiques doivent être libérées de l'emprise du gouvernement, de l'autorité. Certes, mais elles doivent avoir de "l'autorité". Je veux dire la supériorité du mérite qui impose le respect et la confiance dans un pays qui aspire à la démocratie et à la liberté. Une liberté qui doit être le fondement du devoir, de la responsabilité et de la morale.
Messieurs « soyons humbles pour être sages. Voyons notre faiblesse et nous serons forts (Rousseau) et ne jetons plus de l'huile sur le feu déjà embrasé par la calamité de certains de nos représentants au sein de l'assemblée constituante. Ils nous ont fait honte de leurs conduites enfantines et de leurs déclarations calomnieuses.
D'autres politiciens ont assombri notre vie. Ils ont fait des injures leurs paroles préférées et de l'intimidation leur moyen de conviction.
Une certitude : la Révolution a libéré les Tunisiens de l'emprise de Ben Ali et de sa junte, mais elle n'a pas encore libéré les esprits de beaucoup de nos concitoyens.
En fin je ne sais pas si c'est utopique de souhaiter un jour que la presse Tunisienne devienne la lumière qui nous guiderait vers le chemin de l'idéal.




Megri - ليلي طويل
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