tap - La mouture de l'article 31 de l'avant projet de constitution, relative aux droits de l'enfant, s'oppose aux principes de la convention internationale pertinente dans la mesure où elle ne stipule pas que l'enfant est un sujet de droits. C'est la lecture proposée par le professeur à la faculté des sciences juridiques politiques et sociales de Tunis et vice président du comité des droits de l'enfant Hatem Kotrane.
Lors d'une conférence, lundi à Tunis, sur la nouvelle constitution et les droits de l'enfants, Hatem Kotrane a noté que cette mouture ne stipule pas le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant et ne mentionne pas ses droits à la vie, à la survie, à la croissance et à la protection contre toutes les formes de violence. Comme elle ne fait aucune allusion au droit de l'enfant à participer à toutes les décisions qui le concerne.
le projet de l'article 31 stipule, en effet, que les parents doivent respecter la dignité de leurs enfants et leur assurer protection, éducation et santé. De son côté, l'Etat s'engage, selon le même texte, à garantir la protection juridique, sociale, matérielle et morale à tous les enfants.
Selon l'universitaire, cette proposition ne reconnaît pas les enfants entant que sujets de droits et ne définit pas de façon claire les responsabilités respectives de l'Etat et des parents en matière de défense des droits de l'enfance.
Prenant la parole, la représentante de l'UNICEF en Tunisie, Maria Luiza Fornara a souligné que les dispositions de l'article 31 telles qu'elles ont été arrêtées par la commission "Droits et libertés fondamentales" relevant de l'assemblée nationale constituante, méritent d'être améliorées en vue de consacrer pleinement les droits fondamentaux des enfants conformément aux obligations internationales de la Tunisie dans ce domaine.
Elle a mis l'accent sur l'importance de reconnaître l'enfant comme sujet de droit et l'engagement de l'Etat à respecter, protéger et mettre en oeuvre les droits de tous les enfants sans discrimination.

La responsable onusienne appelle, également, au strict respect de l'intérêt supérieur de l'enfant, insistant sur la notion de bien-être de l'enfant telle que définie à plusieurs reprises dans la convention.
Pour sa part, la ministre des affaires de la femme et de la famille, Sihem Badi a relevé, lors de la séance de clôture de la conférence, que le défi consiste à traduire dans la pratique, les différentes législations, de consacrer la culture des droits de l'homme et de responsabiliser tous les intervenants. L'instauration d'une structure indépendante de contrôle et de suivi des droits de l'enfant est un engagement de nature à détecter toutes sortes de dépassement pouvant porter préjudice à l'enfant, a-t-elle soutenu.
Le président du centre africain de perfectionnement des journalistes et communicateurs, Abdelkarim Hizaoui a souligné la nécessité de garantir le droit de l'enfant à l'expression et son association à la production de contenus médiatiques adaptés à ses besoins et attentes.
Pour le directeur de l'Institut arabe des droits de l'homme, Abdelbasset Ben Hassen, le rôle de la société civile doit s'élargir, désormais, à l'investigation et à la documentation sur les violentions des droits de l'enfant.
Une mission qui demande des compétences capables d'analyser les phénomènes sociaux et les différentes politiques de l'enfance.
Lors d'une conférence, lundi à Tunis, sur la nouvelle constitution et les droits de l'enfants, Hatem Kotrane a noté que cette mouture ne stipule pas le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant et ne mentionne pas ses droits à la vie, à la survie, à la croissance et à la protection contre toutes les formes de violence. Comme elle ne fait aucune allusion au droit de l'enfant à participer à toutes les décisions qui le concerne.
le projet de l'article 31 stipule, en effet, que les parents doivent respecter la dignité de leurs enfants et leur assurer protection, éducation et santé. De son côté, l'Etat s'engage, selon le même texte, à garantir la protection juridique, sociale, matérielle et morale à tous les enfants.
Selon l'universitaire, cette proposition ne reconnaît pas les enfants entant que sujets de droits et ne définit pas de façon claire les responsabilités respectives de l'Etat et des parents en matière de défense des droits de l'enfance.
Prenant la parole, la représentante de l'UNICEF en Tunisie, Maria Luiza Fornara a souligné que les dispositions de l'article 31 telles qu'elles ont été arrêtées par la commission "Droits et libertés fondamentales" relevant de l'assemblée nationale constituante, méritent d'être améliorées en vue de consacrer pleinement les droits fondamentaux des enfants conformément aux obligations internationales de la Tunisie dans ce domaine.
Elle a mis l'accent sur l'importance de reconnaître l'enfant comme sujet de droit et l'engagement de l'Etat à respecter, protéger et mettre en oeuvre les droits de tous les enfants sans discrimination.

La responsable onusienne appelle, également, au strict respect de l'intérêt supérieur de l'enfant, insistant sur la notion de bien-être de l'enfant telle que définie à plusieurs reprises dans la convention.
Pour sa part, la ministre des affaires de la femme et de la famille, Sihem Badi a relevé, lors de la séance de clôture de la conférence, que le défi consiste à traduire dans la pratique, les différentes législations, de consacrer la culture des droits de l'homme et de responsabiliser tous les intervenants. L'instauration d'une structure indépendante de contrôle et de suivi des droits de l'enfant est un engagement de nature à détecter toutes sortes de dépassement pouvant porter préjudice à l'enfant, a-t-elle soutenu.
Le président du centre africain de perfectionnement des journalistes et communicateurs, Abdelkarim Hizaoui a souligné la nécessité de garantir le droit de l'enfant à l'expression et son association à la production de contenus médiatiques adaptés à ses besoins et attentes.
Pour le directeur de l'Institut arabe des droits de l'homme, Abdelbasset Ben Hassen, le rôle de la société civile doit s'élargir, désormais, à l'investigation et à la documentation sur les violentions des droits de l'enfant.
Une mission qui demande des compétences capables d'analyser les phénomènes sociaux et les différentes politiques de l'enfance.




Megri - ليلي طويل
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