Les investisseurs français demandent l'amélioration de la visibilité de la Tunisie



tap - Le Chef du gouvernement, Hamadi Jebali, a déclaré, jeudi, devant un parterre d'hommes d'affaires tunisiens et français, que le pays envisage de mettre en place de véritables réformes juridiques, administratives, financières, éducatives, logistiques… ,à dessein d'améliorer la compétitivité de la Tunisie.


Intervenant à une rencontre tuniso-française sur le thème «un partenariat durable pour l'avenir », organisée au siège de l'UTICA, M.Jebali a affirmé que le gouvernement se penche, actuellement, sur la finalisation du nouveau code d'investissement, la conception d'un nouveau cadre juridique organisant le partenariat public-privé, l'introduction de réformes dans le secteur du transport, de la formation professionnelle, du système financier et bancaire… Par ailleurs, il a fait savoir que la Tunisie compte créer une instance vouée à l'investissement, regroupant des représentants de tous les départements ministériels concernés (investissement, industrie, commerce…), ce qui permettra d'alléger et de centraliser les procédures administratifs nécessaires.


Une centaine d'hommes français ont pris part à cette rencontre, dont plusieurs ont insisté, dans leurs interventions, sur l'impératif d'avoir une visions claire sur l'agenda politique de la Tunisie ainsi que sur le nouveau code d'investissement, annonçé pour le pays.

Ces investisseurs, exerçant dans divers activités, ont aussi, évoqué les problèmes de la lenteur administrative, de la corruption, du manque de compétitivité du climat d'affaires en Tunisie, par rapport à d'autres pays, tels que le Maroc, la Turquie… Selon eux, ces lacunes doivent être solutionnées, dans les plus brefs délais, afin de favoriser un meilleur partenariat bilatéral entre les deux pays, et surtout améliorer la visibilité de la Tunisie, en tant que plateforme régionale d'investissement.

Les hommes d'affaires français ont mis l'accent, aussi, sur l'importance d'impulser le partenariat public-privé, d'identifier une liste de grands projets (infrastructure, énergie, transport…) prêts à être financés, y compris dans les régions intérieures du pays.

Pour sa part, Mme Wided Bouchamaoui, présidente de l'UTICA, a indiqué que la Vision économique et sociale de l'organisation patronale pour la Tunisie, à l'horizon 2020, qui sera présentée, bientôt, au gouvernement, comportera plus de 90 propositions d'actions, reposant sur des orientations stratégiques. Il s'agit notamment, de la valorisation de l'effort, du travail et de la libre entreprise, la mobilisation du pays pour impulser la croissance, et la reformulation d'une véritable politique de développement autour de la cohésion sociale et du développement régional.

Il importe de mentionner que le nombre des entreprises françaises implantées en Tunisie s'élève à 1270 unités, soit 40% du total des entreprises étrangères.

Elles assurent près de 114 mille postes d'emploi direct, sur tout le territoire.



Commentaires


2 de 2 commentaires pour l'article 57284

Mandhouj  (France)  |Vendredi 30 Novembre 2012 à 23h 58m |           
La tunisie par sa révolution a choisi la démocratie, le développement et le progrè. ce gouvernement mettra en oeuvre tous les mecanismes juridiques et autres pour favoriser, le travail et l'entreprise, ainsi notre peuple gagne en prosperité et en solidarité. ben ali harab, et il faut entendre toujours ben ali harab. le gouvernement m.gannouchie était une erreur dans l'histoire de notre révolution, le gouvernement de bce était une perte de
temps, et les contre révolutionnaires se sont organisés autrement, après les élections du octobre 2011, la tunisie a pu se mettre débout, d'une croissance negative de - 2% elle est aujourd'hui à presque 3%, c'est un bon point pour la troïka, donc elle doit rester solidaire, est toujours ben ali harab, mais les actuels contre révolutionnaires et contre démocratie (le camp de bce et celui du front populaire) n'iront pas loin, certe ils font
perdre à la tunisie du temps, mais le peuple veille, et veille activement. ben ali harab. mandhouj tarek.

SOS12  (Tunisia)  |Jeudi 29 Novembre 2012 à 19h 19m |           
Conscience

le code des investissements sera aménagé
le code juridique pourrait être rectifié
la procédure partenariat privé public pourrait s'actualiser

mais est ce que les surenchères politiques vont se limiter ?
est ce que les bases sociales vont se discipliner ?
est ce que le travail accède en tant que valeur universelle?

une prise de conscience pourrait générer de l'espoir.