Les médecins résidents et internes du Grand Tunis entament une grève d'une semaine



tap - Les médecins résidents et internes du Grand Tunis ont entamé, mardi, une grève d'une semaine pour protester contre les dispositions les concernant de la loi d'exemption du service militaire.

Le Secrétaire général du syndicat des médecins, dentistes et pharmaciens du secteur public, Sami Sayhi a affirmé à l'agence TAP que les médecins résidents et internes observeront leur grève "suite au désaveu du ministère de tutelle de son accord avec le syndicat en date du 24 juillet dernier et qui permet aux médecins de bénéficier de la loi d'exemption". "Les autorités de tutelle n'ont pas demandé au syndicat de reprendre le dialogue", a-t-il encore dit tout en dénonçant la décision du ministère "d'engager des négociations avec des parties non-syndicales", sans toutefois donner plus de précisions.


Selon le responsable syndical, la Tunisie a ratifié la convention du bureau international du travail interdisant le travail forcé. "Le service civil est une forme du travail forcé", a expliqué M.Sayhi.

De son côté, le ministre de la santé Abdellatif El Mekki a qualifié cette grève "d'injustifiable" indiquant dans une déclaration à l'Agence TAP que "tout citoyen tunisien est appelé à effectuer le service militaire dans sa forme connue ou sous forme de service civil".

M.Mekki a ajouté que son département suit de près la situation et "adoptera les mesures juridiques nécessaires", affirmant que le ministère respecte l'accord conclu le 24 juillet.




Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 56680

Belfahem  (Tunisia)  |Jeudi 15 Novembre 2012 à 12h 22m |           
C'est très étonnant de la part d'un corps médical de faire cela ??! allez voir ailleurs ou des médecins se lancent pour rendre service aux coins du monde aux gens les plus démunis et dans des conditions lamentables rien que pour être au près des malades ,quand à nous ils ont le courage de rester chez eux durant une semaine sans penser aux tunisiens qui souffrent et viennent de toutes les régions du pays vers eux avec l'espoir de trouver un
remède mais sans vain peut être bien que quelques viendront aux hôpitaux au dernier souffle et rentrant chez eux dans un cercueil .